Nouvelles des Navigateurs

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jeudi 1 octobre 2015

GRACE - Robert et Lucie aux FIDJI - RÉCIT

3 juin, Bula Bula les Fidjiens

Maintenant, nous pouvons visiter les Fidji, et oui, après avoir complété les formalités d'entrée à Vuda, non non, finalement c'est à Lautoka que nous avons fait notre entrée malgré des vents de 25 nœuds dans le pif. Ceci pour respecter le règlement si non, nous devions payer une forte prime en plus des frais d'entrée.

Les formalités complétées, nous nous dirigeons à la marina de Vuda, pour obtenir notre permis de naviguer entre les îles. Nous avions prévu y rester une semaine. Finalement nous avons quitté après une seule nuit, la forte présence de coquerelles sur le site a occasionné notre départ précipité. Pas toujours facile les procédures d’entrée dans un nouveau pays….

Les Fidji, c'est quand même 333 îles, avec près de 900 000 habitants. Ces eaux sont parsemées de haut fonds que l'on ne retrouve pas nécessairement sur les cartes de navigation. La navigation à vue est la règle si on ne veut pas de problèmes. Nous avons aussi téléchargé les cartes de Google pour nous aider dans cette navigation.

Nous nous rendons à Musket Cove, un bel endroit pour relaxer et pour retrouver nos amis Anne-Marie et Michel du voilier Carrmina. Par la suite, nous faisons une petite navigation juste avant l'arrivée de Philippe. En faisant la vérification du moteur, Robert découvre, de l'eau salée dans le liquide de refroidissement du moteur. Nous, nous rendons rapidement à Denareau, là, un mécanicien teste l’échangeur. Finalement l'échangeur est ok, le problème, les capuchons aux extrémités usées. Heureusement, nous en avons à bord. Pour l'échangeur c'est autre chose, il est disponible seulement en Belgique, les délais pour le faire venir et la réparation auraient pu changer nos projets...Heureusement que le problème a été facile à régler.


Quelques heures après l'arrivée de Philippe, le bon vent est là. Nous quittons pour les Yasawa, ce groupe d'îles au Nord, plus ensoleillées et aussi plus touristiques. On fait escale dans un des beaux encrages à Waya.

Le lendemain destination Blue Lagoon

Malgré le fort vent, on part à la découverte de l'île à pied, à marée basse, on franchit une passe avant d'arriver de l'autre côté de l'île, puis une petite marche en hauteur pour admirer les paysages.

Chemin faisant on constate que l'île est en plein développement, panneaux solaires, corps-mort à être installés, restaurants etc...

Au Resort on rencontre un travailleur fidjien résidant sur l'île voisine, après lui avoir dit qu'on avait le voilier avec les 5 panneaux solaires. Il sollicite notre aide car ses panneaux solaires ne fonctionnent plus. Il est déjà 4h30, il nous demande de partir à 5h avec lui. Juste le temps d'aller chercher des outils sur Grace et un bouquet de kava nous suivons la barque qui ramène les travailleurs au village. Arrivés à la maison, nous sommes chez le fils du chef, rapidement Robert examine l'installation, découvre qu'il y un problème d'interrupteur, le problème réglé, la noirceur est déjà là, rapidement nous devons quitter en zodiaque pour le retour sur Grace.

Le lendemain nous allons chez la productrice agricole. En zodiaque à travers les mangroves nous cherchons notre route, au Resort on nous avait dit c'est facile, c'est facile pour ceux qui sont déjà allés..., finalement on a fini par trouver l'entrée et l'agricultrice pour nous permettre de faire un peu d'approvisionnement...

Nous quittons le lendemain, nous manquons de vent, sur le chemin de retour nous nous arrêtons à Somosomo,

Dans la baie de Yalobi au village de Namara, on est invité à la cérémonie du kava (le sevusevu) cette pratique Fidjien qui permet de rester à l'ancrage et d'être accueilli par toute la communauté.

Tout d'abord on doit apporter un bouquet de kava (de préférence des grosses racines bien emballé) que l'on a déjà achète au marché avant d'aller visiter les îles.

On doit le remettre au représentant du chef qui le lui remet au chef. Il ne faut oublier d'être habillé pour la circonstance (pantalon et jupe longue).

Nous arrivons en pleine cérémonie, on nous invite à prendre place et on goûte pour la première fois au Kava servi dans un bol de coco. Les racines après avoir été broyées sont mélangées à l'eau et c'est ce breuvage que l'on consomme. Il a des propriétés anesthésiantes et plus.....
Pendant ce temps les femmes préparent le repas.
Le lendemain nous apportons au représentant du chef le drapeau du Québec tel que promis. Mais avant, on visite l'école avec une jeune femme qui nous accompagne.
Elle aimerait bien visiter Grace. Avec un peu d'hésitation on acquiesce à sa demande. La visite complétée on quitte pour Malolo.

