Nouvelles des Navigateurs

Ce blogue a été conçu par Nycole - VE2KOU et se veut un point de rencontre
entre les navigateurs, familles et amis du Réseau du Capitaine et de la CONAM.

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vendredi 1 mars 2002

Mer Rouge et Érythrée

MER ROUGE
La Mer Rouge fait 1,075 M de long du sud au Nord, le Golfe de Suez et le canal de Suez font 275 M de plus. Nous avons déjà 500 M de fait et ça s'est bien passé. La Mer Rouge a mauvaise réputation pour la navigation à cause des vents souvent forts provenant du N O, donc dans le nez. Il faut être patient et attendre dans les nombreux ancrages le long des côtes que les conditions soit favorable. Conditions favorables signifient généralement de faire route au moteur quand le vent baisse surtout à partir du Soudan.

Côté sécurité ça n'a rien à voir avec le Golfe d'Aden. Nous naviguons présentement le long de sa rive O et s'il n'y a pas de conflit militaire impliquant L'Érythrée, le Soudan ou l'Égypte, en principe, il n'y a rien à craindre. Il faut s'habituer aux vents fort entraînant le sable du désert avec eux qui réduisent la visibilité. Ca peut ressembler à un jet de sable à la limite et il faut tout fermer si on ne veut pas en avoir dans le bateau. Même par vent faible il y a toujours une poussière qui colle au bateau et il faut nettoyer souvent.

Nous prévoyons remonter lentement vers Suez en profitant au maximum de l'eau clair et des nombreux récif de corail. Pour la plongée l'eau commence à être clair le long des côtes du Soudan et il semble qu'il y ait de très beau récif de corail à visiter jusqu'au Nord de l'Égypte. La pêche à la traîne et la chasse sous-marine sont exceptionnelles et on mange du poisson à volonté. Sous l'eau les poissons ne nous craignent pas et ce n'est qu'une formalité de ramasser le souper. Pour la plongée ça commence à être bon le long des côtes du Soudan et il semble qu'il y ait de très beau récif de corail à visiter jusqu'au Nord de l'Égypte.

ÉRYTHRÉE
L'Érythrée est un petit pays d'Afrique s'étendant sur 1,000 Km le long de la côte S O de la Mer Rouge. La population de cette ancienne colonie italienne est d'environ 3.5 Millions d'habitants. Les 50% de Catholiques et 50% de Musulmans cohabitent très bien. On y parle 9 langues principales, l'anglais et l'italien sont les langues secondes. Les habitants sont différents de ceux d'Afrique de l'Ouest avec la peau généralement plus pâle et les traits plus fin. Ils sont très accueillants et on s'est toujours senti en sécurité autant dans le port de Massawa qu'à Asmara la capitale à 120 Km a l'intérieur des terres. Le paysage est désertique sauf dans les montagnes où il y a plus de précipitations permettant de faire un peu d'agriculture. Les Italiens ont colonisé ce pays de 1886 jusqu'à 1941. Ils ont eu une grande influence sur la langue et sur l'architecture. L'italien est encore parlé par beaucoup de monde et la capitale Asmara ainsi que le port de Massawa ressemblent à de vieilles villes italiennes par leur architecture. Les restos offrent spaghetti, lasagne, pizza en plus de leurs plats traditionnels.

Lorsqu'on arrive au port de Massawa et qu'on voit les édifices détruits par la guerre on ne peut s'empêcher de commencer à poser des questions. C'est un pays très pauvre qui est en guerre avec l'Éthiopie son voisin depuis le début des années 1960. Les Italiens ont été défaits par les Anglais en 1941 (seconde guerre) et ces derniers ont géré le pays jusqu'à ce que l'ONU décide de l'annexion à l'Éthiopie. Les Érythréens ne l'ont jamais accepté de devenir une province Éthiopienne et continuent à combatte pour leur indépendance. L'Éthiopie qui revendique ce territoire a attaqué à plusieurs reprises ce pays 20 fois plus petit. 60,000 soldats et civiles sont morts depuis le début du conflit dont 15,000 depuis la dernière attaque de 1998. Le conflit s'est arrêté récemment et L'ONU a envoyé 4,500 soldats pour maintenir la paix le long d'une frontière temporaire. Une décision doit être prise sous peu concernant l'emplacement définitif de la frontière. Les 2 pays ont accepté de laisser à L'ONU le choix du nouveau tracé et plusieurs craignent des réactions suite à la décision qui doit être rendue incessamment. En plus de l'ONU il y a de nombreuses organisations humanitaires gouvernementales ou non sur place pour effectuer entre autre des travaux de déminage et d'assistance médicale.

