A la découverte du pays des Kiwis
4 janv. 2015, retour du Québec, retour dans l'été austral et dans le pays des Kiwis et oui, on appelle les gens d'ici des Kiwis peut-être pour faire un clin d'œil aux oiseaux kiwis que l'on retrouve ici ou encore au fruit emblématique de la NZ
C'est aussi le retour sur Grace à Whangarei, là où nous avons remonté la rivière de plus de 20 Km, en novembre dernier, et ou un nouveau pont bascule pour nous laisser passer.
La nouvelle Zélande c'est un pays de grande nature avec ses 2 grandes îles, 4millions de personnes, 40millions de moutons, le plus grand exportateur de produits laitiers au monde, de grands vignobles .Un pays tourné vers le tourisme de nature, de plein air, de sport extrême.
Avec ma sœur Maryse arrivée le7 janv. nous partons à la découverte de l'île du Nord et de la culture Maori.
Ce peuple en provenance de la Polynésie est arrivé avec femmes et enfants en NZ il y a 1000 ans en pirogue après avoir parcouru plusieurs centaines de milles nautiques dans une mer pas toujours facile.
En 1642, Les Maori ont leur premier contact européen et cent ans plus tard(1769) Cook et Durville se rendaient en NZ.
En 1840, la NZ devient colonie Britannique par le traité de Waitangi. Les anglais devancent de peu les Français (l'île du sud aurait pu être française...). après le traité Les Maori vendent - cèdent le territoire à la couronne en échange de tous les droits des citoyens britanniques.
La culture du peuple Maori est toujours bien vivante (spectacle Maori, on tire la langue pour effrayer l'ennemi (la langue serait proportionnelle à la l'organe masculin ....), l'oiseau est aussi très présent comme on peut le voir dans le visage des femmes Maori.
La visite de l'île du Nord, c'est le Cap Reinga, les dunes de sable, le parc des Kauri géants (ces arbres peuvent atteindre jusqu'à 60m),.
C'est aussi des zones volcaniques, des Geysers, des boues bouillante, des sources thermales principalement la région de Rotorua, le geyser est activé par un ajout chimique à 9h45 précise... , les couleurs sont naturelles, les couleurs annoncent la présence de composant chimique (vert- arsenic, jaune-soufre, orange-antimoine, violet -manganèse, etc)
Nous n’avons pas oublié les randonnées pédestres et plus particulièrement la randonnée de 20km au parc Tongariro (Tongariro crossing) considérée comme une des plus belles marche d'une journée.
Il y a aussi les grottes, les glowworm (espèce d'insectes qui vit à la noirceur et qui produit des fils lumineux).
La NZ est aussi un pays d'avant garde, Savez-vous que la NZ est le premier pays au monde à accorder le droit de vote aux femmes en 1893. Au Québec c'est près de 50 ans plus tard(en 1940). L'instauration des retraites a suivi en 1898.
En ce qui concerne le recyclage, ici on recycle les microondes en boîte à lettres, d’ancien conteneur en magasin ,etc…
Ces gens sont aussi très efficaces, Quelques fois un pont sert pour le train et les voitures et très très souvent une seule voie sur le pont.
Pour éviter de se faire mouiller, on fait du camping sur le toit de son auto.
Ici le ``Je me souviens`` est très omniprésent, beaucoup de mémoriaux pour les gens morts à la guerre. Beaucoup de musées historiques. A Auckland, la tour agit comme point de repère
A Wellington le tramway
À Napier c’est l’art déco.
C’est aussi des paysages et des paysages agricoles, les spécialistes de la tonte de l’agneau.
L'île du sud, c’est un pays de contraste, avec les glaciers, Franz Josef et le Fox. Nous poUvons accéder au glacier seulement en hélicoptère,
le Fjord du Milford Sound ne manque pas d’intérêts, il faut le visiter en bateau
Il y a les montagnes enneigées avec le plus haut sommet de la NZ, le mont Cook.
On y retrouve, de très beaux lacs , ici le lac Mapourika , de très belles plages
C’est aussi des rivières, des baies des dunes de sable, des paysages côtiers avec Les pancakes Rocks qui font penser à des crêpes géantes empilées.
Nous avons vu aussi les Bolder,
Ainsi que l’albatros
C'est aussi le rendez-vous des marcheurs avec ces nombreux parc tel que le Parc Abel Tasman (nommé en souvenir du premier européen à avoir mis le pied en sol NZ.) là où on a fait notre plus longue marche à vie dans une journée soit 25km.
L'île du Sud c’est aussi des villes, Christchurch où le 22 février 2011, un tremblement de terre de 6.3 a fait beaucoup de dégâts et beaucoup de morts. Ici le clocher de la cathédrale a tombé.
On y retrouve de nombreux musées donT un qui touche l’‘Antartique
Dunedin où l’on retrouve des châteaux convertit en école,
Picton avec le traversier qui relie les 2 grandes iles
Village français Akaroa avec son art et son jardin de céramique
On ne pourrait parler de la NZ sans parler des moutons, des cerfs,
Des troupeaux laitiers, des vignobles
Aucun message portant le libellé _Pacifique. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé _Pacifique. Afficher tous les messages
mardi 26 mai 2015
jeudi 26 mars 2015
BIDULE - Gaston et Lizanne - RÉCIT KONA (Hawaii)
Kona, Hawaï (oct. 2014 à janv. 2015)
Version avec photos : voilierbidule.blogspot.com
Yiiiiiiiiiiiiiii! Nous avons beau choisir une fenêtre météo calme pour traverser le Alenuihaha Channel ente les îles de Big Island et Mauï (surnommé le Hallelujah Channel par Gaston), il reste que les vagues sont impressionnantes. C'est reconnu comme un des endroits au monde les plus difficile à passer donc il faut faire bien attention. Ceci dit, sur une fenêtre météo calme, il est possible de le naviguer mais votre dernier repas va peut-être servir à nourrir les poissons. L'expérience avait été tout aussi impressionnante la première fois (article ici : http://voilierbidule.blogspot.com/2013/07/kona-big-island-hawai-dufrom-16-06-2013.html). Vu que cette fois-ci nous avions un quai de réserver, notre accostage à Honokohau Harbor c'est bien déroulé. C'est un petit truc que nous avons découvert. Si nous appelons le bureau de Honokohau harbor pour prendre une réservation, ils vont refusé disant que c'est premier arrivé, premier servi. Par ailleurs, un petit tour dans les bureau de Scott qui s'occupe du mouillage de Reids bay à Hilo et le tour est joué. Il s'agissait de payer à partir de notre visite dans son bureau.
Ce Harbor ce trouve toujours au milieu de nul part sans aucun transport publique pour le relier à Kona. Les vélos deviennent encore plus utiles. De plus, le chemin côtu fait partie de la compétition Ironman et fini par donner des cuisses de fer. Il n'y a pas énormément de site touristique dans les alentours mais il fait quand même bon y vivre. Les amateurs de pêche sportive et de plongée, particulièrement avec les raies mantas ou les dauphins, seront servis. D'ailleurs, notre voisin de quai était particulièrement apte à trouver des énormes poissons dont un espadon de plus de 1000 livres (son site web si ça vous intéresse : http://lanakilasportfishing.wix.com/greenstick). Une marche et baignade à la plage directement au nord de la marina car plein de tortues vertes s'y font dorer la couenne. Les locaux n'ont pas le droit de vivre sur leur bateau alors vous pouvez vous imaginer que les soirées sont très tranquilles. A l'exception d'un soir où nous entendions un groupe de musique rock qui jouait au yacht club. Nous avons été voir de plus près et les membres qui célèbraient Noël en retard, nous ont invité à se joindre à eux. Nous nous sommes aussi lié d'amitié à un couple et leur helper qui travaillent sur leur ferme à quelques kilomètres de la marina et prépare un bateau pour un voyage en Polynésie. Adam, Takayo et Nick nous ont sorti de notre trou perdu quelques fois dont une pour admirer Takayo qui dansent le hula. Étrangement, nous avons appris à connaître la plus part des propriétaires de bateau autour de nous mais eux ne se connaissent pas.
Notre petit miracle de Noël: Nous avons attrapé un gros méchant virus juste avant Noël. Ça c'est bien nous; pas une fois malade depuis notre départ même dans les pays notoires pour les fièvres mais, nous revenons en Amérique du Nord et bam! Juste comme Gaston et moi étions en train de nous demander comment nous allions faire pour aller en ville acheter des vivres vu que nous étions trop faible pour faire le trajet en vélo, un couple que nous venons tout juste de rencontrer et qui ne savait même pas que nous étions malades nous a laissé un pick-up pour la semaine. Ils m'ont seulement demandé d'aller les reconduire à l'aéroport et de retourner les chercher à leur retour. Pourquoi une tel gentillesse? Le jour d'avant, j'ai remarqué que une de leurs amarres était brisée et que le devant de leur bateau frappait gentiment sur le bateau voisin. Je me suis organisée pour attacher leur bateau et je les ai appelé pour les avertir. En autre mot, rien de bien extraordinaire. La générosité des gens que nous rencontrons pendant ce voyage ne finira jamais de nous surprendre! Merci à eux et au Père Noël!
C'est un peu plate d'avoir accès à une voiture et d'être trop malade pour s'en servir. Au diable, il faut bouger pareil! Le 24 décembre en après-midi, j'en était à ma troisième journée de souffrance et Gaston venait juste de commencer la sienne quand j'ai décidé que je n'en pouvais plus de me sentir comme si je baignais dans les microbes. J'ai donc laissé Gaston pour quelques heures et je suis partie en direction du Captain Cook monument car c'est ici qu'il a été tué. Une histoire d'annexe volée qui a mal tournée. Nous ne pouvons nous empêcher de l'admirer en tant que navigateur même si il a contribué à la perte des Français sur les plaines d'Abraham. Pas moyen de voir le monument sans être en bateau. Au moins, j'ai pris l'air un peu. J'ai rechuté le lendemain et Gaston n'était guère plus beau à voir. Retour au lit! Nous avons quand même pu profiter des deux derniers jours pour longer la côte ouest de l'île vers le nord où se trouve de belles plages et des champs d'un vert presque fluo. Il y a aussi beaucoup de gens très riches. Il devait y avoir une bonne trentaine de jets privés à l'aéroport. On nous a mentionné des noms tels que Bill Gates, Oprah Winfrey et Larry Ellison (Oracle). Les potineux disent qu'ils s'installent ici car il trouvent la situation internationale trop instable pour laisser leurs biens à l'étranger. Ou encore qu'ils seront en sécurité quand tout va péter. Paranoïaque?Au dernier moment, nous avons fait le plein de cannage pour la prochaine navigation. C'est toujours bon de penser à transporter ce qui est lourd quand nous avons la chance d'avoir un véhicule.
Notre copain nous a dit un jour qu'en venant à Hawai'i, nous venions d'entrer en territoire hostile. Nous n'avons pas trop compris sur le coup mais avec le temps, c'est devenu plus clair. Tout d'abord, il y a la météo car en hiver, ça brasse. Pas pour rien que c'est la saison des compétitions de surf. Déjà, il faut oublié toute navigation au Nord des îles car la houle est beaucoup trop forte. S'ajoute un phénomène nommé Kona; Ce sont des dépressions qui amènent des vents du sud. C'est pas très pratique quand toutes les baies au sud des îles n'offrent pas de protection de cette direction. De plus, les fonds de roche volcanique ne sont pas de très bonne tenues. Dans tout endroit offrant une bonne protection, il se trouve habituellement un port. Ceci nous mène au deuxième environnement hostile; les bureaux de Harbormaster. Sauf pour quelques exceptions sur Ohau, les harbors appartiennent à l'État. Les employés sont formés à faire respecter les longues listes de procédures et de réglements sans trop de façon. Ils restent polis mais ne sont pas du tout amical. Les fois où nous avons réussi à les faire sourir, ça nous a demandé bien du travail. Il leur arrive aussi de fournir la mauvaise information. Par exemple, nous n'avons pas le droit d'ancrer quand en fait, il ne faut pas ancrer sur les coraux et les mouillages sont parfois payants. Ou encore, qu'ils n'ont pas de place et ne peuvent pas vous garder. Les bateaux en transit ont le droit à 120 jours par Harbor par année sauf pour Radio bay qui a une limite de 80 jours. Techniquement, ola se doivent de nous accommoder. Les réglements causent beaucoup de déception aux navigateurs États-Uniens qui pensent venir travailler ici pendant un an pour remonter la caisse de bord.
Une dernière petite anecdote; Un soir Vers 19h, Gaston relaxe dans le cockpit et je travaille sur la préparation du souper quand Gaston me dit qu'il y a un dame qui crie il ne sait trop quoi. Une chèvre se promène sur un des bateaux à moteur et il croit qu'elle essaie de la faire descendre mais ne voit pas la femme. Je ne porte pas trop attention tout de suite étant préoccupé par le repas. Finalement, Gaston insiste pour que je regarde la chèvre alors je me sors la tête du bateau. C'est à ce moment que je réalise que ce que la dame crie et que Gaston ne comprends pas est: "HELP! HELP! HELP!" (son anglais n'est pas tout à fait au point) En quelques secondes, le poêle est éteint et nous partons à la course sur le ponton sans prendre la peine de mettre des souliers. Arrivé sur les lieux, nous voyons la dame à l'eau avec une autre chèvre plus petite. Elle nous explique qu'en essayant de sauter sur le bateau pour la suivre la première, son bébé est tombé à l'eau. Elle a donc sauté aussi pour l'empêcher de se noyer mais, elles ne peuvent plus sortir. Il faut sauver son bébé car elle l'aime beaucoup. Gaston veut prendre le fameux bébé par les cornes pour le sortir rapidement mais la dame refuse car cela pourrai faire lui mal. Nous en doutons, mais bon. Gaston part à la recherche d'une corde pendant que j'encourage la dame à tenir. Bien sûr, la seule corde autour est une amarre et elle est bien attachée au quai. Gaston fini par la libérer. Nous entourons la chèvre et la sortons saine et sauf de l'eau. Par ailleurs, la maîtresse n'a plus d'énergie et commence à se laisser sombrer plutôt que de grimper sur les pneus qui pendent au mur. Je me lance donc à terre et lui tend le bras tout en l'encourageant à monter. Elle est trop lourde pour moi seule alors j'appelle Gaston qui s'occupait de la chèvre, à la rescousse. A deux nous réussissons à la remonter sur le quai. Une fois sortie, l'adrénaline lui a fait de l'effet car elle parlait sans arrêt et ne tenait pas en place. Tout est bien qui fini bien. À part quelques éraflures sur les genoux, ni humain, ni animal n'a été blessé. Gaston aurait bien aimé lui suggérer un autre animal de compagnie du genre amphibien mais s'en est bien gardé...elle l'aurait peut être mal pris!