Nous avons la chance d'avoir du vent léger qui nous accompagne. Nous faisons une petite escale dans la baie....le temps d'un lunch, rapidement nous devons quitter, le vent ainsi que la vague se lèvent.

Cela ne nous empêche pas de garder la forme







Retour à Malolo, dans l'ancrage, ils y a beaucoup de voiliers, plusieurs voiliers de l'ARC (ces voiliers qui font le tour du monde en 2ans) sont déjà là.
Le lendemain nous nous rendons sur un haut fonds, une plage de sable pour quelques heures, le temps que la marée remonte... Un spectacle de danse avec le souper complétera notre visite de Musket Cove.

De retour à la marina de Denareau, nous prenons l'autobus pour la visite de Nandi, son temple indou, le marché et ses commerces.

Et oui, au Fidji, on retrouve beaucoup de ressortissants de l’Inde, on dit qu'il pourrait représenter près de 50% de la population Fidjienne. Ces Indo-fidjiens sont arrivés avec les anglais à la fin du 19ieme siècle, quand les Fidji étaient une colonie anglaise. Ils sont venus avec des contrats de 5 ans comme travailleurs dans les plantations de canne à sucre. Après 10 ans, ils pouvaient retourner en Inde au frais du gouvernement Britannique. Mais la très grande majorité a décidé de rester. Comme ils ne pouvaient posséder la terre, ils ont soit loué des terres, ou sont devenus commerçants. Aujourd'hui, ils possèdent un très grand nombre de commerces au grand désespoir des Fidjiens de souche.

Les fidjiens de souche sont aussi très accueillants. Ce peuple, n’a pas toujours eu cette réputation. Il fut un temps ou les fidjiens étaient les guerriers les plus cruels du Pacifique. En plus d'être cannibales, ils étaient sans pitié pour leurs victimes. Le chef du clan avait aussi droit de vie ou de mort sur les membres du clan.

Les premiers explorateurs européens n'étaient pas très à l'aise avec les habitants de ces îles et pour cause. Les religieux ont voulu convertir ces gens, mais certains ont fait l'objet d'un repas. Heureusement que les temps ont changé....

Pendant tout le séjour de Philippe, nous avons été à la recherche de langoustes, nous avons tenté notre chance sans succès et ce soir pour la dernière soirée de Philippe au Fidji des langoustes au menu....

4 juillet, bon retour au Québec Philippe.






Fidji 2ieme partie

Après les Yasawa, prochaine destination SavuSavu.
Nous prenons la route intérieure de la barrière de corail. Première escale, la baie de Volivoli.
L'île du côté Nord est très sèche et très favorable à la production de la canne à sucre, nous sommes en pleine saison de la récolte. A plusieurs endroits, on brûle les champs. Ici, on coupe et on laisse sécher (méthode plus exigeante mais beaucoup moins salissante).
Cette route intérieur est parsemée de haut fonds, un piquet sert de balise à l'occasion, il est souvent seulement visible à marée basse. Les oiseaux nous aident à trouver ces repères.
Nous naviguons avec le soleil, nous faisons escale à l'île de Naigani, belle ancrage, eau cristalline
Nous nous arrêtons quelques jours à Makokai, plusieurs voiliers font déjà escale dans cette belle baie.
Nous apportons du Kava au représentant du chef.
Il nous invite à visiter les vestiges de la léproserie qui a opéré de 1911-1969. Cet hôpital a traité plus de 4000 personnes en provenance des îles Gilbert, Ellice, Cook, Samoa et Tonga. Il y aurait eu 1241 décès sur le site.
Nous nous dirigeons sur les installations de mariculture, qui est devenu un site officiel de mariculture pour les clams géantes et les tortues en 2011. Lors de notre passage, le site n'était pas très actif...

Le lendemain matin, on a des doutes, la chaîne est-elle prise dans une "patate de corail"? Et oui. Nous essayons de nous dégager, rien n'y fait. Nous devons nous résoudre à demander de l'aide...