Le coût de la vie est très bas et on peut se loger pour $8.00 US par soir et manger une excellente pizza dans un bon restaurant pour $2.00 US. Le dollar US s'échange sur le marché noir a 35% de plus qu'a la banque.

Ghislain, VEOGHI, L'Oasis 9

jeudi 28 février 2002

Oman

Oman février 2002


Oman est un petit pays de 900 km de long par 300 km de large gouverné par un sultan héréditaire au pouvoir absolu. La population est de 2 millions à 90% arabes, la religion est musulmane, l'anglais est la langue seconde. Nous avons séjourné 11 jours à Salalah la seconde ville du pays 100 km à l'est du Yémen. La principale richesse d'Oman est le pétrole exploité dans le Nord du pays. C'est un pays riche avec tous les infrastructure moderne. Les routes sont larges et bien pavées, les rond point ont des aménagement superbe comme on en a vu nulle part ailleurs. Les écoles et les hôpitaux sont modernes. L'éducation et les soins de santé sont gratuits et on peut voir que la population en générale profite de la richesse du pays. Nous y sommes passé durant la saison sèche et le paysage y était désertique et à ce temps-ci de l'année les nuits sont fraîches et les journées chaudes mais confortables, l'humidité relative étant de 30 a 40 %. Les fermiers nourrissent les bovins et les dromadaires mangent ce qui reste de végétation. Plus tard durant l'année (été) quand les moussons tournent au S O le climat devient plus humide et les paysages verdoyant. Durant cette période humide le tourisme provenant d'autres pays arabes viennent occuper les nombreux ressorts parsemés le long de la côte du golf d'Aden.

Une courte visite de l'arrière pays nous a permis de voir 3 oasis, des montagnes désertiques, des troupeaux de dromadaires avec leurs gardiens Bedoins. Les dromadaires sont abondants et utilisés principalement pour le lait et la viande. Les courses de chameaux sont aussi très populaires.

Les habitants d'Oman sont des musulmans modérés et ne semblent pas systématiquement nous considérer comme de méchant incroyant. Ils n'aiment pas les Américains à cause de leur support envers Israël et aiment mieux qu'on leurs disent qu'on vient du Canada, pays qui semble les fasciner. Ici il faut planifier les mariages correctement car la coutume veut que la famille du jeune premier donner une dote équivalente à la valeur de 5 ou 6 dromadaires à la famille de la marié. Ici les hommes gèrent tout. On voit très peu ou pas de femmes dans les magasins et la tâche du magasinage revient aux hommes. Les dames sont voilées en présence des hommes, très discrètes et très difficile a photographier. Leur tchador ne laisse voir que leurs beaux yeux noirs, elles sont fières, généralement maquillées et assez jolies si on arrive à les surprendre sans voiles.

Oman un arrêt prévu depuis longtemps afin de se regrouper en petites flottilles pour affronter les méchants pirates qui hantent les 2 côtes du golfe d'Aden. Le Yémen et la Somalie n'ont aucun contrôle sur les pirates qui vont piller autant les voiliers que les navires marchands.

Le Golfe d'Aden et les 100 premiers milles en Mer Rouge sont à craindre, le reste de la Mer Rouge est sans problèmes.