Lizanne et Gaston
Sur Bidule
Version avec photos : voilierbidule.blogspot.com
Yiiiiiiiiiiiiiii! Nous avons beau choisir une fenêtre météo calme pour traverser le Alenuihaha Channel ente les îles de Big Island et Mauï (surnommé le Hallelujah Channel par Gaston), il reste que les vagues sont impressionnantes. C'est reconnu comme un des endroits au monde les plus difficile à passer donc il faut faire bien attention. Ceci dit, sur une fenêtre météo calme, il est possible de le naviguer mais votre dernier repas va peut-être servir à nourrir les poissons. L'expérience avait été tout aussi impressionnante la première fois (article ici : http://voilierbidule.blogspot.com/2013/07/kona-big-island-hawai-dufrom-16-06-2013.html). Vu que cette fois-ci nous avions un quai de réserver, notre accostage à Honokohau Harbor c'est bien déroulé. C'est un petit truc que nous avons découvert. Si nous appelons le bureau de Honokohau harbor pour prendre une réservation, ils vont refusé disant que c'est premier arrivé, premier servi. Par ailleurs, un petit tour dans les bureau de Scott qui s'occupe du mouillage de Reids bay à Hilo et le tour est joué. Il s'agissait de payer à partir de notre visite dans son bureau.
Ce Harbor ce trouve toujours au milieu de nul part sans aucun transport publique pour le relier à Kona. Les vélos deviennent encore plus utiles. De plus, le chemin côtu fait partie de la compétition Ironman et fini par donner des cuisses de fer. Il n'y a pas énormément de site touristique dans les alentours mais il fait quand même bon y vivre. Les amateurs de pêche sportive et de plongée, particulièrement avec les raies mantas ou les dauphins, seront servis. D'ailleurs, notre voisin de quai était particulièrement apte à trouver des énormes poissons dont un espadon de plus de 1000 livres (son site web si ça vous intéresse : http://lanakilasportfishing.wix.com/greenstick). Une marche et baignade à la plage directement au nord de la marina car plein de tortues vertes s'y font dorer la couenne. Les locaux n'ont pas le droit de vivre sur leur bateau alors vous pouvez vous imaginer que les soirées sont très tranquilles. A l'exception d'un soir où nous entendions un groupe de musique rock qui jouait au yacht club. Nous avons été voir de plus près et les membres qui célèbraient Noël en retard, nous ont invité à se joindre à eux. Nous nous sommes aussi lié d'amitié à un couple et leur helper qui travaillent sur leur ferme à quelques kilomètres de la marina et prépare un bateau pour un voyage en Polynésie. Adam, Takayo et Nick nous ont sorti de notre trou perdu quelques fois dont une pour admirer Takayo qui dansent le hula. Étrangement, nous avons appris à connaître la plus part des propriétaires de bateau autour de nous mais eux ne se connaissent pas.
Notre petit miracle de Noël: Nous avons attrapé un gros méchant virus juste avant Noël. Ça c'est bien nous; pas une fois malade depuis notre départ même dans les pays notoires pour les fièvres mais, nous revenons en Amérique du Nord et bam! Juste comme Gaston et moi étions en train de nous demander comment nous allions faire pour aller en ville acheter des vivres vu que nous étions trop faible pour faire le trajet en vélo, un couple que nous venons tout juste de rencontrer et qui ne savait même pas que nous étions malades nous a laissé un pick-up pour la semaine. Ils m'ont seulement demandé d'aller les reconduire à l'aéroport et de retourner les chercher à leur retour. Pourquoi une tel gentillesse? Le jour d'avant, j'ai remarqué que une de leurs amarres était brisée et que le devant de leur bateau frappait gentiment sur le bateau voisin. Je me suis organisée pour attacher leur bateau et je les ai appelé pour les avertir. En autre mot, rien de bien extraordinaire. La générosité des gens que nous rencontrons pendant ce voyage ne finira jamais de nous surprendre! Merci à eux et au Père Noël!
C'est un peu plate d'avoir accès à une voiture et d'être trop malade pour s'en servir. Au diable, il faut bouger pareil! Le 24 décembre en après-midi, j'en était à ma troisième journée de souffrance et Gaston venait juste de commencer la sienne quand j'ai décidé que je n'en pouvais plus de me sentir comme si je baignais dans les microbes. J'ai donc laissé Gaston pour quelques heures et je suis partie en direction du Captain Cook monument car c'est ici qu'il a été tué. Une histoire d'annexe volée qui a mal tournée. Nous ne pouvons nous empêcher de l'admirer en tant que navigateur même si il a contribué à la perte des Français sur les plaines d'Abraham. Pas moyen de voir le monument sans être en bateau. Au moins, j'ai pris l'air un peu. J'ai rechuté le lendemain et Gaston n'était guère plus beau à voir. Retour au lit! Nous avons quand même pu profiter des deux derniers jours pour longer la côte ouest de l'île vers le nord où se trouve de belles plages et des champs d'un vert presque fluo. Il y a aussi beaucoup de gens très riches. Il devait y avoir une bonne trentaine de jets privés à l'aéroport. On nous a mentionné des noms tels que Bill Gates, Oprah Winfrey et Larry Ellison (Oracle). Les potineux disent qu'ils s'installent ici car il trouvent la situation internationale trop instable pour laisser leurs biens à l'étranger. Ou encore qu'ils seront en sécurité quand tout va péter. Paranoïaque?Au dernier moment, nous avons fait le plein de cannage pour la prochaine navigation. C'est toujours bon de penser à transporter ce qui est lourd quand nous avons la chance d'avoir un véhicule.
Notre copain nous a dit un jour qu'en venant à Hawai'i, nous venions d'entrer en territoire hostile. Nous n'avons pas trop compris sur le coup mais avec le temps, c'est devenu plus clair. Tout d'abord, il y a la météo car en hiver, ça brasse. Pas pour rien que c'est la saison des compétitions de surf. Déjà, il faut oublié toute navigation au Nord des îles car la houle est beaucoup trop forte. S'ajoute un phénomène nommé Kona; Ce sont des dépressions qui amènent des vents du sud. C'est pas très pratique quand toutes les baies au sud des îles n'offrent pas de protection de cette direction. De plus, les fonds de roche volcanique ne sont pas de très bonne tenues. Dans tout endroit offrant une bonne protection, il se trouve habituellement un port. Ceci nous mène au deuxième environnement hostile; les bureaux de Harbormaster. Sauf pour quelques exceptions sur Ohau, les harbors appartiennent à l'État. Les employés sont formés à faire respecter les longues listes de procédures et de réglements sans trop de façon. Ils restent polis mais ne sont pas du tout amical. Les fois où nous avons réussi à les faire sourir, ça nous a demandé bien du travail. Il leur arrive aussi de fournir la mauvaise information. Par exemple, nous n'avons pas le droit d'ancrer quand en fait, il ne faut pas ancrer sur les coraux et les mouillages sont parfois payants. Ou encore, qu'ils n'ont pas de place et ne peuvent pas vous garder. Les bateaux en transit ont le droit à 120 jours par Harbor par année sauf pour Radio bay qui a une limite de 80 jours. Techniquement, ola se doivent de nous accommoder. Les réglements causent beaucoup de déception aux navigateurs États-Uniens qui pensent venir travailler ici pendant un an pour remonter la caisse de bord.
Une dernière petite anecdote; Un soir Vers 19h, Gaston relaxe dans le cockpit et je travaille sur la préparation du souper quand Gaston me dit qu'il y a un dame qui crie il ne sait trop quoi. Une chèvre se promène sur un des bateaux à moteur et il croit qu'elle essaie de la faire descendre mais ne voit pas la femme. Je ne porte pas trop attention tout de suite étant préoccupé par le repas. Finalement, Gaston insiste pour que je regarde la chèvre alors je me sors la tête du bateau. C'est à ce moment que je réalise que ce que la dame crie et que Gaston ne comprends pas est: "HELP! HELP! HELP!" (son anglais n'est pas tout à fait au point) En quelques secondes, le poêle est éteint et nous partons à la course sur le ponton sans prendre la peine de mettre des souliers. Arrivé sur les lieux, nous voyons la dame à l'eau avec une autre chèvre plus petite. Elle nous explique qu'en essayant de sauter sur le bateau pour la suivre la première, son bébé est tombé à l'eau. Elle a donc sauté aussi pour l'empêcher de se noyer mais, elles ne peuvent plus sortir. Il faut sauver son bébé car elle l'aime beaucoup. Gaston veut prendre le fameux bébé par les cornes pour le sortir rapidement mais la dame refuse car cela pourrai faire lui mal. Nous en doutons, mais bon. Gaston part à la recherche d'une corde pendant que j'encourage la dame à tenir. Bien sûr, la seule corde autour est une amarre et elle est bien attachée au quai. Gaston fini par la libérer. Nous entourons la chèvre et la sortons saine et sauf de l'eau. Par ailleurs, la maîtresse n'a plus d'énergie et commence à se laisser sombrer plutôt que de grimper sur les pneus qui pendent au mur. Je me lance donc à terre et lui tend le bras tout en l'encourageant à monter. Elle est trop lourde pour moi seule alors j'appelle Gaston qui s'occupait de la chèvre, à la rescousse. A deux nous réussissons à la remonter sur le quai. Une fois sortie, l'adrénaline lui a fait de l'effet car elle parlait sans arrêt et ne tenait pas en place. Tout est bien qui fini bien. À part quelques éraflures sur les genoux, ni humain, ni animal n'a été blessé. Gaston aurait bien aimé lui suggérer un autre animal de compagnie du genre amphibien mais s'en est bien gardé...elle l'aurait peut être mal pris!
Lizanne et Gaston
Sur Bidule
dimanche 22 mars 2015
BIDULE - Gaston et Lizanne à HAWAII - Récit
La pause à Hawaii est presque terminée. Nous pensons décoller à la fin du mois pour une traversée vers les Marquises si la météo est bonne. Nous confirmerons la semaine prochaine. Entre temps, nous avons commencé à écrire un premier article sur Hilo. Pour la version avec photos, voir http://voilierbidule.blogspot.com. Joyeux printemps aux québécois! En vous souhaitant qu'il soit beaucoup plus chaud que cet hiver!
Notre deuxième visite de Hilo fut beaucoup plus relaxe que la première où nous pensions seulement à se préparer pour repartir en Alaska. Cette fois-ci nous passerons environ 7 mois dans l'Archipel d'Hawaï alors nous pouvons prendre notre temps. De tous les endroits visités jusqu'à maintenant, Hilo reste encore notre endroit préféré. Il y pleut souvent mais cela donne de suberbes parcs verdoyants qui jonchent la côte où il fait bon se promener en vélo, se baigner et s'assoir à l'ombre pour contempler ou pique-niquer. C'est d'ailleurs ce que les locaux, la pluspart d'origine maohi, préfèrent comme activité de fin de semaine lorsqu'ils ne sont pas entrain de visiter les ventes de garages ou de courrir les bonnes affaires sur craigslist.com. La plupart des navigateurs croissés ici, repartent aussitôt pour Honolulu préférant la frénésie de la grande ville au calme de celle plus modeste. Nous préférons le charme du plus petit. Par ailleurs, l'accueil au bureau du Harbor master de Radio bay n'était plus du tout le même que lors de notre première visite. Cette fois, la dame à l'accueil nous a seulement expliqué le fonctionnement du harbor sans nous donner d'information touristique. Quand nous lui avons demandé une carte comme la dernière fois, sa réaction nous a confirmé qu'elle ne nous avait pas reconnu et elle a répondu un peu sèchement qu'elle ne faisait plus ça. De plus, les dames du bureau on été plus à cheval sur les politiques. Nous nous imaginons que quelque chose à du se passer mais n'avons pas osé demander quoi. De plus, le port est plutôt bruyant surtout quand la barge arrive et, même si nous sommes attaché à un de leur mur, il faut débarquer en annexe dans le parc adjacent car il nous refuse l'accès. Dommage que la tenue de l'ancre dans Reids bay n'est pas meilleur car c'est plus près de la ville et plus tranquille. Il y a toujours des autobus pour se rendre en ville mais vu qu'ils ne passent qu'aux heures et seulement sur semaine, nous avons décidé d'acheter un deuxième vélo bon marché que nous revendrons à notre départ.
Notre temps a été occupé d'une part par des réparations effectuées sur le bateau tel que remplacer la manette du moteur et reconditionner le BBQ et, d'autre part, par du tourisme. D'ailleurs je crois qu'à la fin de ce voyage, je vais pouvoir écrire un livre sur les cascades et chutes de ce monde et Gaston sur ses micro-brasseries. La plupart du temps nous nous sommes promenés dans les alentours en vélo visitant Rainbow falls sans voir d'arc-en-ciel, le musée du Tsunami qui n'est pas trop rassurant et le Lyman museum où il faut demander à visionner le film sur la communauté engloutie par la lave (très intéressant). Nous avons aussi loué une voiture le jour de mon anniversaire pour visiter le parc des Akaka falls et la ville de Pahoa. Celle-ci est menacée par une nouvelle coulée de lave qui risque de détruire la ville. Mais, la lave avance tellement lentement que ça pourrait prendre des années. Nous avons terminé la journée par une pizza hawaiienne à côté du cratère fumant de Pu'u'o'o comme lors de notre dernière visite. En passant, si vous pensez visiter Hawai'i, ne rapportez surtout pas une pierre volcanique en souvenir. Vous pertuberez la déesse Pele qui vous rendra la vie misérable jusqu'à ce que la pierre soit retournée par courrier. L'équipage d'un bateau français avec un équipier québecois du nom de Mario, nous ont invité à se joindre à eux pour une autre petite virée en voiture mais cette fois-ci sur le haut du mont Mauna Kea ou se trouve plusieurs observatoires. La route pour monter est assez abrute mais l'impression d'être sur la lune une fois en haut en vaut la peine. C'est comme être dans un film de science fiction. Il en resterait encore beaucoup à voir surtout pour les amoureux de jardins botaniques.
Le cyclone Ana s'est mêlé de notre départ. Au début, il voulait venir directement sur Hilo alors nous nous sommes dit que nous devrions partir pour Kona. Comme nous étions en train de tout régler pour le départ, le trajet prévu de l'œil a changé pour passer au sud de la grande île. Donc, maintenant nous restons sur place mais nous nous ajoutons une deuxième ancre à l'avant du bateau et plus d'amarres sur l'arrière car les vents s'annoncent forts. Finalement, elle a passé carrément à côté mais en nous arrosant de pluie pendant deux jours. Tant mieux pour nous mais difficile à prédire ces tempêtes. Il n'y a qu'à regarder ce qui c'est passé aux Vanuatus il y a quelques jours seulement. Vu que nous avions déjà préparé le bateau pour le départ et reservé un quai à Kona, nous sommes partis une fois que la mer s'est calmée. Comme nous étions ici depuis un bon moment il a fallu passer un après-midi à briser les coquillages sur notre chaîne d'ancre.
Je vous laisse sur une histoire pour les romantiques trouvée au Tsunami museum: En 1946, un gros tsunami a frappé les îles d'Hawai'i et particulièrement Hilo. Les vieux qui avaient déjà vécu l'exprérience ont tenté de dire aux gens de courrir mais vu que l'évènement se passait un premier avril, tout le monde a cru à une blague. Dans une école où les jeunes enseignantes nouvellement arrivées du continent logeaient, les enfants commencaient à arriver pour les cours. L'eau sur la rive s'est subitment retirée, ceci étant un signe avant courreur, et les enfants courraient pour ramasser les poissons. Une vague est apparue au loin et une enseignante avec la caméra à la main a souhaité qu'elle soit bien grosse pour la photo. Il faut faire attention à ce que l'on souhaite car quand la première vague est arrivé, elle s'est retrouvée accroché à un toit avec une collègue. A la deuxième vague, la collège a disparu. Le toit a cédé à la troisième vague et elle a été emportée en mer. La seule âme qu'elle ait croisée fut un jeune garçon qui a décidé de nager vers un lointain bateau au lieu de rester sur place et il n'a jamais été revu. Elle a finalement été sauvée au bout de 10 heures passées en mer accroché à un bout de bois. Par qui? L'homme avec qui elle avait un rendez-vous galant le soir même. Il a passé la journée en chaloupe à sa recherche. Ils se marièrent et vécurent heureux. FIN.
