Samedi 10 novembre
Mise à jour de notre voyage
L'opération remorquage de View Finder s'est terminé avec succès mais pas sans difficultés.
Jim m'a appellé via la radio amateur à 09:00 tel que nous nous étions entendu au départ de Lagos. Le 8 nov ,à 09:00 lors de cette communication, Jim m'a dit qu'il avait perdu son safran et que son bateau était sans contrôle.
Nous avons donc changé notre itinéraire prévu pour aller plus au sud à la rencontre de View Finder. Il naviguait déja avec une voile réduite et contrôlait la direction en laissant trainer des sceau d'eau sur le coté babord de son bateau.
Nous sommes arrivé à sa rencontre à 14:30 et avons établie une stratégie via la radio VHF.
J'ai installé une bride et un cablot de 200' à l'arrière de Indian Summer.
Jim a fait de même à l'avant de View Finder.
En passant à babord de View Finder, on a lancé notre cablôt sur le pont de View Finder et ils ont lier les deux.
Nous sommes partis d'abord à moteur mais il a été rapide de constater que ce n'était pas suffisant. J'ai monté les voiles et ainsi nous pouvions rouler à 5 nd de moyenne.
View Finder fesait rouler son moteur pour nous aider mais pas trop vite pour ne pas dépasser le cablôt et ainsi l'enrouler dans son hélice. Nous avons naviguer pendant 34 heures dans des conditions difficiles.
Le vent dans le nez à 15-20 nds, des bourrasques à 30 nd, des vagues de coté de 3 à 4 mêtres, des grains à tous les 30 minutes. Indian Summer gitait en permanence entre 25 et 35 degrés, grande voile à 2 riz et Yankee complet.
Il sautait les vagues et en atterissant dans le creux, le choc et le bruit étaient intenses. Je me demandait si mon vieux Tartan 34 agé de 42 ans allait le supporter mais je me suis rassuré en me disant que s'il avait survécu tout ce temps, il ne nous laisserait pas tomber.
Pendant ce temps, View Finder se promenait de tout bord tout coté, dans les vagues. S'il avait pu monter une voile, le bateau aurait été plus stable et plus confortable. L'équipage de View Finder en ont pris pour une bonne séance de brasse camarade, comme on dit la machine à laver. Ils ont fait plus qu'une brassée... Ils ont eu la vie difficile eux aussi dans ses conditions.
Je pouvais constater dès de départ que si View Finder ne pouvait pas se déplacer à babord de mon sillon, je ne pouvais pas pointer assez haut dans le vent pour atteindre Porto Santo d'un seul tack.
Ils ont donc travailler à modifier l'allure de View Finder mais ils ont seulement pu le ramener sur mon sillon et le stabiliser.
Arrivé à porté de Porto Santo, il était évident qu'avec de telles conditions nous ne pouvions nous rendre avant 10 heures de navigation supplémentaires car on devait louvoyer et on ne gagnait pas de terrain.
Nous avons pris la décision de bifurquer légèrement vers Madère et plus précidement la marina de Quinta do Lorde. À 5 MN de la Marina, le bateau de sauvetage portugais a pris la relève car j'avais un problème d'hélice, le bateau n'avancait plus.
J'avais descendues les voiles en prévision de l'arrivée à la marina mais les écoutes se sont entremèlées et j'ai perdu beaucoup de temps à descendre le Yankee et repartir.
C'est à ce moment que j'ai réalisé le problème avec l'hélice car sans les voiles on n'avancait plus. En voulant s'aider, Jim a augmenté la vitesse de son moteur et a pris un avance sur moi et le cablôt s'est pris dans son hélice.
La garde cotière l'a remorqué et moi je n'avancais qu'à peine vers la marina à cause de l'hélice mais aussi à cause des vagues et du vent fort qui nous faisaient face. J'ai du à quelques reprises saigner le tuyau d'alimentatiuon en diesel de mon moteur car il entrait de l'air dans la ligne et le moteur s'arrètait.
Après avoir saigner la ligne un dernière fois, l'hélice s'est mis à fonctionner correctement. Je crois que le problème de l'hélice était que puisque que s'est une hélice Max Prop qui se place en drapeau, il est possible que la corrosion ait empèché les palles de se placer normalement.
En remetant le moteur en marche avant, le choc a probablement replacer les palles à leur position normales et tout allait bien après cela.
Nous sommes rentrés à la marina à moteur à 02:00 du matin.
Pour résumer, ce fut une aventure difficile mais en conservant son calme et en gardant son sens froid, on arrive à passer au travers et prendre les bonnes décisions.
Mon équipier Pierre Boileau m'a bien supporté et a fait en sorte que je puisse m'occupper des problèmes techniques alors qu'il barrait le bateau sans relâche.
On va maintenant prendre du repos, replacer le bateau et prendre le temps de visiter Madère.
On va demeurer sur place jusqu'à l'arrivée de notre équipier Jocelyn Lévesque prévue le 17 nov.
Bonne nuit...
A+
Richard
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