L'inspection du gréement s'imposait après les 1,200 M de près par vent parfois fort depuis les Maldives. Je suis donc monté au mât pour découvrir que les haubans de 12 MM se sont coupés partiellement à la jonction avec les embouts à sertir en haut du mât. La cause du bris provient d'un mauvais usinage des pièces de jonction des haubans au mât usiné en Nouvelle Calédonie. Le montage n'était pas assez flexible pour permettre aux embouts de bouger librement avec le câble. À force de plier et de déplier constamment le câble a fini par se fatiguer. L'attente a été longue mais finalement tout est rentré dans l'ordre.

Ghislain, VE0GHI, L'Oasis 9

mardi 5 février 2002

Sri Lanka -> Maldives et Maldives

Maldives le 5 Février 2002
Le passage Sri Lanka - Maldives de 440 M a dure 3J-7H donc assez lent et sans problèmes. Les vents ont été faibles de 8-15 N et nous avons du faire 14 heures de moteur.

Les Maldives sont une chaîne de 1,192 îles coralliennes réparties dans 26 atolls dont 202 sont habités. Elles dépassent généralement d'à peine 3 M le niveau de la mer et s'étendent sur une bande N-S de 754 Km par 118 Km La population de cette république Islamique est de 300,000 habitants, Male la capitale avec 65,000 H. Le langage <Devehi> provient en partie d'une ancienne forme de Sri Lancais mélange avec de l'Hindi, Arabe et de l'anglais. L'Anglais est la langue seconde et même dans les atolls plus isolé loin de Male on arrive à se débrouiller en Anglais. Le mot atolls vient du mot Maldivien "atolu".

Les Maldiviens ressemble un peu aux Indous, peau sombre, cheveux et yeux noirs, mais ça s'arrête là car ils ont un langage une écriture (script) et une religion complètement différente (Musulmans). Les Maldiviens sont accueillants, les dames et petites filles portent de très beaux costumes mais ne veulent pas être photographiées, elles sont trop gênées.

À part Male, le gouvernement veut garder les petits villages à l'écart des étrangers et la majorité des îles ou il y a des villages sont interdites d'accès. Nous avons fait notre entrée dans l'île de Ulegama qui se situe dans l'Atolls de Ihavaadiffulu, la plus au Nord du pays. C'est un petit village de 420 H très accueillant et sous la responsabilité d'une organisation locale nous avons pu nous embarquer sur un petit bateau de pêche et visiter 4 autres îles dont trois étaient habitées. Au dire de notre guide c'est la première fois qu'il obtient cette permission de Male et 40 Passagers provenant d'une quinzaine de voiliers ont donc troublé la quiétude habituelle de petits villages de 250 a 400 habitants. 

Les habitants d'un de ces villages ont profité de cette subite abondance de main d'œuvre pour leurs aider à retourner un bateau de pêche à la mer après un carénage.

Les maisons sont faites de block de corail relié par du mortier elles sont souvent entourées d'un muret d'environ 2 M bordant la rue qui est arrondis aux intersections. Tout est très propre et les Maldiviens ont toujours le balai à la main. Chaque petits village comporte un téléphone public, une école, petite clinique et une mosquée. Un Juge se promène d'un village à l'autre pour régler les problèmes qui sont très peu nombreux. Ce pays ne semble pas pauvre et tout le monde travaille dans une économie de subsistance. La pèche est la principale activité et comme dans tous les atoles le sol ne permet que très peu d'agriculture.

Aucun alcool sur l'île, comme c'est le cas dans plusieurs pays musulmans. La seule activité culturelle laquelle nous avons assisté consistait à une danse avec martèlement des tambours; seuls les hommes dansent et ils vont chercher homme et femme dans le groupe de Yachties. Un peu d'influence africaine; pas vraiment de danses traditionnelles.
La grande déception est que la plongée n'est plus ce qu'elle était car depuis le dernier El Nino en 1998 une grande partie du corail est mort. L'eau qui était à notre passage a 28.5 C a atteint plus de 32 C et les polypes qui produisent le corail sont morts. On appelle ce phénomène " Coral Bleach " et L'Indonésie, la Thaïlande, Papua New Guinée ont subi le même sort. La pêche au harpon (spear gun) est interdite et les poissons de toute sorte sont très abondants et pas craintif. Nous avons pu ramasser les langoustes à la main.