Notre deuxième visite de Hilo fut beaucoup plus relaxe que la première où nous pensions seulement à se préparer pour repartir en Alaska. Cette fois-ci nous passerons environ 7 mois dans l'Archipel d'Hawaï alors nous pouvons prendre notre temps. De tous les endroits visités jusqu'à maintenant, Hilo reste encore notre endroit préféré. Il y pleut souvent mais cela donne de suberbes parcs verdoyants qui jonchent la côte où il fait bon se promener en vélo, se baigner et s'assoir à l'ombre pour contempler ou pique-niquer. C'est d'ailleurs ce que les locaux, la pluspart d'origine maohi, préfèrent comme activité de fin de semaine lorsqu'ils ne sont pas entrain de visiter les ventes de garages ou de courrir les bonnes affaires sur craigslist.com. La plupart des navigateurs croissés ici, repartent aussitôt pour Honolulu préférant la frénésie de la grande ville au calme de celle plus modeste. Nous préférons le charme du plus petit. Par ailleurs, l'accueil au bureau du Harbor master de Radio bay n'était plus du tout le même que lors de notre première visite. Cette fois, la dame à l'accueil nous a seulement expliqué le fonctionnement du harbor sans nous donner d'information touristique. Quand nous lui avons demandé une carte comme la dernière fois, sa réaction nous a confirmé qu'elle ne nous avait pas reconnu et elle a répondu un peu sèchement qu'elle ne faisait plus ça. De plus, les dames du bureau on été plus à cheval sur les politiques. Nous nous imaginons que quelque chose à du se passer mais n'avons pas osé demander quoi. De plus, le port est plutôt bruyant surtout quand la barge arrive et, même si nous sommes attaché à un de leur mur, il faut débarquer en annexe dans le parc adjacent car il nous refuse l'accès. Dommage que la tenue de l'ancre dans Reids bay n'est pas meilleur car c'est plus près de la ville et plus tranquille. Il y a toujours des autobus pour se rendre en ville mais vu qu'ils ne passent qu'aux heures et seulement sur semaine, nous avons décidé d'acheter un deuxième vélo bon marché que nous revendrons à notre départ.
Notre temps a été occupé d'une part par des réparations effectuées sur le bateau tel que remplacer la manette du moteur et reconditionner le BBQ et, d'autre part, par du tourisme. D'ailleurs je crois qu'à la fin de ce voyage, je vais pouvoir écrire un livre sur les cascades et chutes de ce monde et Gaston sur ses micro-brasseries. La plupart du temps nous nous sommes promenés dans les alentours en vélo visitant Rainbow falls sans voir d'arc-en-ciel, le musée du Tsunami qui n'est pas trop rassurant et le Lyman museum où il faut demander à visionner le film sur la communauté engloutie par la lave (très intéressant). Nous avons aussi loué une voiture le jour de mon anniversaire pour visiter le parc des Akaka falls et la ville de Pahoa. Celle-ci est menacée par une nouvelle coulée de lave qui risque de détruire la ville. Mais, la lave avance tellement lentement que ça pourrait prendre des années. Nous avons terminé la journée par une pizza hawaiienne à côté du cratère fumant de Pu'u'o'o comme lors de notre dernière visite. En passant, si vous pensez visiter Hawai'i, ne rapportez surtout pas une pierre volcanique en souvenir. Vous pertuberez la déesse Pele qui vous rendra la vie misérable jusqu'à ce que la pierre soit retournée par courrier. L'équipage d'un bateau français avec un équipier québecois du nom de Mario, nous ont invité à se joindre à eux pour une autre petite virée en voiture mais cette fois-ci sur le haut du mont Mauna Kea ou se trouve plusieurs observatoires. La route pour monter est assez abrute mais l'impression d'être sur la lune une fois en haut en vaut la peine. C'est comme être dans un film de science fiction. Il en resterait encore beaucoup à voir surtout pour les amoureux de jardins botaniques.
Le cyclone Ana s'est mêlé de notre départ. Au début, il voulait venir directement sur Hilo alors nous nous sommes dit que nous devrions partir pour Kona. Comme nous étions en train de tout régler pour le départ, le trajet prévu de l'œil a changé pour passer au sud de la grande île. Donc, maintenant nous restons sur place mais nous nous ajoutons une deuxième ancre à l'avant du bateau et plus d'amarres sur l'arrière car les vents s'annoncent forts. Finalement, elle a passé carrément à côté mais en nous arrosant de pluie pendant deux jours. Tant mieux pour nous mais difficile à prédire ces tempêtes. Il n'y a qu'à regarder ce qui c'est passé aux Vanuatus il y a quelques jours seulement. Vu que nous avions déjà préparé le bateau pour le départ et reservé un quai à Kona, nous sommes partis une fois que la mer s'est calmée. Comme nous étions ici depuis un bon moment il a fallu passer un après-midi à briser les coquillages sur notre chaîne d'ancre.
Je vous laisse sur une histoire pour les romantiques trouvée au Tsunami museum: En 1946, un gros tsunami a frappé les îles d'Hawai'i et particulièrement Hilo. Les vieux qui avaient déjà vécu l'exprérience ont tenté de dire aux gens de courrir mais vu que l'évènement se passait un premier avril, tout le monde a cru à une blague. Dans une école où les jeunes enseignantes nouvellement arrivées du continent logeaient, les enfants commencaient à arriver pour les cours. L'eau sur la rive s'est subitment retirée, ceci étant un signe avant courreur, et les enfants courraient pour ramasser les poissons. Une vague est apparue au loin et une enseignante avec la caméra à la main a souhaité qu'elle soit bien grosse pour la photo. Il faut faire attention à ce que l'on souhaite car quand la première vague est arrivé, elle s'est retrouvée accroché à un toit avec une collègue. A la deuxième vague, la collège a disparu. Le toit a cédé à la troisième vague et elle a été emportée en mer. La seule âme qu'elle ait croisée fut un jeune garçon qui a décidé de nager vers un lointain bateau au lieu de rester sur place et il n'a jamais été revu. Elle a finalement été sauvée au bout de 10 heures passées en mer accroché à un bout de bois. Par qui? L'homme avec qui elle avait un rendez-vous galant le soir même. Il a passé la journée en chaloupe à sa recherche. Ils se marièrent et vécurent heureux. FIN.
mardi 10 mars 2015
NAVÉ - Jacques et Édith en Polynésie Française - FORMALITÉS
Édith et moi avons obtenu une carte de séjour prolongé en Polynésie française. L'exercice a été long, c'est-à-dire plus d'une année! Nous aurions sauvé beaucoup de temps si nous avions su exactement quoi faire et comment s'y prendre. Pour éventuellement aider les amis du Réseau qui voudraient faire cette démarche, j'ai écrit un document à cet effet que vous trouverez ci-joint, en espérant que vous le jugerez utile.
Nous sommes à Nuku-Hiva, aux Marquises, jusqu'à la fin de la saison cyclonique, soit la mi-avril. C'est vraiment super ici. Malgré la grande notoriété de ces îles, il n'y a pas de touristes. En fait, il n'y a probablement pas 30 chambres à louer sur l'île de même que sur toutes les autres Marquises. Atmosphère unique donc.
Merci pour le Réseau et cordiales salutations,
Jacques
VA3JEQ
Séjour prolongé en Polynésie française
Mars 2015
VA3 JEQ S/V Navé
Pourquoi faire une demande de visa?
La Polynésie française est un vaste territoire composé de 5 archipels. L'archipel des Marquises (9S 140W) est considéré exempt de cyclones. On y connaît rarement des dépressions tropicales. En comparaison avec les Antilles, les Marquises présentent des conditions cycloniques semblables à ce qu'on retrouve à Trinidad. On peut rester jusqu'à 3 ans, et même plus, en Polynésie à condition de revenir s'abriter aux Marquises de novembre à mars.
Il n'y a pas de cyclone sur la route entre Panama ou l'Équateur et les Marquises. On peut faire la traversée à n'importe quel mois de l'année. Notre traversée en décembre depuis l'Équateur a été d'une grande facilité.
Une fois débarrassé de la contrainte de la saison cyclonique qui oblige à quitter Panama en février-mars et d'arriver en Nouvelle-Zélande en octobre, on se libère aussi du troupeau de bateaux qui fait le même trajet en même temps ce qui amène des mouillages encombrés et une réception « haute-saison » de la part des locaux.
Voici donc un petit rapport au sujet de l'obtention d'un visa de séjour prolongé en Polynésie française conforme aux démarches que nous avons effectuées en 2014 et 2015.
Infos de base
La durée normale du séjour pour les résidents des pays non européens est de 3 mois pour chaque période de 6 mois.
La période pendant laquelle un bateau étranger peut rester dans les eaux polynésiennes sans être taxé est de 36 mois. (Il suffit de visiter un autre pays, ne serait-ce qu'une journée, pour remettre le compteur à zéro. Les Îles Cook par exemple.)
Les procédures administratives relatives à la clearance et au permis de séjour peuvent se faire un peu partout sur le territoire de la Polynésie française. Il y a un centre administratif dans chaque archipel.
Le visa de séjour prolongé
Ce n'est pas à proprement parlé un visa. C'est plutôt un pré-arrangement qui permet d'obtenir une « carte de séjour prolongé » une fois rendu en Polynésie française. On ne peut pas faire cette demande depuis le territoire de la Polynésie française.
On peut faire la demande dans n'importe quel Consulat français, par exemple à Panama City, à condition d'avoir quitté son pays de résidence depuis 4 mois. Officiellement, le consulat demande un délai de 3 mois pour émettre le visa mais cela peut se passer plus rapidement, par exemple, le Consulat de Panama l'émet en 4 à 6 semaines.
Pour faire la demande, il faut
◦ Remplir un formulaire officiel pour chaque personne
◦ Écrire une lettre expliquant le pourquoi de la demande et la durée du séjour projeté. Nous avons demandé plus d'un an.
◦ Se présenter au Consulat avec les originaux et une copie de chaque document requis
◦ Produire deux photos format passeport par personne (en prévoir un jeu supplémentaire)
◦ Prouver les sources de revenus au moyen de documents officiels (montant minimal non indiqué)
◦ Produire une copie de l'enregistrement du bateau, de son itinéraire projeté et de la liste d'équipage
◦ Produire une lettre promettant de ne pas exercer d'emploi en Polynésie française
◦ Produire une preuve d'assurance-santé d'un minimum de 50 000 USD par personne
◦ Produire une copie du certificat de mariage ou d'un livret familial ou des certificats de naissance si la demande concerne des enfants
◦ Payer 99 euros par personne (enfants peut-être pas, à vérifier) pour l'étude de la requête, non remboursable en cas d'échec
Le dépôt de la demande
◦ se fait en personne au Consulat de France local. (À Panama City, auprès de Mme Blaizy Serrano sur rendez-vous (507-211-6200). Cette dame parle couramment l'espagnol, le français et l'anglais, de plus, elle est très serviable.)
◦ Le dossier est pré-étudié sur place et si quelque chose ne va pas le dépôt du dossier est refusé, la raison expliquée et il n'y a rien à payer. (C'était notre cas avec les photos et l'absence d'assurance-santé car ils n'acceptent pas qu'on s'assure soi-même)
◦ Si le dossier est recevable, sans engagement de la part du Consulat, chaque personne est rencontrée, photographiée et il y a prise d'empreintes digitales.
◦ La procédure stipule que le Consulat doit garder les passeports durant l'étude du dossier mais comme ce n'est pas vraiment possible, à Panama en tout cas, on vous demande de photocopier toutes les pages de tous les passeports et de rédiger une lettre d'engagement à l'effet de ramener les passeports originaux au Consulat en temps voulu.
L'étude du dossier
◦ se fait à Papeete qui prend la décision
◦ La réponse provient du Consulat par courriel
◦ Il faut se rendre au Consulat pour qu'on appose les visas dans les passeports.
Ensuite : une fois le visa obtenu
◦ on a six mois pour atteindre la Polynésie française mais pas durant le mois qui suit immédiatement l'obtention du visa
◦ Il faut se présenter aux autorités dans les deux mois qui suivent l'entrée en Polynésie pour transformer le visa en carte de séjour. Aux Marquises, ce serait à Taiohae sur Nuku-Hiva (689-40-91-00-80)
◦ Il faut à nouveau présenter deux photos passeport
◦ Il y a une taxe de 9 000 francs pacifiques (environ 100$) payable au moyen d'un timbre fiscal acheté au bureau de poste (NB un seul par famille)
◦ L'émission de la carte de séjour se fait à Papeete et il faut compter environ un mois pour que les papiers transitent entre le centre administratif local (Nuku-Hiva par exemple) et Papeete. (Soyez prudent avec le calendrier car sans la carte de séjour, vous n'avez droit qu'à 3 mois et il faut plus d'un mois pour l'obtenir une fois rendu en Polynésie)
◦ La carte de séjour est valable pour la durée demandée (max 1 an) à compter de la date d'arrivée en Polynésie.
◦ La carte de séjour est renouvelable annuellement à condition d'en faire la demande un mois avant son expiration.
Des renseignements officiels à ce sujet peuvent être obtenus de etrangers@polynesie-francaise.pref.gouv.fr. Réponses rapides.
Notes sur l'assurance santé
Allianz/STW
Nous avons trouvé une assurance santé adéquate auprès de l’association Sail the World (stw.fr) mais l'expérience a été pénible. Cette assurance couvre les soins de santé d'urgence seulement. Elle est :
valable pour une année (1er mai au 1er mai)
renouvelable annuellement sans questionnaire médical
offre un plafond de garantie de 200,000 euros
couvre 100% des frais d'hospitalisation, de soins ambulatoires et de médecine courante
assure une prise en charge jusqu'à 300 jours par année
assure le rapatriement au besoin
Il s'agit d'une assurance-groupe à échéance fixe offerte par la compagnie Allianz Worldwide Care qui a été conçue pour des employés d'entreprises. Elle est disponible pour les membres (50 euros par année) de l'association Sail the World qui en font la demande. La prime est de 605 euros par personne pour une couverture de 300 jours mais il existe une couverture moindre à moindre coût.
Pourquoi l'expérience a été pénible?
Nous avons payé les primes en mars 2014 et nous nous attendions à recevoir un certificat d'assurance immédiatement, même si la couverture débute obligatoirement le 1er mai. Eh bien non!
On nous a expliqué que les certificats ne seraient disponibles que dans les derniers jours d'avril. Eh bien non!
Le courtier ANP et l'assureur Allianz se sont barrés les pieds sur une question de facturation et nous avons reçu les certificats d'assurance le 1er juillet!!
Il a même fallu se battre pour obtenir un reçu officiel pour le paiement des primes!!!
Autres assurances à explorer
Un ami, assureur retraité de France, nous a conseillé les démarches suivantes juste comme on obtenait les fameux certificats. On ne les a donc pas faites. Voici ce qu'il nous a dit :
Pour votre assurance santé, il existe 2 sites de souscription :
acs-ami.com Rubrique: assurance impartie en France. Garantie: essentielle
Santé-expat.actusite.fr qui a plusieurs compagnies à proposer, deux semblent intéressantes :
APril avec deux produits visit'assur qui correspond aux obligations du visa Schengen
Welcome Cover qui correspond aux mêmes critères mais avec des paramètres d'âge et de durée différents. Possibilité de souscrire en ligne.
