mardi 5 mars 2013
CAT MOUSSES - René et la famille à FERNANDO DE NORONHA
02 mars 2013
Dernier stretch de navigation vers le Brésil
Récit 239 - L'île de Fernando de Noronha
Comme prévu, nous avons atteint l'île de Fernando De Noronha dans la nuit du 27 au 28 février. C'était au beau milieu de la nuit, mais heureusement, il y avait la lune pour guider notre arrivée dans ce port. Disons qu'avec les vagues spectaculaires qui brisaient partout tout autour de nous sur la côte, ça n'avait rien de très accueillant. Ça nous semblait plutôt austère comme premier contact. Notre premier voyage pour nous rendre à terre avec le dinghy, le matin venu, fut assez éprouvant ou plutôt stressant... assez pour que les enfants sortent leur gilets de sauvetage. Heureusement qu'on a un bon chauffeur parce que la moindre petite erreur de timing aurait pu être... assez mouillée. A voir les vagues monstrueuses qui entrent dans ce petit port, on se demande comment on pourra entrer sans chavirer, mais surtout... comment on réussira à ressortir. Mais bon, le capitaine maîtrise bien l'art de lire les vagues et nous a menés à bon port à chaque fois.
C'est donc le matin du 28 février, que nous sommes tous débarqués sur l'île, pour faire notre entrée au pays. Malgré notre expérience ultérieure aux Açores et au Portugal, j'avais peine à croire que les officiels et la population locale ne parleraient pas un peu l'anglais... grossière erreur! Heureusement que notre ami Silvio de Matajusi nous enseignait les rudiments du portugais depuis quelques semaines, sans quoi on se serait vus un peu mal pris. Avec les trois ou quatre mots qu'on connait du portugais, mélangés avec des petits mots d'espagnols très très simples ici et là, deux ou trois mimes, des dessins et un sourire, on est arrivés à très bien se faire comprendre. Wow quel beau moment nous avons passé! Deux journées intenses.
Fernando de Noronha c'est un petit coin de villégiature de rêve, un paradis du surf. Assis sur un petit muret à attendre que René termine les procédures d'entrée on a pu prendre le pouls de l'île pendant une couple d'heures. D'abord, 95% des gens se promènent en Buggy sur la route. Un buggy c'est un petit véhicule motorisé, un espèce de croisement entre le Cart de golf et le Go-Kart. On aurait dit des véhicules de Barbie et Kent avec l'incontournable planche de Surf placée en équilibre sur le toit. On voit ces petits véhicules colorés aller et venir avec, la plupart du temps, quatre ou cinq beaux ou belles jeunes Brésiliens(ennes) au teint basané (les gars en bedaine (affichant un beau six pack) et les filles vêtues du TRÈS petit bikini brésilien). Fernando de Noronha c'est les vacances, la plage, le surf... bref on se serait crus au beau milieu d'un Spring Break de jeunes à Daytona Beach mais avec les vagues de surf du film 'Blue Crush'. Plusieurs vont pieds nus, il y a des chevaux et des ânes qui paissent tranquillement au bout de leur corde ici et là. La vie est relaxe ici.
Fernando de Noronha est un archipel situé à 200 miles des côtes du N-E du Brésil. C'est un sanctuaire écologique unique aux plages magnifiques et eaux d'une clarté pouvant atteindre jusqu'à 50 mètres. Durant ses 500 ans d'histoire, Fernando de Noronha fut temporairement occupé tout à tour par les Hollandais au 17ième siècle puis par les Français au 18 ième siècle avant que les Portugais n'y établissent leur Dominion en 1737 pour y bâtir un système de défense de 10 forts. L'île a aussi servi de prison et de base militaire pour l'Armée américaine. Aujourd'hui, la population totale de l'île est de 3500 habitants et l'industrie de l'île repose entièrement sur le tourisme, ils n'acceptent toutefois jamais plus de 460 touristes à la fois.