Le passage des Maldives à Oman (1,280 M) a duré 8 jours et demi dans des conditions de près (remonter au vent) contre une mer souvent croisée. Les vents ont atteint 27 N et ce passage a été le plus inconfortable que nous avons fait depuis longtemps. Plusieurs bateaux ont brisé des pièces de gréement.

Ghislain, VEOGHI, L'Oasis 9

Le passage Sri Lanka - Maldives de 440 M a dure 3J-7H donc assez lent et sans problèmes. Les vents ont été faibles de 8-15 N et nous avons du faire 14 heures de moteur.

Les Maldives sont une chaîne de 1,192 îles coralliennes réparties dans 26 atolls dont 202 sont habités. Elles dépassent généralement d'à peine 3 M le niveau de la mer et s'étendent sur une bande N-S de 754 Km par 118 Km La population de cette république Islamique est de 300,000 habitants, Male la capitale avec 65,000 H. Le langage <Devehi> provient en partie d'une ancienne forme de Sri Lancais mélange avec de l'Hindi, Arabe et de l'anglais. L'Anglais est la langue seconde et même dans les atolls plus isolé loin de Male on arrive à se débrouiller en Anglais. Le mot atolls vient du mot Maldivien "atolu".

Les Maldiviens ressemble un peu aux Indous, peau sombre, cheveux et yeux noirs, mais ça s'arrête là car ils ont un langage une écriture (script) et une religion complètement différente (Musulmans). Les Maldiviens sont accueillants, les dames et petites filles portent de très beaux costumes mais ne veulent pas être photographiées, elles sont trop gênées.

À part Male, le gouvernement veut garder les petits villages à l'écart des étrangers et la majorité des îles ou il y a des villages sont interdites d'accès. Nous avons fait notre entrée dans l'île de Ulegama qui se situe dans l'Atolls de Ihavaadiffulu, la plus au Nord du pays. C'est un petit village de 420 H très accueillant et sous la responsabilité d'une organisation locale nous avons pu nous embarquer sur un petit bateau de pêche et visiter 4 autres îles dont trois étaient habitées. Au dire de notre guide c'est la première fois qu'il obtient cette permission de Male et 40 Passagers provenant d'une quinzaine de voiliers ont donc troublé la quiétude habituelle de petits villages de 250 a 400 habitants.
Les habitants d'un de ces villages ont profité de cette subite abondance de main d'œuvre pour leurs aider à retourner un bateau de pêche à la mer après un carénage.

Les maisons sont faites de block de corail relié par du mortier elles sont souvent entourées d'un muret d'environ 2 M bordant la rue qui est arrondis aux intersections. Tout est très propre et les Maldiviens ont toujours le balai à la main. Chaque petits village comporte un téléphone public, une école, petite clinique et une mosquée. Un Juge se promène d'un village à l'autre pour régler les problèmes qui sont très peu nombreux. Ce pays ne semble pas pauvre et tout le monde travaille dans une économie de subsistance. La pèche est la principale activité et comme dans tous les atoles le sol ne permet que très peu d'agriculture.

Aucun alcool sur l'île, comme c'est le cas dans plusieurs pays musulmans. La seule activité culturelle laquelle nous avons assisté consistait à une danse avec martèlement des tambours; seuls les hommes dansent et ils vont chercher homme et femme dans le groupe de Yachties. Un peu d'influence africaine; pas vraiment de danses traditionnelles.
La grande déception est que la plongée n'est plus ce qu'elle était car depuis le dernier El Nino en 1998 une grande partie du corail est mort. L'eau qui était à notre passage a 28.5 C a atteint plus de 32 C et les polypes qui produisent le corail sont morts. On appelle ce phénomène " Coral Bleach " et L'Indonésie, la Thaïlande, Papua New Guinée ont subi le même sort. La pêche au harpon (spear gun) est interdite et les poissons de toute sorte sont très abondants et pas craintif. Nous avons pu ramasser les langoustes à la main.