Mondial assurance qui propose aussi un contrat correspondant aux accords de Schengen.
Il me semble qu'il faut éviter les compagnies Henner et Swiss Health qui me sont chères.
Nous sommes à Nuku-Hiva, aux Marquises, jusqu'à la fin de la saison cyclonique, soit la mi-avril. C'est vraiment super ici. Malgré la grande notoriété de ces îles, il n'y a pas de touristes. En fait, il n'y a probablement pas 30 chambres à louer sur l'île de même que sur toutes les autres Marquises. Atmosphère unique donc.
Merci pour le Réseau et cordiales salutations,
Jacques
VA3JEQ
Séjour prolongé en Polynésie française
Mars 2015
VA3 JEQ S/V Navé
Pourquoi faire une demande de visa?
La Polynésie française est un vaste territoire composé de 5 archipels. L'archipel des Marquises (9S 140W) est considéré exempt de cyclones. On y connaît rarement des dépressions tropicales. En comparaison avec les Antilles, les Marquises présentent des conditions cycloniques semblables à ce qu'on retrouve à Trinidad. On peut rester jusqu'à 3 ans, et même plus, en Polynésie à condition de revenir s'abriter aux Marquises de novembre à mars.
Il n'y a pas de cyclone sur la route entre Panama ou l'Équateur et les Marquises. On peut faire la traversée à n'importe quel mois de l'année. Notre traversée en décembre depuis l'Équateur a été d'une grande facilité.
Une fois débarrassé de la contrainte de la saison cyclonique qui oblige à quitter Panama en février-mars et d'arriver en Nouvelle-Zélande en octobre, on se libère aussi du troupeau de bateaux qui fait le même trajet en même temps ce qui amène des mouillages encombrés et une réception « haute-saison » de la part des locaux.
Voici donc un petit rapport au sujet de l'obtention d'un visa de séjour prolongé en Polynésie française conforme aux démarches que nous avons effectuées en 2014 et 2015.
Infos de base
La durée normale du séjour pour les résidents des pays non européens est de 3 mois pour chaque période de 6 mois.
La période pendant laquelle un bateau étranger peut rester dans les eaux polynésiennes sans être taxé est de 36 mois. (Il suffit de visiter un autre pays, ne serait-ce qu'une journée, pour remettre le compteur à zéro. Les Îles Cook par exemple.)
Les procédures administratives relatives à la clearance et au permis de séjour peuvent se faire un peu partout sur le territoire de la Polynésie française. Il y a un centre administratif dans chaque archipel.
Le visa de séjour prolongé
Ce n'est pas à proprement parlé un visa. C'est plutôt un pré-arrangement qui permet d'obtenir une « carte de séjour prolongé » une fois rendu en Polynésie française. On ne peut pas faire cette demande depuis le territoire de la Polynésie française.
On peut faire la demande dans n'importe quel Consulat français, par exemple à Panama City, à condition d'avoir quitté son pays de résidence depuis 4 mois. Officiellement, le consulat demande un délai de 3 mois pour émettre le visa mais cela peut se passer plus rapidement, par exemple, le Consulat de Panama l'émet en 4 à 6 semaines.
Pour faire la demande, il faut
◦ Remplir un formulaire officiel pour chaque personne
◦ Écrire une lettre expliquant le pourquoi de la demande et la durée du séjour projeté. Nous avons demandé plus d'un an.
◦ Se présenter au Consulat avec les originaux et une copie de chaque document requis
◦ Produire deux photos format passeport par personne (en prévoir un jeu supplémentaire)
◦ Prouver les sources de revenus au moyen de documents officiels (montant minimal non indiqué)
◦ Produire une copie de l'enregistrement du bateau, de son itinéraire projeté et de la liste d'équipage
◦ Produire une lettre promettant de ne pas exercer d'emploi en Polynésie française
◦ Produire une preuve d'assurance-santé d'un minimum de 50 000 USD par personne
◦ Produire une copie du certificat de mariage ou d'un livret familial ou des certificats de naissance si la demande concerne des enfants
◦ Payer 99 euros par personne (enfants peut-être pas, à vérifier) pour l'étude de la requête, non remboursable en cas d'échec
Le dépôt de la demande
◦ se fait en personne au Consulat de France local. (À Panama City, auprès de Mme Blaizy Serrano sur rendez-vous (507-211-6200). Cette dame parle couramment l'espagnol, le français et l'anglais, de plus, elle est très serviable.)
◦ Le dossier est pré-étudié sur place et si quelque chose ne va pas le dépôt du dossier est refusé, la raison expliquée et il n'y a rien à payer. (C'était notre cas avec les photos et l'absence d'assurance-santé car ils n'acceptent pas qu'on s'assure soi-même)
◦ Si le dossier est recevable, sans engagement de la part du Consulat, chaque personne est rencontrée, photographiée et il y a prise d'empreintes digitales.
◦ La procédure stipule que le Consulat doit garder les passeports durant l'étude du dossier mais comme ce n'est pas vraiment possible, à Panama en tout cas, on vous demande de photocopier toutes les pages de tous les passeports et de rédiger une lettre d'engagement à l'effet de ramener les passeports originaux au Consulat en temps voulu.
L'étude du dossier
◦ se fait à Papeete qui prend la décision
◦ La réponse provient du Consulat par courriel
◦ Il faut se rendre au Consulat pour qu'on appose les visas dans les passeports.
Ensuite : une fois le visa obtenu
◦ on a six mois pour atteindre la Polynésie française mais pas durant le mois qui suit immédiatement l'obtention du visa
◦ Il faut se présenter aux autorités dans les deux mois qui suivent l'entrée en Polynésie pour transformer le visa en carte de séjour. Aux Marquises, ce serait à Taiohae sur Nuku-Hiva (689-40-91-00-80)
◦ Il faut à nouveau présenter deux photos passeport
◦ Il y a une taxe de 9 000 francs pacifiques (environ 100$) payable au moyen d'un timbre fiscal acheté au bureau de poste (NB un seul par famille)
◦ L'émission de la carte de séjour se fait à Papeete et il faut compter environ un mois pour que les papiers transitent entre le centre administratif local (Nuku-Hiva par exemple) et Papeete. (Soyez prudent avec le calendrier car sans la carte de séjour, vous n'avez droit qu'à 3 mois et il faut plus d'un mois pour l'obtenir une fois rendu en Polynésie)
◦ La carte de séjour est valable pour la durée demandée (max 1 an) à compter de la date d'arrivée en Polynésie.
◦ La carte de séjour est renouvelable annuellement à condition d'en faire la demande un mois avant son expiration.
Des renseignements officiels à ce sujet peuvent être obtenus de etrangers@polynesie-francaise.pref.gouv.fr. Réponses rapides.
Notes sur l'assurance santé
Allianz/STW
Nous avons trouvé une assurance santé adéquate auprès de l’association Sail the World (stw.fr) mais l'expérience a été pénible. Cette assurance couvre les soins de santé d'urgence seulement. Elle est :
valable pour une année (1er mai au 1er mai)
renouvelable annuellement sans questionnaire médical
offre un plafond de garantie de 200,000 euros
couvre 100% des frais d'hospitalisation, de soins ambulatoires et de médecine courante
assure une prise en charge jusqu'à 300 jours par année
assure le rapatriement au besoin
Il s'agit d'une assurance-groupe à échéance fixe offerte par la compagnie Allianz Worldwide Care qui a été conçue pour des employés d'entreprises. Elle est disponible pour les membres (50 euros par année) de l'association Sail the World qui en font la demande. La prime est de 605 euros par personne pour une couverture de 300 jours mais il existe une couverture moindre à moindre coût.
Pourquoi l'expérience a été pénible?
Nous avons payé les primes en mars 2014 et nous nous attendions à recevoir un certificat d'assurance immédiatement, même si la couverture débute obligatoirement le 1er mai. Eh bien non!
On nous a expliqué que les certificats ne seraient disponibles que dans les derniers jours d'avril. Eh bien non!
Le courtier ANP et l'assureur Allianz se sont barrés les pieds sur une question de facturation et nous avons reçu les certificats d'assurance le 1er juillet!!
Il a même fallu se battre pour obtenir un reçu officiel pour le paiement des primes!!!
Autres assurances à explorer
Un ami, assureur retraité de France, nous a conseillé les démarches suivantes juste comme on obtenait les fameux certificats. On ne les a donc pas faites. Voici ce qu'il nous a dit :
Pour votre assurance santé, il existe 2 sites de souscription :
acs-ami.com Rubrique: assurance impartie en France. Garantie: essentielle
Santé-expat.actusite.fr qui a plusieurs compagnies à proposer, deux semblent intéressantes :
APril avec deux produits visit'assur qui correspond aux obligations du visa Schengen
Welcome Cover qui correspond aux mêmes critères mais avec des paramètres d'âge et de durée différents. Possibilité de souscrire en ligne.
Mondial assurance qui propose aussi un contrat correspondant aux accords de Schengen.
Il me semble qu'il faut éviter les compagnies Henner et Swiss Health qui me sont chères.
mercredi 4 février 2015
BIDULE _ Gaston et Lizanne à HAWAII
Toujours à Honolulu. Nous commençons à connaître la place quoique nous n'avons pas encore fait beaucoup de tourisme. Deux groupes de visiteurs viennent nous voir dont le premier la semaine prochaine alors nous voulions les attendre. Par ailleurs, nous n'avons pas pu résister à la tentation de faire une petite randonnée de vélo jusqu'à Pearl Harbor pour voir la baie où il y a eu la fameuse attaque par les Japonnais en 1941. Ici, il fait chaud mais pas toujours beau. Nous avons profité des journées pluvieuses pour ajouter un article de blog qui résume notre traversée entre Tahiti et Hawai'i.
Lizanne et Gaston
sur Bidule
Traversée Tahiti -) Hawaï du 31 juillet au 21 août 2014
Puisque que les vents dominants du Pacifique dans l’hémisphère-nord sont du Nord-Est et ceux de L’hémisphère-sud du Sud-Est, il aurait été difficile de naviguer directement vers Hawaï qui se trouve au nord car nous aurions eu le vent dans le nez en haut de l’équateur. Alors, notre stratégie était de prendre le vent du Sud-Est de travers pour traverser l’équateur au 145° O. Ensuite, quoique la zone de convergence à cette latitude reste généralement venteuse, nous pensions qu’il serait bon de la passer le plus rapidement possible en faisant du franc nord jusqu’au 8°N. De plus, cela nous permettait d’avoir un meilleur angle, une fois la zone de de vent du Nord-Est atteinte, pour piquer directement sur Hilo. Il était un peu tôt pour effectuer cette traversée car la saison des ouragans dans le Pacifique nord se poursuit jusqu’en novembre mais notre visa était expiré pour la Polynésie Française alors, pas le choix. Quoique, notre plan B si il y avait eu trop de mauvais temps, aurait été de faire demi-tour vers les Marquises et rester caché le temps de pouvoir repartir. Maintenant, voyons ce qui c’est réellement passé...
Le départ s’annonçait bien avec des vents d’une quinzaine de noeuds ce qui nous permettait d’atteindre 120 miles par jour. Après 24h, le vent a tourné vers l’Est et même le Nord-Est entre 10-12 noeuds ce qui nous forçait à faire du près serré. Nous avons du attendre la fin de la première semaine avant de voir le vent revenir vers l’ESE à 15 noeuds. Le courant était contre nous de 1 à 1,5 noeuds. Par ailleurs, nous avions une belle météo et la visite de dauphins égaillait notre quotidien. Un gros poisson O.N.N.I nous a arraché un leurre et une bonite pêchée était infestée de parasites. Je sais que dans le temps, les parasites étaient enlevés sur les morues avant leur consommation mais nous n’avons tout de même pas osé la manger. Ce n’est pas le temps d’être malade quand le médecin le plus près est à des milliers de mile nautique de soi. Au même moment, deux ouragans, Iselle et Julio, se formaient dans l’hémisphère nord. Nous étions encore trop au sud pour que ce soit dangereux pour nous mais un de nos copains se trouvait à Hilo. Iselle l’a dépeigné un peu mais, lui et son bateau s’en sont sorti indemne.
Malgré que le vent n’ait pas été aussi SE que prévu, nous avons réussi à passer l’équateur au 145°O en donnant le traditionnel shooter à Neptune. Il commence à nous coûter cher cet alcoolo! Comme prévu, nous avons débuté notre remontée vers le 8°N au grand largue dans les grains habituellement trouvés dans la zone de convergence ou le gris prédomine. D’ailleurs, il a plu pendant trois jours de suite. Une dépression a débuté sa formation directement au dessus de nous. La question des deux prochains jours tout en changeant notre cap un peu plus vers le Nord-Ouest que franc Nord fut comment la contourner. Idéalement, pour ne pas faire plus de miles que nécessaire, nous irions plus à l’ouest. Par ailleurs, si cette dépression se met à bouger, elle va aussi partir vers l’ouest et possiblement nous passer dessus. Nous l’avons donc observé un bon moment tout en ce demandant si nous passions ou pas. Vu qu’elle ne bougeait toujours pas, nous avons pu la passer sans mal. Mais, ce n’était pas fini car se développait aussi dans le Pacifique une tempête tropicale du nom de Karina.
Nous approchons maintenant de la zone ou le vent change tourne au NE et Karina est une indécise qui ne sait pas où elle va et si elle va forcir ou non. Sa route habituelle serait vers Hawaï mais sait-on jamais. Nous continuons notre route directement sur Hilo en espérant que Neptune s’occupe de nous en échange de sa rasade. La bonne nouvelle est que le vent tient toujours et que jusqu’à maintenant, le moteur n’a presque pas servi. Il reste donc amplement de diesel. Si elle décidait de bouger, nous avions prévu de s’écarter de sa route en allant vers le sud. Finalement, elle est remontée vers le nord et s’est essoufflée. Tant mieux pour nous qui ont continué notre route toujours à voile avec des vent de 10 à 15 noeuds. Ok! Une autre p’tite shot pour Neptune! C’est seulement à l’approche de la côte que le vent à faibli nous forçant à utiliser le moteur. Après 21 jours de mer, nous sommes amarrées à Radio bay, Hilo sur la plus grande île d’Hawaï.
Quand nous étions arrivés en Polynésie Française, j’étais bien heureuse à l’idée de ne plus avoir à passer de longue période en mer avant au mois un an selon l’itinéraire que nous avions choisi. La plus grande navigation aurait été entre les Tongas et la Nouvelle-Zélande et aurait pris tout au plus une semaine. Pas que j’ai quelque chose contre les longues navigations mais après avoir passer 131 jours en mer (ou 13 000 miles nautiques) en un an, j’en avais ras le pompon! J’aurai bien aimé passer plus de temps les pieds dans le sable mais nous voulions revenir en Polynésie. Je suis donc entrée dans cette traversée à reculons. Elle était bien loin d’avoir autant de jours que notre première traversée vers Hawaï (61 jours) mais je l’ai trouvé lllloooonnnngue. Gaston me trouve bien chialeuse. Ça n’arrive jamais qu’un homme se tanne d’être en mer? Mais bon, après presque six mois de repos sans trop bouger, ça vas mieux. Nous partirons de Honolulu vers la fin mars et reprendrons l’itinéraire prévu l’année dernière.