Pour cette première journée, on s'est contentés de faire nos procédures d'entrée, puis de partir en quête de Reals (la devise locale). Juste ça fut une mission en soi. De un, il a fallu trouver un guichet qui fonctionne et qui ne soit pas à court de fonds. Juste pour trouver ce guichet il a fallu prendre un autobus, puis deux taxis. Bref, 40$ plus tard, on enfin pu trouver de l'argent grâce à Pierre qui a pu faire un retrait pour lui et pour nous avec sa carte Master Card, car toutes nos cartes Visa étaient refusées. Ensuite, nous sommes partis en mission pour faire la location de deux buggys pour la journée du lendemain. Ceci réglé, il ne nous restait plus qu'à nous trouver un petit supermarché car les stocks du Cat Mousses se faisaient maigres. Nous avons trouvé une petite épicerie qui, quoiqu'assez limitée, nous a quand même permis de mettre la main sur quelques fruits et légumes, du bon pain et des hamburgers pour le souper. Comme première journée, c'était complet, nous étions mûrs pour retourner au bateau dans notre mouillage brasseur, car il faut le dire, ce mouillage est tout sauf protégé de la houle du large. Au moins, ceci avait de positif de nous assurer de ne pas perdre notre pied marin au cours de cette escale.
Le lendemain, 1 mars, une belle journée m'attendait pour célébrer mon 43ième anniversaire. Nous avons passé une merveilleuse journée à explorer tous les racoins de l'île dans nos deux super Buggys (conduits par René et Pierre). Ces super bolides, bien qu'ils auraient mérité une bonne maintenance en règle (ne serait-ce que pour réinstaller les pédales dont il ne restait plus que le cadre métallique en forme de 'T'), nous ont procuré une journée extraordinaire remplie de sensations fortes. Cheveux au vent sous le soleil plombant, on s'est promenés toute la journée, nous arrêtant un peu partout pour exlorer tous les plages non payantes du littoral. Baignades, pique-nique, géo-caches, baignade et re-baignade, sans oublier mon petit drink de fête (un Caipirinhi - boisson citronée typiquement brésilienne) sirotée sur la plage à regarder les gars se baigner dans ces vagues monstrueuses d'une force insoupçonnée... Une journée inoubliable!
Nous avons profité de ces deux journées au maximum, car il faut dire que ce petit paradis est une réserve marine extrêmement bien gardée et il faut être préparé à cracher beaucoup de 'cash' pour y mettre le pied. Juste en taxe environnementale, il en coûte 90$ par jour pour y avoir son bateau au mouillage (c'est plus que n'importe quelle marina jamais visitée). Ensuite, il faut compter un autre 23$ par personne par jour pour mettre le pied sur l'île (la première journée est toutefois gratuite). A ceci ce serait aussi ajouté un frais de 65$ par personne pour avoir accès à toutes les plages de l'île. On a passé outre sur cette dépense, nous disant qu'on pouvait bien se passer de deux ou trois plages. Bref, en deux jours, si je ne compte pas Pierre, il nous en a coûté 341$ de frais de port, ce n'était pas une surprise, on s'en attendait, mais nous aurions espéré qu'ils ne nous chargent pas le plein montant pour les enfants. En somme, ce n'est pas donné, mais ça vaut la peine, à condition de ne pas traîner trop longtemps pour ne pas se ruiner. Notre seul regret est que nous aurions aimé pouvoir profiter de la réserve marine pour faire un peu de snorkeling. Malheureusement, il y a tellement de règlements que tout est interdit et les seuls endroits permis sont impraticables car sous le vent. Ho well, on a au moins profité des plages et de l'atmosphère de vacances de ce paradis du surf.
Donc, le 2 mars au matin, nous reprenions déjà la mer vers Natal au Brésil, pour une navigation de 204 miles nautiques, cette fois avec un vent variant entre le travers et le près. Il fallait bien que Pierre goûte à autre chose que les petites navigations pépères (ultra-confort) sous vent arrière. Bon, pour du près on a vu pas mal pire comme conditions, mais quand même, on ne sera pas fâchés d'arriver, surtout Antoine qui, à chaque nouvelle vague, voit son casse-tête de 1500 pièces (laissé sur la table du carré) se détruire un petit feu. Bientôt il ne restera plus qu'une bouillie... pauvre Antoine! Dire qu'il allait bientôt terminer son oeuvre. Personne n'est malade mais... on s'en serait passé, ça brasse, ça tape, ça cogne, Ouash! Les vagues sont de 2.9 mètre avec des vents d'une vingtaine de noeuds mais le tout devrait se calmer un peu demain. (Note: Finalement ça na s'est jamais calmé mais nous sommes arrivés à Natal dans la nuit du 3 au 4 mars à 01h30 AM. On s'est mis à l'ancre juste avant l'entrée du chenail en attente de la clarté et de la marée pour faire notre entrée dans le port.) Plus à suivre sur nos aventures sur le continent.
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