Le passage des Maldives à Oman (1,280 M) a duré 8 jours et demi dans des conditions de près (remonter au vent) contre une mer souvent croisée. Les vents ont atteint 27 N et ce passage a été le plus inconfortable que nous avons fait depuis longtemps. Plusieurs bateaux ont brisé des pièces de gréement.

Ghislain, VEOGHI, L'Oasis 9

mercredi 30 janvier 2002

Sri Lanka

Sri Lanka janvier 2002

Le passage Phuket, Thaïlande - Sri Lanka de 1,080 M a duré 6J-9H donc assez rapide et sans problèmes. Les vents ont été faibles au début 8-12 N et ont augmenter vers la fin, pas de moteur. Nous devions aller directement aux Maldives mais notre route passait à seulement 15 M des côtes du Sri Lanka. Après quelques conversation BLU avec un voilier dans le port nous avons réalisé qu'il n'y avait pas de danger et que ce petit pays méritait d'être visiter.

La majorité des voileux visite ce petit pays de forme ovale mesurant 350 km de long par 170 km le large assez rapidement en 4 jrs. La population est de 19 millions d'habitants: cinghalais (80 %) et tamouls (20 %). Les " Tamil Tiger rebels " font la guerre au régime en place depuis 18 ans pour l'obtention d'une province indépendante, 60,000 morts jusqu'à présent. La partie Nord et Est du pays sont inaccessible pour des raisons de sécurité car les tamouls sont surtout concentrés dans ses régions. Le nouveau président récemment élu tente de négocier une entente avec les rebelles via un diplomate norvégien. Galle est un port commercial et militaire, des plongeurs rebelles y ont fait exploser un bateau militaire il y a 2 ans. Maintenant par mesure de protection préventive les militaires font exploser des charges sous-marines à tous les 10 - 30 min L'onde de choc frappe la coque comme un coup de marteau et la vie marine doit être très limitée dans le périmètre du port. Le port est fermé par une barrière flottante et on l'ouvre seulement pour laisser circuler les bateaux. La présence militaire est importante et ils inspectent les bateaux étrangers a l'entrée et à la sortie du port.

Une petite fissure s'est développé sous la bôme. Je l'ai heureusement repèré au bon moment et la réparation a été facile. On a finalement bien fait de s'arrêter ici finalement car la réparation aurait été impossible aux Maldives.

Les habitants ici ressemblent un peu à des Indous mais ça s'arrête la car ils ont un langage une écriture et une religion complètement différente (bouddhiste). Les Cinghalais sont accueillants et prêts à vous aider, beaucoup parlent l'anglais. Cependant les prix pour le touriste est toujours le double et il est difficile de passer inaperçu.

Les 2 principales religions sont le bouddhisme et l'hindouisme. Les temples bouddhistes dominent avec des bouddhas dans toutes les positions, sculptes en bois, granit etc. On a même vu un bouddha assis en méditation de 100 m de haut; il était recouvert d'or...mince j'imagine. On doit se déchausser, se couvrir genoux et épaules. Les temples hindouistes sont beaucoup plus colores avec de nombreuses sculptures représentant les divinités. On a vu aussi des mosquées et quelques églises catholiques et protestantes. Les Portugais, les Hollandais et finalement les Anglais ont dominé l'île. Les Anglais ont eu la plus forte influence avec entre autre la conduite à gauche, le thé à 16 heures, le cricket comme jeu national.

Dans les montagnes centrales de plus de 2000 M, les Anglais ont démarré de nombreuses plantation de thé. Ces plants de 1 m sont cultivés en pente et des femmes cueillent les feuilles de thé acheminées ensuite à l'usine. Les cueilleuses gagnent 105 roupies par jour (environ 2 $ cd); une femme dans une banque peut gagner 1000 r par jour. Le coût de la vie est bas: un riz avec curry pris dans un restaurant local coûte 50 r et si vous voulez un restaurant un peu plus touristique ça coûtera 200 r. Tout est épicé ici il faut apprendre à dire "no chilies" et le résultat n'est pas toujours garanti. La nourriture n'est pas très succulente et les chefs cinghalais auraient avantage à faire un stage en Thaïlande.