Lizanne et Gaston
sur Bidule
Traversée Tahiti -) Hawaï du 31 juillet au 21 août 2014
Puisque que les vents dominants du Pacifique dans l’hémisphère-nord sont du Nord-Est et ceux de L’hémisphère-sud du Sud-Est, il aurait été difficile de naviguer directement vers Hawaï qui se trouve au nord car nous aurions eu le vent dans le nez en haut de l’équateur. Alors, notre stratégie était de prendre le vent du Sud-Est de travers pour traverser l’équateur au 145° O. Ensuite, quoique la zone de convergence à cette latitude reste généralement venteuse, nous pensions qu’il serait bon de la passer le plus rapidement possible en faisant du franc nord jusqu’au 8°N. De plus, cela nous permettait d’avoir un meilleur angle, une fois la zone de de vent du Nord-Est atteinte, pour piquer directement sur Hilo. Il était un peu tôt pour effectuer cette traversée car la saison des ouragans dans le Pacifique nord se poursuit jusqu’en novembre mais notre visa était expiré pour la Polynésie Française alors, pas le choix. Quoique, notre plan B si il y avait eu trop de mauvais temps, aurait été de faire demi-tour vers les Marquises et rester caché le temps de pouvoir repartir. Maintenant, voyons ce qui c’est réellement passé...
Le départ s’annonçait bien avec des vents d’une quinzaine de noeuds ce qui nous permettait d’atteindre 120 miles par jour. Après 24h, le vent a tourné vers l’Est et même le Nord-Est entre 10-12 noeuds ce qui nous forçait à faire du près serré. Nous avons du attendre la fin de la première semaine avant de voir le vent revenir vers l’ESE à 15 noeuds. Le courant était contre nous de 1 à 1,5 noeuds. Par ailleurs, nous avions une belle météo et la visite de dauphins égaillait notre quotidien. Un gros poisson O.N.N.I nous a arraché un leurre et une bonite pêchée était infestée de parasites. Je sais que dans le temps, les parasites étaient enlevés sur les morues avant leur consommation mais nous n’avons tout de même pas osé la manger. Ce n’est pas le temps d’être malade quand le médecin le plus près est à des milliers de mile nautique de soi. Au même moment, deux ouragans, Iselle et Julio, se formaient dans l’hémisphère nord. Nous étions encore trop au sud pour que ce soit dangereux pour nous mais un de nos copains se trouvait à Hilo. Iselle l’a dépeigné un peu mais, lui et son bateau s’en sont sorti indemne.
Malgré que le vent n’ait pas été aussi SE que prévu, nous avons réussi à passer l’équateur au 145°O en donnant le traditionnel shooter à Neptune. Il commence à nous coûter cher cet alcoolo! Comme prévu, nous avons débuté notre remontée vers le 8°N au grand largue dans les grains habituellement trouvés dans la zone de convergence ou le gris prédomine. D’ailleurs, il a plu pendant trois jours de suite. Une dépression a débuté sa formation directement au dessus de nous. La question des deux prochains jours tout en changeant notre cap un peu plus vers le Nord-Ouest que franc Nord fut comment la contourner. Idéalement, pour ne pas faire plus de miles que nécessaire, nous irions plus à l’ouest. Par ailleurs, si cette dépression se met à bouger, elle va aussi partir vers l’ouest et possiblement nous passer dessus. Nous l’avons donc observé un bon moment tout en ce demandant si nous passions ou pas. Vu qu’elle ne bougeait toujours pas, nous avons pu la passer sans mal. Mais, ce n’était pas fini car se développait aussi dans le Pacifique une tempête tropicale du nom de Karina.
Nous approchons maintenant de la zone ou le vent change tourne au NE et Karina est une indécise qui ne sait pas où elle va et si elle va forcir ou non. Sa route habituelle serait vers Hawaï mais sait-on jamais. Nous continuons notre route directement sur Hilo en espérant que Neptune s’occupe de nous en échange de sa rasade. La bonne nouvelle est que le vent tient toujours et que jusqu’à maintenant, le moteur n’a presque pas servi. Il reste donc amplement de diesel. Si elle décidait de bouger, nous avions prévu de s’écarter de sa route en allant vers le sud. Finalement, elle est remontée vers le nord et s’est essoufflée. Tant mieux pour nous qui ont continué notre route toujours à voile avec des vent de 10 à 15 noeuds. Ok! Une autre p’tite shot pour Neptune! C’est seulement à l’approche de la côte que le vent à faibli nous forçant à utiliser le moteur. Après 21 jours de mer, nous sommes amarrées à Radio bay, Hilo sur la plus grande île d’Hawaï.
Quand nous étions arrivés en Polynésie Française, j’étais bien heureuse à l’idée de ne plus avoir à passer de longue période en mer avant au mois un an selon l’itinéraire que nous avions choisi. La plus grande navigation aurait été entre les Tongas et la Nouvelle-Zélande et aurait pris tout au plus une semaine. Pas que j’ai quelque chose contre les longues navigations mais après avoir passer 131 jours en mer (ou 13 000 miles nautiques) en un an, j’en avais ras le pompon! J’aurai bien aimé passer plus de temps les pieds dans le sable mais nous voulions revenir en Polynésie. Je suis donc entrée dans cette traversée à reculons. Elle était bien loin d’avoir autant de jours que notre première traversée vers Hawaï (61 jours) mais je l’ai trouvé lllloooonnnngue. Gaston me trouve bien chialeuse. Ça n’arrive jamais qu’un homme se tanne d’être en mer? Mais bon, après presque six mois de repos sans trop bouger, ça vas mieux. Nous partirons de Honolulu vers la fin mars et reprendrons l’itinéraire prévu l’année dernière.
mardi 9 décembre 2014
GRACE - Les Tonga
Les Tonga
27 septembre nous arrivons au Tonga.
Les Tonga, c'est 171 Îles volcaniques et
coralliennes donc la majorité sont inhabitées et on peut y rencontrer quelques touristes qui viennent
ici principalement, pour voir et nager avec les baleines et oui, nager avec les
baleines….
Les Tonga se divisent
en 4 groupes (Niuas, Vava’u,
Ha'apai et Tongatapu). On visitera 2 de
ces groupes d'îles (Vava'u et Ha’apai).
Lundi 29 septembre, nous complétons nos
formalités d'entrée au port de Neiafu
(Vava’u). Nous restons à une bouée dans
la belle baie de Neiafu pendant plus d'une semaine. Plusieurs québécois sont
déjà là. C'est là que l'on retrouve Louise
et Claude (Coquin), et que l'on rencontre Jean-Pierre et Dana (Vanille), ainsi
que Carol et Livia (Estrellita)
Les
Tonga font aussi parties de la Polynésie. C'est aussi le seul pays polynésien à avoir toujours une monarchie et à ne jamais
avoir été colonisé par les européens ou d'autres peuples. Ce qui est
impressionnant, c'est le peuple polynésien le plus pauvre que l'on a rencontré
à date. Sur l'île principale et dans plusieurs villages, les habitations sont
très modestes et rudimentaires. Dans certaines Îles visitées, la seule source
d'énergie quand elle est disponible est produite par un seul panneau solaire
par maison. Pour se déplacer, on a vu sur une île un tracteur qui remplissait
toutes les fonctions de transport. Souvent, il n'a pas qu'un petit sentier en
terre, qui relie les habitations entre elle. Dans la ville de Neiafu, beaucoup
de gens se déplacent en pick-up pour aller à la messe du dimanche.
Au Tonga, la principale source de revenu est l'aide
financière que les membres de la famille à l'extérieur du pays envoient aux membres restants sur
place (24 000 résident en NZ, 10 500 au US et 4 500 en Australie). Leur principale source d'exportation est la vanille
suivie du kava et plus récemment le coco. De plus, la très grande majorité des
commerces sont détenus par des chinois. On retrouve peu d’activités de
transformation
Après
la mort roi Tupou IV, (qui régna 1965-2006), son fils, le roi Tupou V,
met en place un gouvernement dit indépendant
(Premier Ministre et Parlement) continuant la réforme initiée il y a 150
ans par le roi Tupou I. Mars 2012, il
décède.
A la lecture de certains documents relatant l'histoire des
Tonga, on mentionne que la population souhaite que le roi actuel, le frère du
roi Tupou V, maintienne en place l'administration politique démocratique de son
prédécesseur (premier Ministre et parlement) et sa façon de gérer car c'est le
roi qui nommerait le premier ministre et les membres du parlement....
En 1970, les Tonga sont admis dans le
Commonwealth, durant la même période, des relations diplomatiques et d'affaires
s'établissent avec Union Soviétique. Ceci attira rapidement l'attention de l’Australie,
de la nouvelle -Zélande et des USA,
résultant à de meilleures relations
d'affaires entre les Tonga et ces pays. On constate qu'il y a beaucoup d'aide
internationale dans les Îles visitées. Les aides proviennent de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie pour
les réservoirs à eau résidentiel, du Japon pour les pompes à eau et panneaux
solaire résidentiels) et de la Chine pour le Pont.
Pour aider les navigateurs à planifier leur
traversée vers la NZ, un groupe de New- Zélandais (représentants de
l'immigration, des douanes et navigateurs expérimentés) organise une semaine (6
au 11 oct.) d'activités et d’informations techniques pour la traversée et les
formalités d'entrée. Nous avons
participé à ces rencontres très intéressantes et à certaines activités dont la
visite d'une école privée (pour des enfants qui ont en autre des problèmes d’adaptation)
cette école reçoit beaucoup d'aide de la NZ, nous avons offert quelques
articles d’école. Nous avons eu droit à un Spectacle d'enfants et à un dîner offert par les parents des
enfants (super bon). Un spectacle de danse traditionnelle et de danse du feu
ont été aussi organisés dans le cadre de
cette semaine.
Au marché publique, le samedi matin c'est
l'abondance en plus, nous avons droit à des chants et danses traditionnelles
pour animer le marché et pour attirer des étrangers à la messe dominicale.
Nous n'avons pas résisté, dimanche nous
nous rendons à l'église, elle est très sobre, la grande majorité des gens ont
des costumes traditionnelles (pour les hommes, une sorte de jupe fait de jonc tressée
et pour les femmes une sorte de ceinture crochetée.
Après 3 semaines, nous reprenons la navigation pour une
nuit, destination Pangai à Ha'apai. Les vents sont plus forts que prévu, nous
devons réduire la voilure pour arriver au levée du jour. Nous arrivons en même
temps que Coquin et Vanille. Ha'apai est réputé pour les plages, le snorkeling et ces beaux ancrages.
Après avoir complété les formalité à Pangai, et oui, malgré
le fait que nous soyons toujours dans le même pays, nous devons nous rapporter
dans chaque groupe d'îles en arrivant et en quittant (particularité des Tonga),
nous nous promenons en ville, ici, c'est la pauvreté extrême.
Février 2014, le groupe d'îles d'Ha'apai est touché par le
plus fort cyclone qui n'a jamais touché les Tonga. Depuis, ils sont frappés par
une sécheresse (depuis 5 mois pas une goutte de pluie) l'approvisionnement en
eau douce est aussi un problème.
Ce qui surprend le plus c'est l'état des
maisons versus l'état des églises et de la banque.... et la beauté des plages
En faisant nos formalités de départ, on nous demande si on a des suggestions, on mentionne que nous sommes toujours très intéressés à découvrir leur culture, incluant: repas, danses, chants, fabrication de leurs vêtements traditionnelles, activités sportive, histoire etc... Que dans certaines Îles visitées, repas et danse traditionnelles sont organisés et ces activités sont très appréciées des gens de voilier... De plus, il pourrait aussi offrir au marché plus de fruits, de légumes, d'œufs produits sur place, ainsi que du pain, à suivre....
27 octobre nous quittons les Tonga pour la Nouvelle Zélande
GRACE - La traversée des Tonga vers la Nouvelle –Zélande
La traversée des Tonga vers la Nouvelle –Zélande
27 octobre nous quittons les Tonga pour la Nouvelle Zélande
La traversée vers la NZ est une traversée redoutée par beaucoup de navigateurs. La fenêtre météo est d’environ de 7 jours. En partant de Ha’apai nous devons franchir 1200m. nautiques.
Lundi 11h, le 27 octobre, après avoir fait nos formalités de sortie à Ha'apai nous quittons pour la NZ.
La fenêtre météo, nous semble idéale, nous souhaitons arriver rapidement en NZ, la mère de Robert a été diagnostiquée avec un cancer, il y a environ 1 mois. Depuis quelques jours son état de santé s'est rapidement détérioré. Nous prévoyons rentrer le plus tôt possible au Québec.
Pour cette raison, nous ne prévoyons pas arrêter à Minerva Reef. Nous passerons près, pour avoir une place pour se mettre à l’abri s’il y a du mauvais temps annoncé. Nous prévoyons une route qui devrait nous amener au Nord du ‘’North Cape’’ (30'S au 173'E) 2 jours avant d’arriver en NZ (Opua) pour nous permettre d’arriver avec des vents favorables. La traversée devrait se faire en 9 jours .
27 octobre, nous avons du bon vent, nous avançons très bien, nous faisons des pointes jusqu'à 9,2noeud. En quittant, le groupe Ha'apai, une baleine vient sortir de l'eau à environ 50 pieds de Grace, nous faisons tout un saut... De plus, nous attrapons une belle dorade pour le souper, quel délice ...
28 octobre, nous avons toujours du bon vent, les prévisions nous annoncent toujours une belle fenêtre météo. La décision est prise, nous n'arrêterons pas Minerva Reef, nous mettons le cap sur le 30S-173E. (Conseil d'un navigateur qui a fait 46 fois la traversée). Pour être en mesure de prendre le vent d’ouest à l’arrivée.
29 octobre, le gourou de la météo, conseille à tous ceux qui sont à Minerva Reef, de quitter car la fenêtre météo est idéale et de faire la ligne directe, car aucun vent ouest est annoncé. Nous écoutons son conseil et modifions notre route pour la ligne directe, ceci devrait nous faire sauver une journée de traversée. La force du vent a diminué, nous sortons le Spi.
30 octobre, tout un changement cap, le gourou de la météo recommande à tous de faire de l'ouest, car il vient de voir qu'il y aura de fort vent d'ouest le lundi le 3 nov. Nous devons rallonger la route et nous sommes toujours à moteur. Nous décidons de faire un peu plus d'ouest, mais pas trop quand même, on ne veut pas trop allonger la route. Il nous faut prévoir assez de diesel pour faire la route, si nous sommes obligées de tout faire à moteur. Depuis 4h du matin nous sommes à moteur, nous avons aussi des courants contraires. On ne connaît pas vraiment ce phénomène, mais il faut faire avec, espérons que cela va changer, le moteur tourne à 2000 tours et nous avançons à moins de 5 nœuds, la vitesse varie entre 3,6n et 4,5n. Nous avions planifié de faire au moins 130mn/jour, à moins de 100mn, il faut prévoir une journée de plus. À 13h00, nous franchissons la ligne du temps
31 octobre nous sommes toujours à moteur et nous nous aidons du génois et de la GV quand c'est possible, le vent est très, très léger...A 13h, un fort bruit d'avion se fait entendre, un 4 moteurs de l'armée de l'air de la NZ est très près de nous, assez près pour voir le Nom de Grace et pour nous appeler sur la radio VHF. On nous demande notre date prévue d'arriver et à quel port. Au même moment, il se dirige vers un autre voilier. Nous sommes très surpris et constatons que cette façon de faire est très sécuritaire pour la navigation des voiliers vers la NZ. Ceci a un avantage sur la surveillance en mer et pour les bateaux de pêche.