Nous avions rencontré la veille Werner Gysi, de Princess Del Mar, voilier canadien à l'ancre tout près de nous. Peut-être, a-t-il des bonbonnes à bord. finalement non, mais il nous conseille d'utiliser la grand-voile pour nous dégager. Sans hésiter on tente l'expérience. . On garde la tension sur la chaîne, la grand-voile fait avancer le voilier sur la chaîne, on répète l'opération jusqu'au dégagement. Quel soulagement l'opération est une réussite totale. Pour le remercier de son super conseil, on l'invite pour un souper à bord de Grace. Nous avons passé une très belle soirée, .... Il est d'excellente compagnie.
En fin d'après-midi, nous avons aussi la chance d'assister à la cérémonie du Kava et à un spectacle de danse donné par les enfants de l'école primaire,. Juste avant le spectacle nous remettons pour les enfants des articles scolaires ainsi qu'une carte du monde au représentant de l’école. Le chef du village veut aussi cette carte, pour localiser l'origine des voiliers de passage dans son île. Aussitôt demandé aussitôt remis. Nous avions acheté ces cartes à Nandi. Nous avions acheté toutes les cartes du monde que l'on a trouvé (6)
Demain départ pour SavuSavu. Nous franchissons la passe tôt le matin, nous sommes au près bon plein toute la journée. Nous arrivons à16h. et nous prenons une bouée .Nous avions prévu aller souper au Resto. Nous sommes surpris de voir que tout est fermé le dimanche exception faite des églises...

Nous sommes bien contents de revoir, Gwen et Ross du voilier canadien E-Train. Ils nous invitent pour le souper.
Le lendemain, nous partons à la découverte de ce port de mer. Une grande majorité de voiliers font leur entrée ici. Nous nous inscrivons au séminaire de Curly, séminaire pour la navigation au Fidji, très, très intéressant.
Le prix des repas aux restaurants est aussi très abordable et nous en profitons pleinement...
Nous nous rendons en taxi à Lambasa question de voir du pays et de visiter son super marché publique avec ces légumes exotiques du jamais vu ....et de voir tous ces camions de cannes à sucre.
Nous faisons escale dans la baie de Cousteau.
Le lendemain, Nous avons la chance d'avoir du bon vent et de nous rendre directement dans la baie de Viani bay, cet endroit reconnu pour la plongée.
Prochaine destination Rabi (Catherine Bay), nous faisons la rencontre des Barnabins, ces gens arrivés des îles Gilbert (océan Island) qui ont été ravagés par l’exploitation des mines de phosphate Ils ont acquis cette île des Fidji à la fin de la guerre, avec l'argent des redevances des mines. Après le plus long procès de l'histoire Britannique 1972-1974, ces gens ont été compensés pour la perte de leur île par le gouvernement anglais, ainsi que l'Australie et la NZ. (10millions$ Australien). Ils étaient devenus en peu de temps des gens très riches. Mais l'argent leurs a filé rapidement entre les doigts. Ce sont les gens les plus pauvres que l'on a rencontré cette année. Depuis 2012 ils sont devenus Fidjiens, ils ont accès aux services d'éducation et de santé des Fidji. Ceci n'empêche pas les enfants d'être toujours tout sourire.
En autobus-camion nous nous rendons au poste de police de l'île pour nous enregistrer. En passant nous faisons une petite escale à l'école du village pour remettre en autre notre carte du monde. Il n'y a aucun autre véhicule dans le village, il n'a pas d'électricité non plus.
Ah oui, j'ai oublié de vous dire que nous devons nous rapporter à chaque semaine aux officiels question de dire toujours ou l'on est. ...
Les gens sont toujours très accueillants et souriants sans oublier qu’ils sont aussi très pratiquants.
Par la suite, nous nous rendons à Albert Cove, un très bel endroit, pour les fonds marins. Et les résidents sont toujours très accueillant, on nous donne des cocos et le cours pour les ouvrir...
Nous assistons à la coupe du bois pour l'agrandissement de la maison, ils sont loin de nos normes de sécurité ...
Nous faisons aussi notre première rencontre avec le voilier québécois Spirare (Johanne et Serge) parti depuis plusieurs années.
Pour ceux intéressés à l’histoire des Barnabins, voici leur site: http://www.janesoceania.com/kiribati_banaba_trials/index.htm
Nous voilà sur l'île de Taveuni, pour faire notre approvisionnement et nous rendre à la ligne du temps et oui au 180' W et 180' E. Nous sommes aujourd'hui et hier en même temps... Mais il nous faut traverser la rivière à gé…
5h du matin, on quitte l'ancrage pour arriver à la passe de Vanua Balavu avant 15h, pour nous permettre de bien voir les hauts fonds dans la passe mais aussi pour avoir le temps de se rendre à la plantation de copra de Nabavatu avant 16h.