Une grande partie des forêts a disparu pour l'agriculture, les rizières et les plantations de thé, fruits, légumes et de nombreuses variétés de riz. Ces produits sont vendus partout dans de petits étalages en bordure de route.
Les vaches ici ne sont pas sacrées mais les enclos n'existent pas et on les voit partout. Elle circule librement partout même ou l'accès public est interdit et il faut continuellement regarder ou l'on marche. Dans les villes elles visitent constamment les poubelles et éparpillent leurs contenues partout.

La circulation est très importante, principalement dans les villes et villages ou on doit alors se frayer un chemin parmi les piétons, les cyclistes, les vaches, les chiens, les tuk-tuk, les scooters, les autos et les bus. Le tuk-tuk est un petit véhicule à 3 roues avec toit, le chauffeur est à l'avant et petit banc arrière peut accommoder 3 personnes. Toutes les routes sont à 1 ou 2 voie et elles passent à travers tous les centres villes. Les piétons se promènent en bordure au risque de leur vie, mais tout cela semble normal ici. Leurs façons de conduire est incroyable et tout ce qu'on souhaitait était de revenir en entier. Inutile de vous préciser que les lumières de rue sont inexistantes. Nos pires conducteurs sont des exemples à suivre ici et je ne connais pas un Sri Lankais qui pourraient conserver son permis de conduire plus de 4 hrs chez nous.

Depuis le départ de Floride en 1998, nous avons visité 18 pays et L'Oasis a parcouru 23,500 M.N.

Ghislain, VEOGHI, L'Oasis 9

lundi 16 octobre 2000

Sri Lanka (GALLE)

Me voici installé depuis deux jours à Galle.

Premier contact; assez décevant: les infos données dans les guides ne sont jamais à jour. Galle est une vieille ville où se sont succédés les Portugais, les Hollandais et, bien entendu, les Anglais… Il y a un vieux fort où se trouve la vieille ville, très animée, et c'est assez extraordinaire. Il y a aussi une ville moderne typique du sous continent indien. Ma navigation depuis Cocos s'est bien passée; seul désagrément, le passage de l'équateur avec ses calmes, ses grains… Il vaut mieux avoir une bonne réserve de gazole.

Mon bateau est un Jeanneau sunkiss 47, quillard 2m de tirant d'eau, très agréable à vivre.

Quelques infos et commentaires :

PORT MORESBY 
L'entrée du lagon est signalée par un tripode blanc qu'il faut laisser à tribord. Alignement pas toujours très visible. Le yacht club est très accueillant: très protégé, restaurant, membres sympathiques, bar Assassin le soir, les tournées de bière se succèdent à un bon rythme!!

CHRISTMAS ISLAND
On ne mouille pas; Le port a mis en place 5 corps morts payants (10 dollars australien/nuit) Les fonds sont coralliens. Si problème technique demander au patron du port. Gazole pas cher; demander au petit bureau sur la place en face de la poste; il mettra à disposition sur le quai de débarquement des jerricanes de 20 litres. Super marché, prix raisonnables, alcools hors taxes. Bonne escale technique avant Cocos où les approvisionnements sont difficiles et chers.

COCOS ISLANDS
L'accès au mouillage de Direction Island est balisé par des bouées Rouges (Babord) et vertes (tribord). Seule la première bouée rouge est éclairée la nuit. Pour aller sur les autres îles, il faut prendre son annexe et aller à Home Island (2 milles contre le vent en général fort) et là, prendre la navette gratuite jusqu'à West Island (police, supermarché). Il est possible de demander sa " clearance " de départ lors de l'entrée pour éviter ce déplacement. Direction Island est inhabitée, très beau mouillage; une communauté d'origine mallaise habite Home Island. Les blancs habitent West island.