À 400 milles des côtes, enfin, on n'a plus de courant contraire. Durant toute la nuit nous sommes sous Spi, mais toujours avec le moteur, les vents sont trop légers
1 nov. durant la nuit, nous apprenons que l'état de santé de la mère de Robert, s'est beaucoup détériorée. Sera-elle encore vivante quand on arrivera à Opua?
Durant le jour le vent est toujours très léger, nous nous rapprochons de plus en plus de Vanille (voilier Québécois), Jean-Pierre et Dana gens super, on discute avec eux, de la météo à tous les jours.
2 nov nous apprenons que la mère de Robert est décédée, moins de 2 mois après qu'on est diagnostiqué un cancer, Nous faisons beaucoup voile et moteur, pas le choix, si on veut arriver le plus tôt possible, des vents non favorables sont annoncés.
3 nov. nous sommes sous Spi mais toujours à moteur, le front devrait passer en soirée avec des vents de 25 à 35 nœuds. À 16h. le front passe, mais finalement nous avons un peu de vent, mais pas pour longtemps.
4 nov. au matin, pas beaucoup de vent, toujours à moteur, nous avons des courants contraires, nous arriverons demain matin à Opua en Nouvelle-Zélande. Nous avons tout juste assez de diesel pour nous rendre.
4 nov à 10h, enfin nous sortons les voiles, le vent non annoncé nous permet d’avancer entre 6 et 7 nœuds. Calcul fait nous pouvons arriver vers la fin du montant à l’entrée de Veronica Channel , soit vers 18h. Nous avons une belle journée de voile, les dauphins viennent aussi nous accueillir. À 21h nous sommes accueillis par un voilier Français au quai de la quarantaine à Opua en Nouvelle Zélande et moins d’une heure plus tard, nous prenons les amarres du voilier québécois Vanille.
27 octobre nous quittons les Tonga pour la Nouvelle Zélande
La traversée vers la NZ est une traversée redoutée par beaucoup de navigateurs. La fenêtre météo est d’environ de 7 jours. En partant de Ha’apai nous devons franchir 1200m. nautiques.
Lundi 11h, le 27 octobre, après avoir fait nos formalités de sortie à Ha'apai nous quittons pour la NZ.
La fenêtre météo, nous semble idéale, nous souhaitons arriver rapidement en NZ, la mère de Robert a été diagnostiquée avec un cancer, il y a environ 1 mois. Depuis quelques jours son état de santé s'est rapidement détérioré. Nous prévoyons rentrer le plus tôt possible au Québec.
Pour cette raison, nous ne prévoyons pas arrêter à Minerva Reef. Nous passerons près, pour avoir une place pour se mettre à l’abri s’il y a du mauvais temps annoncé. Nous prévoyons une route qui devrait nous amener au Nord du ‘’North Cape’’ (30'S au 173'E) 2 jours avant d’arriver en NZ (Opua) pour nous permettre d’arriver avec des vents favorables. La traversée devrait se faire en 9 jours .
27 octobre, nous avons du bon vent, nous avançons très bien, nous faisons des pointes jusqu'à 9,2noeud. En quittant, le groupe Ha'apai, une baleine vient sortir de l'eau à environ 50 pieds de Grace, nous faisons tout un saut... De plus, nous attrapons une belle dorade pour le souper, quel délice ...
28 octobre, nous avons toujours du bon vent, les prévisions nous annoncent toujours une belle fenêtre météo. La décision est prise, nous n'arrêterons pas Minerva Reef, nous mettons le cap sur le 30S-173E. (Conseil d'un navigateur qui a fait 46 fois la traversée). Pour être en mesure de prendre le vent d’ouest à l’arrivée.
29 octobre, le gourou de la météo, conseille à tous ceux qui sont à Minerva Reef, de quitter car la fenêtre météo est idéale et de faire la ligne directe, car aucun vent ouest est annoncé. Nous écoutons son conseil et modifions notre route pour la ligne directe, ceci devrait nous faire sauver une journée de traversée. La force du vent a diminué, nous sortons le Spi.
30 octobre, tout un changement cap, le gourou de la météo recommande à tous de faire de l'ouest, car il vient de voir qu'il y aura de fort vent d'ouest le lundi le 3 nov. Nous devons rallonger la route et nous sommes toujours à moteur. Nous décidons de faire un peu plus d'ouest, mais pas trop quand même, on ne veut pas trop allonger la route. Il nous faut prévoir assez de diesel pour faire la route, si nous sommes obligées de tout faire à moteur. Depuis 4h du matin nous sommes à moteur, nous avons aussi des courants contraires. On ne connaît pas vraiment ce phénomène, mais il faut faire avec, espérons que cela va changer, le moteur tourne à 2000 tours et nous avançons à moins de 5 nœuds, la vitesse varie entre 3,6n et 4,5n. Nous avions planifié de faire au moins 130mn/jour, à moins de 100mn, il faut prévoir une journée de plus. À 13h00, nous franchissons la ligne du temps
31 octobre nous sommes toujours à moteur et nous nous aidons du génois et de la GV quand c'est possible, le vent est très, très léger...A 13h, un fort bruit d'avion se fait entendre, un 4 moteurs de l'armée de l'air de la NZ est très près de nous, assez près pour voir le Nom de Grace et pour nous appeler sur la radio VHF. On nous demande notre date prévue d'arriver et à quel port. Au même moment, il se dirige vers un autre voilier. Nous sommes très surpris et constatons que cette façon de faire est très sécuritaire pour la navigation des voiliers vers la NZ. Ceci a un avantage sur la surveillance en mer et pour les bateaux de pêche.
À 400 milles des côtes, enfin, on n'a plus de courant contraire. Durant toute la nuit nous sommes sous Spi, mais toujours avec le moteur, les vents sont trop légers
1 nov. durant la nuit, nous apprenons que l'état de santé de la mère de Robert, s'est beaucoup détériorée. Sera-elle encore vivante quand on arrivera à Opua?
Durant le jour le vent est toujours très léger, nous nous rapprochons de plus en plus de Vanille (voilier Québécois), Jean-Pierre et Dana gens super, on discute avec eux, de la météo à tous les jours.
2 nov nous apprenons que la mère de Robert est décédée, moins de 2 mois après qu'on est diagnostiqué un cancer, Nous faisons beaucoup voile et moteur, pas le choix, si on veut arriver le plus tôt possible, des vents non favorables sont annoncés.
3 nov. nous sommes sous Spi mais toujours à moteur, le front devrait passer en soirée avec des vents de 25 à 35 nœuds. À 16h. le front passe, mais finalement nous avons un peu de vent, mais pas pour longtemps.
4 nov. au matin, pas beaucoup de vent, toujours à moteur, nous avons des courants contraires, nous arriverons demain matin à Opua en Nouvelle-Zélande. Nous avons tout juste assez de diesel pour nous rendre.
4 nov à 10h, enfin nous sortons les voiles, le vent non annoncé nous permet d’avancer entre 6 et 7 nœuds. Calcul fait nous pouvons arriver vers la fin du montant à l’entrée de Veronica Channel , soit vers 18h. Nous avons une belle journée de voile, les dauphins viennent aussi nous accueillir. À 21h nous sommes accueillis par un voilier Français au quai de la quarantaine à Opua en Nouvelle Zélande et moins d’une heure plus tard, nous prenons les amarres du voilier québécois Vanille.
mardi 30 septembre 2014
BIDULE - Tuamotus
Nous sommes toujours au quai à Radio Bay dans la baie de Hilo, Hawaî.
Nous avons profité du fait d'avoir une adresse pour se faire livrer plusieurs pièces. Certaines sont en rupture de stock alors nous devons attendre ici encore une semaine ou deux. Remarquez qu'on s'en plaint pas. Le soleil brille. Nous sommes entouré de jolis parcs. Nous avons de l'eau douce a volonté donc nous pouvons astiquer notre cher bateau dans tous les recoins. Ça fait déjà presqu'un an depuis que nous nous étions payé le luxe d'une marina.
Ci-dessous, un article sur notre visite des Tuamotus et nos plongés avec les requins.
Lizanne (VA2DUO) et Gaston (VA2VIF)
sur Bidule (http://bidule.micro.org)
************************************************
Un des challenges des Tuamotus, est de négocier les passes d'entrée dans les atolls. Certaines sont plus compliquées que d'autres alors il faut savoir comment les prendre. C'est pourquoi nous avons choisi Kauhi comme premier arrêt. La passe y est plus facile mais surtout, le laps de temps pour la prendre est plus long. Vu que nous arrivions des Marquises après 5 jours de navigation, nous ne pouvions trop prédire l'heure de l'arrivée. Le mascaret à l'entrée était assez impressionnant mais nous nous sommes fiés aux pêcheurs locaux en passant à côté d'eux. Une fois au mouillage, nous étions entourés d'une eau cristalline en face d'un petit village sur un motu de sable et de cocotier. Un peu comme les San Blas mais en plus vaste. Vu qu'il y a des têtes de coraux partout dans les atolls, il est possible d'utiliser des flotteurs trouvés sur la plage pour attacher à la chaîne d'encre et la faire passer par-dessus les endroits où elle détruirait les coraux. L'approvisionnement au village est correct mais il faut s'informer sur les journées de livraison. D'ailleurs, aux Marquises où il y a des poules partout, il était impossible de trouver un oeuf mais aux Tuamotus où il n'y a pas de poule, il y a des oeufs. Les gens sont accueillants et l'église est joliment décorée de coquillages.
La passe de Fakarava est un dortoir à requins et une pouponnière pour les mérous. Nous étions un peu à l'avance pour le deuxième évènement qui devait avoir lieu à la prochaine pleine lune. Des milliers de mérous se rassemblent pour une nuit de procréation. Quelques impatients étaient quand même déjà arrivés. Vu que les requins ne peuvent jamais arrêter de nager, ils se reposent en se plaçant face à un bon courant pour pouvoir faire du sur place et toujours respirer. La passe ici est l'endroit idéal quand la marée est montante. J'ai dû convaincre Gaston qui n'aime pas trop trop les requins mais nous avons finalement fait deux plongées bouteilles avec un divemaster local. (pour la version avec des images voir: voilierbidule.blogspot.com) C'est de toute beauté car en plus les coraux abondent. Nous avons vu des requins pointes noires, des gris, des pointes blanches et même un requin-citron. Le seul bémol est la force du courant, on a l'impression que tout se déroule trop vite. On ne peut pas trop s'arrêter pour observer les détails. Pour ceux qui ne font que de l'apnée, il y a amplement à voir d'en haut. Il suffit d'attendre le début du montant et de se laisser dériver à côté de l'annexe à partir de l'entrée de la passe vers le mouillage. Les requins ne sont pas du tout intéressés par les humains et même s'ils nous jettent un coup d'oeil à l'occasion ou qu'ils rodent autour, c'est plus dans l'espoir de nous piquer du poisson si nous décidions de pêcher. D'ailleurs les plongeurs locaux ont remarqué que plus il y a de plongeurs, plus les requins s'éloignent. Sur les motus environnant, il y a seulement quelques centres de plongée, un village abandonné et un restaurant qui sert seulement sur réservation et s'ils ont des provisions.
Plusieurs raisons nous poussaient à nous rendre à Tahiti plus rapidement que prévu dont deux plus techniques. Vu que les déplacements dans les atolls sont compliqués par les passes et les mouillages par les coraux, il faut planifier bien à l'avance les départs à cause de changements météo tels que l'approche d'un maramu (vent du sud). N'ayant plus de radio HF et pas d'accès à l'internet, nous ne pouvions obtenir de prévision météo. Nous avons décidé de ne pas prendre trop de risque. De plus, l'évaporateur du frigo était percé. Nous l'avons fait remplir aux Marquises et espérerions que le gaz resterait jusqu'aux îles de la Société mais ce ne fut pas le cas. Ne pas avoir de frigo dans un endroit où l'approvisionnement est rare n'est pas très pratique. Pas moyen de trouver un nouvel évaporateur ni aux Marquises, ni aux Tuamotus. Il aurait été trop compliqué d'en faire venir un d'ailleurs. A vrai dire, nous n'avons pas réussi à trouver un évaporateur en aluminium comme nous avions à Tahiti non plus. Gaston l'a donc remplacé par une spirale en cuivre. La traversée vers Tahiti fut très rapide car nous avons eu des vents du SE de 20 noeuds et plus pendant deux jours. La houle à la sortie de la passe sud à Fakarava était de 3 mètres et elle est resté forte jusqu'à l'arrivée. L'aréoport est en plein milieu du chenal pour se rendre à la marina Taina ou il y a des quais, des boués et un mouillage. Il faut donc appler le contrôleur aérien avant de passer si on tient à son mât. Il nous a chicané parce que nous n'avons pas appelé à l'entré du port commercial plutôt qu'a l'entré de la passe qui mène à l'aréoport. Ça commence bien!
Nous avons profité du fait d'avoir une adresse pour se faire livrer plusieurs pièces. Certaines sont en rupture de stock alors nous devons attendre ici encore une semaine ou deux. Remarquez qu'on s'en plaint pas. Le soleil brille. Nous sommes entouré de jolis parcs. Nous avons de l'eau douce a volonté donc nous pouvons astiquer notre cher bateau dans tous les recoins. Ça fait déjà presqu'un an depuis que nous nous étions payé le luxe d'une marina.
Ci-dessous, un article sur notre visite des Tuamotus et nos plongés avec les requins.
Lizanne (VA2DUO) et Gaston (VA2VIF)
sur Bidule (http://bidule.micro.org)
************************************************
Un des challenges des Tuamotus, est de négocier les passes d'entrée dans les atolls. Certaines sont plus compliquées que d'autres alors il faut savoir comment les prendre. C'est pourquoi nous avons choisi Kauhi comme premier arrêt. La passe y est plus facile mais surtout, le laps de temps pour la prendre est plus long. Vu que nous arrivions des Marquises après 5 jours de navigation, nous ne pouvions trop prédire l'heure de l'arrivée. Le mascaret à l'entrée était assez impressionnant mais nous nous sommes fiés aux pêcheurs locaux en passant à côté d'eux. Une fois au mouillage, nous étions entourés d'une eau cristalline en face d'un petit village sur un motu de sable et de cocotier. Un peu comme les San Blas mais en plus vaste. Vu qu'il y a des têtes de coraux partout dans les atolls, il est possible d'utiliser des flotteurs trouvés sur la plage pour attacher à la chaîne d'encre et la faire passer par-dessus les endroits où elle détruirait les coraux. L'approvisionnement au village est correct mais il faut s'informer sur les journées de livraison. D'ailleurs, aux Marquises où il y a des poules partout, il était impossible de trouver un oeuf mais aux Tuamotus où il n'y a pas de poule, il y a des oeufs. Les gens sont accueillants et l'église est joliment décorée de coquillages.
