Nouvelles des Navigateurs

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lundi 1 février 2016

JEAN DU SUD - Yves et l'équipage en navigation - RÉCIT

Où était-on la dernière fois qu’on s’est parlé ? En Martinique, je crois, sur la côte au vent qu’on a brièvement visitée à la demande d’Ainoha. On n’y a passé que quelques jours, car Ainoha devait rentrer au pays Basque dès le samedi. Comme il n’y avait que peu de possibilité de location de voiture pour la conduire à l’aéroport, on est revenus au Marin le vendredi pour la conduire de là à l’aéroport.

On a quitté la Martinique le lundi 25 janvier, depuis le Marin, pour traverser vers Ste-Lucie. Comme d’habitude, beaucoup de vent dans le canal, mais pas jusqu’à demander plus de 2 ris. Arrivés à Rodney Bay pour faire l’entrée officielle à la douane, mais aussi pour remplir la bouteille de propane, qui vient de se déclarer vide. (On ne trouve de propane que dans les îles anglaises, dans les françaises, c’est du butane.) On laisse la bouteille avant midi, elle reviendra pleine à 1530. À l’heure dite, on récupère la bouteille et on file vers Marigot, quelque 8 milles plus au sud. On y arrive juste au coucher du soleil. Marigot est une baie profonde, mais à l’entrée étroite et très discrète, au point qu’on raconte que l’amiral Nelson y aurait fait entrer sa flotte et l’aurait dissimulée à l’aide de palmes fixées dans les mâtures, pour la cacher à la vue de la flotte française qui la cherchait.

Le lendemain (mardi 26), on traverse vers St-Vincent. Très venté, l’alizé souffle grand frais, on doit mettre 3 ris dans la grand voile et rouler partiellement le génois. Arrivée en fin de journée à Cumberland Bay, où on ne met même pas le pied à terre, on s’y arrête simplement pour dormir. De là, le lendemain, mercredi, on traverse directement à Bequia, que j’ai plaisir à revoir. Mais ce n’est pas du tout la même chose, c’est plus commercial, il n’y a plus de construction ou d’entretien de bateau en bois sur la grève. Mais l’endroit demeure très joli. On y restera jusqu’au samedi matin, pour nous (me) reposer des deux traversées précédentes, espérant que l’alizé mollira.

Simplement deux ris pour traverser vers Canouan (l’alizé s’est assagi), où on arrive en mi-journée samedi. Ballade à terre pour acheter du pain à la boulangerie et obtenir le mot de passe du réseau wifi du Tamarind Hotel, qu’on peut capter depuis le bateau. En fouillant dans mes CD, je repère un disque contenant des cartes qu’avait copiées pour moi l’ami Germain, d’Oka. Je constate que ce disque contenait les cartes des Antilles, que je recherchais depuis mon arrivée ici. Ces cartes sont loin d’être à jour, datant d’au moins 2004, mais c’est un ajout très important aux outils de navigation dont je disposais, qui consistait des cartes Navionics sur la tablette, qui sont moins précises. C’est pourquoi je peux maintenant joindre à ce texte une saisie d’écran qui montre la route suivie par JdS.

Dimanche matin, on quitte Canouan pour traverser vers Union Island, en passant au travers des jolies Tobago Cays. On ne s’y arrête pas car il aurait fallu payer une redevance de $10. par personne pour visiter les îles qui sont maintenant parc national, ce qui n’était pas le cas lors de ma dernière visite il y a bientôt 40 ans, on pouvait mouiller où on voulait et plonger sans être accompagné d’un moniteur du parc.

On continue vers Union Island et le mouillage de Tyrell Bay, où se trouve le bateau Bonanza, qui appartient à un couple d’amis de Jacques Vincent, Lulu et Pascal, et où celui-ci doit venir passer deux semaines en mars avec sa Louise. Sur le bateau, il y a aussi Michelle Naud, une amie de longue date de Keven, et que je connaissais à distance par son cousin, Louis Hardy, mais sans jamais l’avoir rencontrée. Michelle est skipper et monitrice de voile-croisière depuis longtemps ; Keven et elle se connaissent depuis qu’il a commencé à faire de la voile.

On n’ira très probablement pas plus loin au sud, c’est le but de la croisière, à partir d’ici, on remontera vers le nord, probablement vers la fin de la semaine, lorsque la panne d’alizé prévue pour ce jeudi se sera réparée. On prévoit courir les quelque 120 milles vers la Martinique d’une seule traite, sans s’arrêter en route, en passant à bonne distance sous le vent des îles pour ne pas perdre le vent.

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