GALLE (Octobre 2000)
IMPORTANT: Par suite de travaux dans le port, le mouillage se fait sur bouées dans la baie à l'extérieur du port; valable pour quelques jours. Toutes les infos ci dessus ne sont pas dans les guides. Ce serait bien que les gars qui naviguent envoient leurs informations au réseau du capitaine pour consultation via le site Web du réseau.

73, Camille F05QZ

Infos sur le trajet Galle (Sri Lanka) et la Méditerranée par la mer rouge.

Infos sur le trajet Galle (Sri Lanka) et la Méditerranée par la mer rouge.

Malgré les conditions du moment, je passe quelques impressions sur ce trajet
qui peuvent intéresser ceux qui envisagent ce trajet.
J'ai fait ce trajet fin 2000/premier trimestre 2001.
Après Galle où, malgré le conflit tamoul, le séjour est intéressant malgré
des conditions de mouillage désagréables, j'ai fait escale durant trois mois
à Cochin en Inde. Je recommande cette escale car elle permet d'avoir une
bonne approche de l'Inde dans de bonnes conditions.
Les Indiens ont fait des efforts pour la paperasserie; il faut avoir son visa
avant d'arriver mais je pense qu'il est possible de faire un arrêt de
quelques jours sans visa (faire faire le visa à Colombo-Sri Lanka). Le
mouillage est très sur: après les formalités (mouillage à l'entrée du port
devant l'hôtel Malabar), on mouille à l'abri de l'île Bolgathi où se trouve
un vieux palais qui a été transformé en hôtel moderne; on laisse les annexes
sur l'île et on se déplace ensuite avec les petits ferry locaux. on peut
faire surveiller son bateau pour s'échapper vers l'intérieur du pays. J'ai
laissé mon bateau trois semaines pour aller en France.
L'ensemble de la lagune de Cochin avec les diverses îles, le Kerala, les
montagnes intérieures où poussent les épices et le thé sont très
intéressants. Très bons appros.
J'ai même fait mon carénage dans des conditions acrobatiques car c'était la
première fois que l'on sortait un bateau moderne de 2 m de tirant d'eau.
Ombre au tableau: la lagune est assez polluée...et il faut y passer en
décembre/janvier car le climat est très humide et devient rapidement insupportable des le mois de mars...

Mer d'ArabieDurant ce trajet je fus presque continuellement en contact avec le réseau:
fait au début février, peu de vent jusqu'à Salalah (Oman)
Nous devions aller à El Mukallah (Yémen), mais ayant fait beaucoup de moteur
nous nous sommes déviés pour faire le plein. Peu de danger en mer d'Arabie
(passer loin de Socotra).
Escale très agréable à Oman: port sur, bons appros, mais peu de choses à
voir.(Même en ce moment).

Golfe D'Aden
Ce trajet , bon du point de vue nav dans le premier trimestre, est le plus
dangereux sur le plan piratage.
Pendant notre passage trois voiliers ont été attaqués au départ de El
Mukallah (un cata anglais Ocean swan et deux plus petits: vol sur le premier
seulement: nous l'avons rencontré à Djibouti.).
De nombreux conseils sont donnés: naviguer en groupe??seul? Nous avons
navigué seuls loin des côtes, à mi distance de la Somalie et du Yémen, sans
feu la nuit tout en veillant avec le radar..(Dans les conditions actuelles
j'aurai plutôt le sentiment que cela doit être plus sur vu le nombre de
bateaux militaires dans les parages..)
Nous sommes arrivés sans encombre à Djibouti: bon mouillage, appros assez
chers sauf pour les produits locaux, alcools détaxés pour les voiliers.
Intéressant d'aller mouiller à Mascali, fief de De Montfreid...poisson..
Djibouti sert maintenant de port pour l'Éthiopie: cela génère un trafic
maritime important.. Sans cela et l'argent apporté par la base française, il
n'y aurait pas beaucoup d'activité!!