La passe de Fakarava est un dortoir à requins et une pouponnière pour les mérous. Nous étions un peu à l'avance pour le deuxième évènement qui devait avoir lieu à la prochaine pleine lune. Des milliers de mérous se rassemblent pour une nuit de procréation. Quelques impatients étaient quand même déjà arrivés. Vu que les requins ne peuvent jamais arrêter de nager, ils se reposent en se plaçant face à un bon courant pour pouvoir faire du sur place et toujours respirer. La passe ici est l'endroit idéal quand la marée est montante. J'ai dû convaincre Gaston qui n'aime pas trop trop les requins mais nous avons finalement fait deux plongées bouteilles avec un divemaster local. (pour la version avec des images voir: voilierbidule.blogspot.com) C'est de toute beauté car en plus les coraux abondent. Nous avons vu des requins pointes noires, des gris, des pointes blanches et même un requin-citron. Le seul bémol est la force du courant, on a l'impression que tout se déroule trop vite. On ne peut pas trop s'arrêter pour observer les détails. Pour ceux qui ne font que de l'apnée, il y a amplement à voir d'en haut. Il suffit d'attendre le début du montant et de se laisser dériver à côté de l'annexe à partir de l'entrée de la passe vers le mouillage. Les requins ne sont pas du tout intéressés par les humains et même s'ils nous jettent un coup d'oeil à l'occasion ou qu'ils rodent autour, c'est plus dans l'espoir de nous piquer du poisson si nous décidions de pêcher. D'ailleurs les plongeurs locaux ont remarqué que plus il y a de plongeurs, plus les requins s'éloignent. Sur les motus environnant, il y a seulement quelques centres de plongée, un village abandonné et un restaurant qui sert seulement sur réservation et s'ils ont des provisions.
Plusieurs raisons nous poussaient à nous rendre à Tahiti plus rapidement que prévu dont deux plus techniques. Vu que les déplacements dans les atolls sont compliqués par les passes et les mouillages par les coraux, il faut planifier bien à l'avance les départs à cause de changements météo tels que l'approche d'un maramu (vent du sud). N'ayant plus de radio HF et pas d'accès à l'internet, nous ne pouvions obtenir de prévision météo. Nous avons décidé de ne pas prendre trop de risque. De plus, l'évaporateur du frigo était percé. Nous l'avons fait remplir aux Marquises et espérerions que le gaz resterait jusqu'aux îles de la Société mais ce ne fut pas le cas. Ne pas avoir de frigo dans un endroit où l'approvisionnement est rare n'est pas très pratique. Pas moyen de trouver un nouvel évaporateur ni aux Marquises, ni aux Tuamotus. Il aurait été trop compliqué d'en faire venir un d'ailleurs. A vrai dire, nous n'avons pas réussi à trouver un évaporateur en aluminium comme nous avions à Tahiti non plus. Gaston l'a donc remplacé par une spirale en cuivre. La traversée vers Tahiti fut très rapide car nous avons eu des vents du SE de 20 noeuds et plus pendant deux jours. La houle à la sortie de la passe sud à Fakarava était de 3 mètres et elle est resté forte jusqu'à l'arrivée. L'aréoport est en plein milieu du chenal pour se rendre à la marina Taina ou il y a des quais, des boués et un mouillage. Il faut donc appler le contrôleur aérien avant de passer si on tient à son mât. Il nous a chicané parce que nous n'avons pas appelé à l'entré du port commercial plutôt qu'a l'entré de la passe qui mène à l'aréoport. Ça commence bien!
mardi 23 septembre 2014
GRACE - Lucie et Robert - Récit SAMOA (Apia)
Les Samoa
Nous arrivons aux Samoa le 1 sept pour nous et le 2 sept pour eux (car nous venons de perdre une journée, nous avons franchi le changement de jour sans le savoir), après une traversée assez difficile.
Nous sommes contents d'apprendre que nous sommes en plein festival culturel Samoan (le festival Teuila), qui serait un des plus grand dans le Sud Pacifique et nous comptons bien en profiter .
Spectacles de danses et de chants traditionnels sont aux rendez-vous, plusieurs ils sont représentés (Hawaï, Tahiti, Nouvelle-Zélande, Fidji, etc..).
Les danses et chants Samoan, sont très différents de ceux de Tahiti ou des Marquises, ils ont plus une empreinte asiatique, beaucoup plus gestuelle dans les mains, les bras, la différence est très intéressante.
On retrouve aussi des danses assis et oui .... De plus, dans les concours de chants, la très grande majorité du temps les gens sont assis, très différents des pratiques Nord-Américaines
Plusieurs spectacles mettent en valeur le savoir-faire des jeunes. On organise des complétions entre les écoles, super beau et intéressant de voir les tendances de la danse et des costumes.
Il y aussi les compétitions entre les villages financées par les Églises. Les églises semblent avoir de bons capitaux, plusieurs églises sont en construction.
Des compétitions sportives à plusieurs rameurs sont organisées ainsi que la démonstration de savoir-faire Samoan, tel que la fabrication de tissus à partir d’écorce sans manquer le concours de Miss Samoa.
Pendant le Teuila festival, un congrès de l'ONU avec 3000 délégués se tenait à Apia, le thème du congrès, le développement des petites Îles.
Un paquebot (le Pacific Pearl) présent lors de notre arrivée, a permis une meilleure offre pour le logement et la tenue des conférences. Malgré que l'on retrouve à Apia, un centre des congrès plus grand que celui de Québec construit par la Chine.
Pendant notre séjour, en vélo, nous nous rendons à la maison et à la tombe de Robert Louis Stevenson, ce grand hauteur écossais qui influença beaucoup les dirigeants Samoans de l'époque en encourageant le peuple à devenir indépendant. À cette époque, les allemands étaient déjà sur le territoire des Samoa. Ils ont été présent jusqu'à la première guerre mondial, par la suite, de 1914 à 1962 ils étaient sous la protection de la Nouvelle -Zélande Depuis, ils ont eu leur indépendance.
En voiture, nous faisons le tour de l'île. La route est très fleurie, souvent des banderoles sont installés, si non des noix de cocos sont utilisées pour décorer.
Nous allons nous balader dans 2 parcs, certains arbres sont très impressionnants, nous avons aussi l'occasion de marcher sur de la larve durcie....on complète notre journée en se rendant au temple Baha'i.
Un dimanche, nous allons à l'église, les chants sont très beaux, la cathédrale est superbe, très bien décoré avec des sculptures en bois, cependant, aucune décoration en or. Les gens sont très bien habillés, la très grande majorité est habillée de blanc. Les femmes sont en robe ou jupe longue. Jeune et moins jeunes sont présents et l'église est pleine, peu de place libre.
On retrouve sur l'île, une grande production de variété de fruits et légumes et une bonne production de noix de Coco, de banane et de taro, qui seraient exporté vers la Nouvelle Zélande et l'Australie. On retrouve aussi des élevages de bœuf de boucherie, du porc ainsi que la production d’œufs.
Le coût de la vie est beaucoup moins cher que la Polynésie, l'économie semble bien fonctionner, les gens sont en générales très courtois, très fier de leur culturel et très souriant, surtout envers les touristes On nous demande souvent, si on aime leur pays et les Samoans et combien on a d'enfants….
Pendant notre séjour, nous sommes restés à la Marina, les tarifs de 37$ tala/jour (18,50$ C) à l’ancre peu importe la durée du séjour l’équivalent de 100$ US.
Nous sommes loin du Québec, à Apia, nous sommes à 12,259Km de New-York soit plus de13, 000 KM de Québec.
On est bien content d’avoir visité cette Ile
Lucie et Robert (Grace I)
En navigation dans le Pacifique- aux Samoa
Nous arrivons aux Samoa le 1 sept pour nous et le 2 sept pour eux (car nous venons de perdre une journée, nous avons franchi le changement de jour sans le savoir), après une traversée assez difficile.
Nous sommes contents d'apprendre que nous sommes en plein festival culturel Samoan (le festival Teuila), qui serait un des plus grand dans le Sud Pacifique et nous comptons bien en profiter .
Spectacles de danses et de chants traditionnels sont aux rendez-vous, plusieurs ils sont représentés (Hawaï, Tahiti, Nouvelle-Zélande, Fidji, etc..).
Les danses et chants Samoan, sont très différents de ceux de Tahiti ou des Marquises, ils ont plus une empreinte asiatique, beaucoup plus gestuelle dans les mains, les bras, la différence est très intéressante.
On retrouve aussi des danses assis et oui .... De plus, dans les concours de chants, la très grande majorité du temps les gens sont assis, très différents des pratiques Nord-Américaines
Plusieurs spectacles mettent en valeur le savoir-faire des jeunes. On organise des complétions entre les écoles, super beau et intéressant de voir les tendances de la danse et des costumes.
Il y aussi les compétitions entre les villages financées par les Églises. Les églises semblent avoir de bons capitaux, plusieurs églises sont en construction.
Des compétitions sportives à plusieurs rameurs sont organisées ainsi que la démonstration de savoir-faire Samoan, tel que la fabrication de tissus à partir d’écorce sans manquer le concours de Miss Samoa.
Pendant le Teuila festival, un congrès de l'ONU avec 3000 délégués se tenait à Apia, le thème du congrès, le développement des petites Îles.
Un paquebot (le Pacific Pearl) présent lors de notre arrivée, a permis une meilleure offre pour le logement et la tenue des conférences. Malgré que l'on retrouve à Apia, un centre des congrès plus grand que celui de Québec construit par la Chine.
Pendant notre séjour, en vélo, nous nous rendons à la maison et à la tombe de Robert Louis Stevenson, ce grand hauteur écossais qui influença beaucoup les dirigeants Samoans de l'époque en encourageant le peuple à devenir indépendant. À cette époque, les allemands étaient déjà sur le territoire des Samoa. Ils ont été présent jusqu'à la première guerre mondial, par la suite, de 1914 à 1962 ils étaient sous la protection de la Nouvelle -Zélande Depuis, ils ont eu leur indépendance.
En voiture, nous faisons le tour de l'île. La route est très fleurie, souvent des banderoles sont installés, si non des noix de cocos sont utilisées pour décorer.
Nous allons nous balader dans 2 parcs, certains arbres sont très impressionnants, nous avons aussi l'occasion de marcher sur de la larve durcie....on complète notre journée en se rendant au temple Baha'i.
Un dimanche, nous allons à l'église, les chants sont très beaux, la cathédrale est superbe, très bien décoré avec des sculptures en bois, cependant, aucune décoration en or. Les gens sont très bien habillés, la très grande majorité est habillée de blanc. Les femmes sont en robe ou jupe longue. Jeune et moins jeunes sont présents et l'église est pleine, peu de place libre.
On retrouve sur l'île, une grande production de variété de fruits et légumes et une bonne production de noix de Coco, de banane et de taro, qui seraient exporté vers la Nouvelle Zélande et l'Australie. On retrouve aussi des élevages de bœuf de boucherie, du porc ainsi que la production d’œufs.
Le coût de la vie est beaucoup moins cher que la Polynésie, l'économie semble bien fonctionner, les gens sont en générales très courtois, très fier de leur culturel et très souriant, surtout envers les touristes On nous demande souvent, si on aime leur pays et les Samoans et combien on a d'enfants….
Pendant notre séjour, nous sommes restés à la Marina, les tarifs de 37$ tala/jour (18,50$ C) à l’ancre peu importe la durée du séjour l’équivalent de 100$ US.
Nous sommes loin du Québec, à Apia, nous sommes à 12,259Km de New-York soit plus de13, 000 KM de Québec.
On est bien content d’avoir visité cette Ile
Lucie et Robert (Grace I)
En navigation dans le Pacifique- aux Samoa
lundi 22 septembre 2014
GRACE - Lucie et Robert - Récit de Maupiti aux Samoa
La traversée, les traversées, les passages... De Maupiti aux Samoa en passant par Suvarow,
En quittant Maupiti, nous avions de belles prévisions météo pour nous rendre à Suvarow. Vent léger de 10 noeuds, augmentant entre 15 et 17 noeuds à l'approche de Suvarov. Nous avions estimé 5 jours de navigation avec vent léger pour ce passage.
Dans les faits, en partant, le vent a été léger moins de 10 noeuds, nous avions convenu qu'on partirait le moteur si on descendait sous 2,9 noeuds de vitesse. Avec 5 à 6 noeuds de vent, nous nous sommes résignés à partir le moteur. En même temps, nous mettons 2 lignes à pêches à l'eau, nos réserves de poisson étant basses, rapidement nous attrapons une belle dorade de 44 pouces.
Une chance que notre congélateur n'était pas plein. Après 2 jours, tout d'un coup, le vent arrive. Les prévisions nous annonçait des vents variant entre 10 à 15 noeuds, nous avons eu du 20,25,30,35 jusqu'à 39,6 noeuds pendant le reste de notre navigation. Nous avions une mer bien formée (4 mètres et +) Difficile de dormir, cuisiner avec de telles conditions.
Cependant, Notre pilote a toujours très bien tenu le cap, Nous avions aussi décidé de nous ralentir avant d'arriver à Suvarow pour nous permettre de rentre à la marée haute, si les conditions étaient favorable. Pas de chance, en arrivant à Suvarow on avait du 25-30 noeuds avec une mer très bien formée. Nous convenons rapidement de nous diriger vers les Samoa, on oublie aussi Rose, car on ne prévoit pas une diminution des vents avant plusieurs jours. On prévoit 5 jours de navigation pour nous rendre aux Samoa, car on ne veut pas arriver dimanche, car tout est fermé.
Nous continuons d'avoir du fort vent, pendant 2 jours ont navigue sans aucune voile et le temps est très nuageux. Le mat, le dogger et l'arche nous permettent d'avancer à environ 5 noeuds. En arrivant à la hauteur des Samoa Américain, nous sommes accueillis par une groupe de dauphins et le lendemain, nous sommes en territoire des Samoa Western, 2 baleines viennent s'amuser avec nous pendant une demi-heure, elles passent sous le voilier, nous regardent, se tournent, quel spectacle....
Pour cette traversée, on a traversé une zone de convergence qui était assez large, Finalement, nous avons de bonnes conditions pour entrer à Apia. Après avoir informé le poste de contrôle maritime, nous avons l'autorisation de jeter l'ancre dans le port, avant d'entrer à la marina, il est 8h du matin, nous pensions que nous étions lundi le 1 septembre, mais finalement, en arrivant aux Samoa, nous avons franchi la ligne du changement de jour, nous sommes mardi le 2 septembre ( nous avons perdu une journée).
Environ 30 minutes plus tard, nous sommes accompagnés par une petite embarcation qui nous montre le chemin pour la marina. La santé, arrive rapidement, par la suite nous avons la visite de la quarantaine, des douanes pour terminer avec l'immigration.
Les gens sont très accueillants, on nous informe, que nous sommes en plein festival et en plein congrès de l'ONU (avec 3000 délégués) Les formalités complétées, nous allons nous inscrire à la marina. Nous comptons bien profiter de cette escale très méritée.
À suivre....
Lucie et Robert Grace Aux Samoa.
En quittant Maupiti, nous avions de belles prévisions météo pour nous rendre à Suvarow. Vent léger de 10 noeuds, augmentant entre 15 et 17 noeuds à l'approche de Suvarov. Nous avions estimé 5 jours de navigation avec vent léger pour ce passage.
Dans les faits, en partant, le vent a été léger moins de 10 noeuds, nous avions convenu qu'on partirait le moteur si on descendait sous 2,9 noeuds de vitesse. Avec 5 à 6 noeuds de vent, nous nous sommes résignés à partir le moteur. En même temps, nous mettons 2 lignes à pêches à l'eau, nos réserves de poisson étant basses, rapidement nous attrapons une belle dorade de 44 pouces.