Vers 13h, on attrape une très belle dorade et quelques minutes plus tard une grosse prise, qui emportera le leurre ....
A 15h 15 nous sommes à l'entrée de la passe, la carte Gold de Navionc, nous faisait rentrer dans le récif, carte navionique pour IPad 2015 ainsi que les cartes Google earth nous ont donné le meilleure reflet de la réalité.
16h, nous sommes arrivés dans le fameux fjord d'Harbour à la plantation de copra de Nabavu attaché à une bouée, car nous avons une invitation des proprios (obtenu à la marina de Copra Shed à Savusavu). Le lendemain, nous rencontrons le représentant des proprio anglais" Biu", ici, on produit de l'huile de coco.
On traverse la plantation, ainsi que le petit village. Quelle superbe vue de la baie des îles.
On redescend l'escalier qui nous ramène à la plage 271 marches
Le lendemain matin on a la visite sur Grace d'un serpent vénéneux.....et oui, Ce serpent nage...
En quittant la baie, nous devons nous rendre au village pour le Sevu Sevu.
Avant d'arriver au village, on passe devant une petite piste d'atterrissage en pente....
On vient nos cueillir a la plage, on rencontre le représentant du chef, le lendemain visite des écoles primaire et secondaire en camion- autobus. Dimanche, on est invité à partager le repas du midi pour souligner l'anniversaire de 3 enfants du village. Les parents invitent tout le village à ce super lunch.
Prochaine escale, la super baie des îles, une très belle semaine en solitaire avec plongée, kayak et visite des grottes.






La fenêtre météo est bonne, on met le cap sur Suva, la capitale des Fidji. Attaché à une bouée dans un autre baie des îles en banlieue de Suva, même si le ponton pour les zodiac n'est pas en bon état, il est très sécuritaire, la police est toujours présente....

Nous ne manquons pas la visite du musée et de ses embarcations, sans oublier l'histoire de cannibalisme. On y retrouve des photos qui ne laisse aucun doute sur la chose, il y'a aussi les fourchettes de cannibales destinées aux chefs et grand-prêtres, ces derniers ne pouvaient toucher à la viande humaine directement.
Le marché est toujours aussi beau et varié et les gens toujours aussi souriants, ils sont honorés quand on les prend en photo...
A pied, on découvre le nouveau et ancien parlement. L'ancien a été abandonné après le dernier coup d'état 2006, il y en aurait eu 4 depuis 1987.
Septembre 2014, première élection démocratique après le coup d'état de 2006.
Lors de notre tour de ville, on ne peut pas manquer la superbe résidence du président, où l'on retrouve une garde officielle et les hôtels luxueux.


……………………En quittant Suva, au matin, on croise dans la passe, 8 gros bateaux de pêches, tous ces bateaux battent pavillon chinois...
Après Suva, Likuri ou l'île de Robinson Crusoé, cette île réputée pour les spectacles de danses avec le feu a été à la hauteur de sa réputation on n'a jamais rien vu de pareil...
De retour à Musket Cove, au loin un voilier italien échoué dans le "Malolo Barrier Reef" il serait là depuis une semaine. Ceci nous rappelle qu'il faut toujours naviguer avec prudence dans ces eaux..
Nous retournons vers Waya, puis une petite escale à Navadra. Par la suite nous nous arrêtons 2 jours dans une petite baie au Nord de Malolo.
Les gens de l'hôtel sont venus nous aviser de l'alerte de tsunami causé par le tremblement de terre du Chili. Finalement nous avons senti une très petite vague.

Pas une minute à perdre pour aller au Paradis, ici dans la baie a Malolo, ce slogan est très appliqué , les gens arrivent et repartent en hélicoptère ou en hydravion et regardez ou les gens demeurent....coût 3000$fidjien( 2000$ canadien par nuit.)

Nous retournons à Musket Cove et retrouvons Anne-Marie et Michel du voilier Carmina. Ils nous informent que nous devons aller à l'immigration pour obtenir une lettre pour notre retour du Québec au Fidji si on ne veut pas problème.

Nous nous ancrons à Lautoka pour être de bonne heure à l'immigration, car les bureaux seraient ouverts seulement l'avant-midi. Quel surprise nous avons le lendemain matin, Grace est noire de suie, nous rinçons le pont à l'eau de mer. Le jour même, nous réglons les formalités à l'immigration et nous faisons une petite escale à Vuda pour changer les valves de nos bonbonnes en aluminium (en NZ ils ne veulent pas changer les valves si ce n'est pas sur des bonbonnes NZ) et les faire remplir. Pour compléter la journée on se rend à la marina de Denareau pour faire quelques que petits travaux avant le départ pour le Québec. Le 1er octobre on part au Québec






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