Mer rouge
J'ai beaucoup aimé la Mer Rouge.
Il faut la remonter en mars/avril, sans se presser car à cette époque il y a
des périodes de vent favorable pour aller vers le nord. Le vent de sud/sud est
souffle fortement (plus de 30 nœuds à Bab el Mandeb) en diminuant petit à
petit jusque vers Port Soudan. Plus haut le vent est généralement de Nord
variant d'ouest à l'est chaque jour. Très fort durant la journée le long de
la côte ouest, il diminue la nuit. Il y a des périodes de trois/quatre jours
où ce système cesse et alors il n'y a pas de vent ou du vent de sud.
Les prévisions navtex de Djeddah sont nulles. Je n'ai pu contacter le réseau
durant toute cette remontée. Il y a un radio amateur à Chypre qui a développé
un modèle pour donner la météo sur la mer Rouge; il la diffuse par email
radio mais il faut la prendre avec précaution (voir plus bas).
Deux escales sont à ne pas manquer sur ce trajet:
MASSAWA (ERYTHREE) - SOUAKIN (SOUDAN).

Djibouti/Massawa.
Après Bab el Mandeb, peu de risque de piratage:le conseil donné était de ne
pas mouiller aux approches de la frontière Érythréenne et à
Obock(insurrection). Ensuite avant Massawa nous avons mouillé deux fois à
l'abri d'un cap car nous avions pas mal de vent.. Il existe de nombreux
mouillages tout au long de la cote.
Je précise que la remontée a été faite le long de la côte ouest: la côte Est
est à éviter (moins sure du coté Yémen et par ailleurs les voiliers ne sont
pas les bienvenus sur la côte d'Arabie Saoudite).
La remontée le long de la côte ouest évite le trafic cargo; la côte est
parsemée de récifs coralliens qui offrent pas mal d'abris..
Massawa est un port très sur, sur tous les plans; Il est possible de faire à
partir de Massawa le voyage à Asmara la capitale à 2300m, après la rift
vallée (Lucie).
Ce pays est étonnant: il a gagné son indépendance envers et contre
tous: mélange de religions: coptes, musulmans..
Très mal connu, ce serait un exemple à donner en ce moment..
La capitale Asmara est un musée du modern art des années 30 façon
italienne; Cinémas, théâtre, immeubles maintenus en état; rues bien tenues.
population pauvre, mais fière d'elle, un exemple: une vieille voie de chemin
de fer construite durant les italiens, détruite pendant la guerre, est en
cours de reconstruction par les érythréens eux même, ce qui d'après les
experts occidentaux était impossible…
Très peu de tourisme. Ce pays est toujours en conflit avec l'Éthiopie pour
des questions de frontière..
A partir de Massawa, il est possible de naviguer aux îles Dalaq, réserve
naturelle.

Massawa/Souakin.
C'est une belle étape, car en général le vent est encore portant et il y a de
nombreux mouillages. Attention: on ne peut descendre à terre sur certaines
îles car elles n'ont pas été déminées!!!
Beaucoup de poissons , pratiquement pas de personnes sur les îles…
L'arrivée à Souakim est étonnante: une fracture dans le récif corallien donne
accès au port: Ferries faisant le trajet vers L'Arabie Saoudite, puis une
presqu'île, ancien haut lieu du trafic d'esclave entre l'Afrique et
l'Arabie, truffée de ruines: comptoirs, mosquées, bâtiments officiels... on
croirait le résultat d'un bombardement: non, seul l'effet du temps. Ville
abandonnée au vent et au temps dans les années 30, paraît-il…
Longeant cette presqu'île, on arrive à un très beau mouillage très sur .
Sur la terre, une ville (?), un marché pour tous les bédouins des
environs, baraquements de bric et de broc, ânes parqués, dromadaires, nomades
armés, quelques femmes assises sur des pick-up avec leurs
enfants, marchands en tous genres, dépaysement assuré après Massawa.
Population très calme et gentille: aucun touriste.
(Parait il qu'il vaut mieux s'arrêter à Souakim plutôt qu'à Port Soudan)
Et sur une bonne prévision météo nous avons pris la route du nord..

73 et amitiés.
Camille fo5qz