Une chance que notre congélateur n'était pas plein. Après 2 jours, tout d'un coup, le vent arrive. Les prévisions nous annonçait des vents variant entre 10 à 15 noeuds, nous avons eu du 20,25,30,35 jusqu'à 39,6 noeuds pendant le reste de notre navigation. Nous avions une mer bien formée (4 mètres et +) Difficile de dormir, cuisiner avec de telles conditions.
Cependant, Notre pilote a toujours très bien tenu le cap, Nous avions aussi décidé de nous ralentir avant d'arriver à Suvarow pour nous permettre de rentre à la marée haute, si les conditions étaient favorable. Pas de chance, en arrivant à Suvarow on avait du 25-30 noeuds avec une mer très bien formée. Nous convenons rapidement de nous diriger vers les Samoa, on oublie aussi Rose, car on ne prévoit pas une diminution des vents avant plusieurs jours. On prévoit 5 jours de navigation pour nous rendre aux Samoa, car on ne veut pas arriver dimanche, car tout est fermé.
Nous continuons d'avoir du fort vent, pendant 2 jours ont navigue sans aucune voile et le temps est très nuageux. Le mat, le dogger et l'arche nous permettent d'avancer à environ 5 noeuds. En arrivant à la hauteur des Samoa Américain, nous sommes accueillis par une groupe de dauphins et le lendemain, nous sommes en territoire des Samoa Western, 2 baleines viennent s'amuser avec nous pendant une demi-heure, elles passent sous le voilier, nous regardent, se tournent, quel spectacle....
Pour cette traversée, on a traversé une zone de convergence qui était assez large, Finalement, nous avons de bonnes conditions pour entrer à Apia. Après avoir informé le poste de contrôle maritime, nous avons l'autorisation de jeter l'ancre dans le port, avant d'entrer à la marina, il est 8h du matin, nous pensions que nous étions lundi le 1 septembre, mais finalement, en arrivant aux Samoa, nous avons franchi la ligne du changement de jour, nous sommes mardi le 2 septembre ( nous avons perdu une journée).
Environ 30 minutes plus tard, nous sommes accompagnés par une petite embarcation qui nous montre le chemin pour la marina. La santé, arrive rapidement, par la suite nous avons la visite de la quarantaine, des douanes pour terminer avec l'immigration.
Les gens sont très accueillants, on nous informe, que nous sommes en plein festival et en plein congrès de l'ONU (avec 3000 délégués) Les formalités complétées, nous allons nous inscrire à la marina. Nous comptons bien profiter de cette escale très méritée.
À suivre....
Lucie et Robert Grace Aux Samoa.
GRACE - Lucie et Robert aux SAMOA
Nous, nous avons eu un bon été, nous avons visité les Marquises, les Tuamoutou, Tahiti, Bora Bora, etc...
Nous sommes présentement dans les Samoa (13'49,67 SUD- 171'45,56 Ouest) et nous prévoyons quitter la semaine prochaine pour les Tonga (18'41,28 SUD - 174'07,55 Ouest) navigation de 3 jours)
Par la suite nous pensons descendre au Sud dans les Tonga pour entreprendre notre navigation vers la Nouvelle Zelande ( OPUA) fin octobre début novembre)
Avec les Samoa, nous avons franchi, le changement de jour, nous sommes à +13 UTC . On sera à l'écoute du réseau à 7h du Québec au cours des prochains jours, en esperant que l'on pourra se parler sur le réseau.
Nous esperons que vous pourrez nous accompagner pour la suite de notre voyage
Bonjour a tous et au plaisir d'avoir de vos nouvelles.
Lucie VA2 LDQ
Robert VA2 ROR
AuX Samoa
Nous sommes présentement dans les Samoa (13'49,67 SUD- 171'45,56 Ouest) et nous prévoyons quitter la semaine prochaine pour les Tonga (18'41,28 SUD - 174'07,55 Ouest) navigation de 3 jours)
Par la suite nous pensons descendre au Sud dans les Tonga pour entreprendre notre navigation vers la Nouvelle Zelande ( OPUA) fin octobre début novembre)
Avec les Samoa, nous avons franchi, le changement de jour, nous sommes à +13 UTC . On sera à l'écoute du réseau à 7h du Québec au cours des prochains jours, en esperant que l'on pourra se parler sur le réseau.
Nous esperons que vous pourrez nous accompagner pour la suite de notre voyage
Bonjour a tous et au plaisir d'avoir de vos nouvelles.
Lucie VA2 LDQ
Robert VA2 ROR
AuX Samoa
dimanche 7 septembre 2014
Sommaire des carnets d'Étoile de Lune
Carnet d'information du voilier Étoile de Lune
Une source d'information exceptionnel vous est offerte par Nat & Dom sur leur site à l'adresse suivante:
Toutefois, comme le site d'Étoile de Lune exploite beaucoup la programmation FLASH, nous avons repris plusieurs de ses liens pour que vous puissiez les accéder via une tablette IPAD
- Bilans
- Québec
- Méditérranée
- Iles Atlantic (Est)
- Arc Antillais
- Les ABC
- Vénézuella
- Colombie
- Panama
- Pacifique
Et beaucoup d'autres informations sur le site de Étoile de Lune
Libellés :
_ABC-Aruba,
_ABC-Bonaire,
_ABC-Curacao,
_Antilles,
_Atlantique,
_Colombie,
_Méditérranée,
_Pacifique,
_Panama,
_Québec,
_Venezuela,
V. Etoile de Lune
Carnet d'information du voilier Étoile de Lune - Pacifique
Carnet d'information du voilier Étoile de Lune
Une source d'information exceptionnel vous est offerte par Nat & Dom sur leur site à l'adresse suivante:http://s121758490.onlinehome.fr/etoiledelune/index.php
Toutefois, comme le site d'Étoile de Lune exploite beaucoup la programmation FLASH, nous avons repris plusieurs de ses liens pour que vous puissiez les accéder via une tablette IPAD
Carnet d'information du voilier Étoile de Lune - Panama
Carnet d'information du voilier Étoile de Lune
Une source d'information exceptionnel vous est offerte par Nat & Dom sur leur site à l'adresse suivante:http://s121758490.onlinehome.fr/etoiledelune/index.php
Toutefois, comme le site d'Étoile de Lune exploite beaucoup la programmation FLASH, nous avons repris plusieurs de ses liens pour que vous puissiez les accéder via une tablette IPAD
Fichiers PDF:
- Côté Caraibes:
- Côté Pacifique
Diaporama (.EXE)
samedi 6 septembre 2014
NOONSITE: Polynésie française
Voici une bonne source pour des informations sur la Polynésie Française
lundi 6 septembre 2010
DE PANAMA AUX GALAPAGOS
DE PANAMA AUX GALAPAGOS:
De Panama aux Galapagos, route pas facile, environ 800 mi en ligne droite, pour nous 1260 mn en 12 jours 8 heures dont 10 au près... Les Cata sur cette route ne sont pas avantagées. Prévoir du diesel en quantité si vous n'aimez pas le près. La meilleure stratégie est de vous diriger vers le sud en passant à mi-distance entre l'ile Malpelo et les côtes de la Colombie. Il faut atteindre l'équateur rapidement pour prendre les alizés et sortir de laZCI. On profite aussi d'un courant portant vers le sud. Il faut aussi éviter d'être trop nord, parce qu'à l'ouest il y a le courant de Humbolt qui porte vers le N-O et rendra la vie difficile à ceux qui auront été déportés vers le NNO par ce courant. La route directe n'est pas nécessairement la meilleure option. Les côtes de la Colombie et l'île Malpelo sont à éviter, ne pas passer trop proche. Il y a bien sûr les histoires de drogues que nous ne tenions pas à vérifier, mais aussi les flottes de pêche. Bateaux modernes facilement visibles et évitables, mais aussi bateaux à voile, en bois, sans écran radar ni lumières. Parfaitement invisibles. Un des Cata qui nous suivait en a vu un à 10 mètres de son étrave, l'a évité de justesse et s'est empêtré dans le filet qu'il remorquait. Radar et alarme inutile. De notre côté, un bon matin, on a vu un petit, j'ai bien écrit "petit" voilier dépêche ouvert qui remorquait un grand filet à des centaines de miles de toutes côtes. Visiblement, nous sommes passés à côté pendant la nuit évidemment sans le voir.
AUX GALAPAGOS:
Plusieurs options possibles, selon les coûts que vous êtes prêts à débourser.
Pour les voiliers de passage vers la Polynésie, Aucun problème particulier rencontré. Les restrictions sont 1 seul port et 20 jours max. Pas besoin de bris mécanique mais ça peut aider. Notre perception des autorités locales est excellente sans apparence de corruption. Ils ont été courtois, souriants et nous ont été sympathiques. Pas du tout ce à quoi on s'attendait.
San Cristobal, un ancrage bien protégé mais venteux (l'éolienne a adoré ce vent), possibilité d'approvisionnement en fuel et nourritures OK, pour le reste selon disponibilité. Santa Cruz, ancrage rouleur, ouvert au SE plus d'approvisionnement possible et plus touristique.
Nous avons opté pour San Cristobal, Procédures simples.
1) Immigration au bureau de la police 15$ entrée et 15$ sortie.
2) Capitainerie du port où on détermine la durée de séjour. 10? 15? 20 jours probablement à votre choix. Pas de problèmes, nous avons eu 15 et sommes partis après 10 jours.
NE PRENEZ PAS D'AGENT POUR CES FORMALITÉS, INUTILE (Voir plus bas). Inutile aussi de faire des formalités précédentes avant d'arriver aux Galapagos. Cependant, si vous décidez d'utiliser un permis de croisière, ou de vous promener dans le parc avec votre bateau, alors contactez un des agents avant de quitter Panama. Les agents sont à Puerto Aroya (Santa Cruz) et pourrons vous donner des détails plus précis. Attention si on vous demande des $$ à l'avance.
Pour ceux intéressés à faire du charter aux Galapagos, pas évident et probablement réservé aux locaux. Un changement d'équipage peut-être. Mais vous ne pourrez probablement rien promettre à vos clients tant au niveau de la durée du séjour que de ce qu'il sera possible de visiter, à moins déprendre le permis de croisière. Personnellement je contacterais alors un agent dans ce ca.
Dans un texte disponible sur le site du réseau du Capitaine écrit par un bateau français, ils parlent d'un Fernando et son resto Flamingo. Il n'est pas un mauvais bougre mais vit du tourisme. Il faut se méfier de son air d'ange. Mais il peut vous rendre bien des services au besoin. Quelques exemples: Fuel livré au bateau à 2$/g et dispo à station service à 1.02$ Fernando mentionnait que les stations ne vendent pas aux plaisanciers... Le capitaine du port a été surpris d'entendre ça. Nous avons tout de même utilisé ses services mais négociés à 1.40$. Tout travail mérite salaire quand même. Pour une excursion dans l'île il nous demandait 50$/pers, nous l'avons négocié à20$/pers. Il retient les services d'un taxi et inclus un repas à son resto au retour. Un taxi coûterait probablement 40$ (pour tous) pour la même excursion, donc selon nous, pour 20$, c'était OK. On n'a pas payé les100$/pers pour l'accès au parc. Il y a plein de choses à visiter sans que personne ne vous demande votre carte d'accès, surtout si vous êtes en taxi.
Théoriquement, au départ il faut quitter les Galapagos. Donc Zarpe pour les Marquises. En pratique, si vous prenez un permis de croisière, vous pouvez obtenir plus de temps et avez le droit d'arrêter dans les autres ports d'entrée, mais pas d'aller dans les autres îles et parc avec votre bateau. Pour obtenir le droit d'aller dans les autres îles et parc, il faut en plus payer 100$/jour et embarquer un guide... Dans ces cas, qu'un agent vous sera utile, mais méfiez-vous des Fernando. Voici 2 adresses d'agents qui nous ont bien renseigné et même mentionnés que nous n'avions pas à recourir à leurs services si on ne faisait que l'entrée de moins de 21 jours dans un seul port.
ADRESSE DES AGENTS AUX GALAPAGOS:
Galapagos Ocean Service : peter@gos.ec
Woua, je ne trouve plus l'autre.
Les 2 agents répondent très rapidement à vos courriels, sont très généreux en info et vous diront honnêtement si vous n'avez pas besoin de leur services. Ils sont tous les 2 à Santa Crux d'où l'obligation d'aller sur cette île puisque leur bureaux y sont
NOTRE IMPRESSION DES GALAPAGOS:
Au départ de San Cristobal, nous n’avions pas la vision espérée des Galapagos. Certains laissent leur bateau à l'ancrage et visitent d'autres îles par bateau d'excursion ou en avion. Nous avons décidé de tenter notre chance à Isabella dont nous avions entendu le plus grand bien. AHHHHHHHHHHHH! Qu’elle est belle! Avec notre Zarpe pour les Marquises et tous nos papiers en règles pour quitter les Galapagos, nous sommes entrées dans l'ancrage. Superbe, bien protégé, bien balisé mais attention aux nombreux récifs à l'entrée. 20minutes plus tard, le capitaine du port nous accoste, courtois, mais nous demande depuis combien de temps nous sommes arrivé et pourquoi nous sommes arrêté à Isabella. Avec mon espagnol de fortune, je lui fais comprendre que j'ai un problème électrique et qu'un fil a brûlé en mer, j'ai réparé temporairement mais devait faire une réparation définitive et trouver la cause pour ne pas que ca se reproduise en mer. Également nous avions un problème d'ordi (pas de signal d'aucun de nos GPS) J'avais effectivement eu le problème du fil mais réparé depuis longtemps. J'avais toujours le fil brûlé. Le problème d'ordi est bien réel, mais on doit entrer la position à la mais et nous avons des cartes et guides papiers, ce que nous ne lui avons pas dit. Il a tout de même demandé à voir, a monté sur le bateau pour voir mon fil. Il a été courtois et nous a demandé de passer à la capitainerie pour faire les formalités. Nous avons obtenu 4 jours pleins excluant la journée de l'arrivée et celle du départ pour 67$. Nous avons fait quelques excursions avec l'hôtel St-Vincent et n'avons pas eu à payer les frais de parc, mais le représentant du parc espéraient bien nous les faire payer. Nous avons cru constater une mauvaise entente entre les 2 autorités, ou il s’agissait de concertation ??? En arrivant en règle, nous évitions tout problème et étions prêts à repartir aussitôt s'il nous l'avait demandé. Finalement, cet arrêt nous a vraiment fait prendre le pouls des Galapagos d'où nous repartons avec de merveilleux souvenirs.
En fait, il faut savoir apprécier la diversité de la faune et de la flore. Pour nous, comme tout est différent dans chaque pays visité, on n'a pas su apprécier la "différence" des Galapagos. Par contre, un guide biologiste nous aurait probablement sensibilisé à cette exclusivité. On aurait aussi bien aimé voir la série sur les Galapagos présentée à Radio-Canada cet été. Nos parents l'ont enregistrée, ils pourraient vous la refiler. Ou encore visitez le site de l'émission "Découverte" sur radio-canada.ca et consultez les archives. Ainsi, vous pourrez voir la série sur votre ordi.
Martin et Dany, VA2NOD, voilier Nordic
Martin et Dany, VA2NOD, voilier Nordic
S'abonner à :
Messages (Atom)




























