Nouvelles des Navigateurs

Ce blogue a été conçu par Nycole - VE2KOU et se veut un point de rencontre
entre les navigateurs, familles et amis du Réseau du Capitaine et de la CONAM.

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mardi 5 février 2002

Sri Lanka -> Maldives et Maldives

Maldives le 5 Février 2002
Le passage Sri Lanka - Maldives de 440 M a dure 3J-7H donc assez lent et sans problèmes. Les vents ont été faibles de 8-15 N et nous avons du faire 14 heures de moteur.

Les Maldives sont une chaîne de 1,192 îles coralliennes réparties dans 26 atolls dont 202 sont habités. Elles dépassent généralement d'à peine 3 M le niveau de la mer et s'étendent sur une bande N-S de 754 Km par 118 Km La population de cette république Islamique est de 300,000 habitants, Male la capitale avec 65,000 H. Le langage <Devehi> provient en partie d'une ancienne forme de Sri Lancais mélange avec de l'Hindi, Arabe et de l'anglais. L'Anglais est la langue seconde et même dans les atolls plus isolé loin de Male on arrive à se débrouiller en Anglais. Le mot atolls vient du mot Maldivien "atolu".

Les Maldiviens ressemble un peu aux Indous, peau sombre, cheveux et yeux noirs, mais ça s'arrête là car ils ont un langage une écriture (script) et une religion complètement différente (Musulmans). Les Maldiviens sont accueillants, les dames et petites filles portent de très beaux costumes mais ne veulent pas être photographiées, elles sont trop gênées.

À part Male, le gouvernement veut garder les petits villages à l'écart des étrangers et la majorité des îles ou il y a des villages sont interdites d'accès. Nous avons fait notre entrée dans l'île de Ulegama qui se situe dans l'Atolls de Ihavaadiffulu, la plus au Nord du pays. C'est un petit village de 420 H très accueillant et sous la responsabilité d'une organisation locale nous avons pu nous embarquer sur un petit bateau de pêche et visiter 4 autres îles dont trois étaient habitées. Au dire de notre guide c'est la première fois qu'il obtient cette permission de Male et 40 Passagers provenant d'une quinzaine de voiliers ont donc troublé la quiétude habituelle de petits villages de 250 a 400 habitants. 

Les habitants d'un de ces villages ont profité de cette subite abondance de main d'œuvre pour leurs aider à retourner un bateau de pêche à la mer après un carénage.

Les maisons sont faites de block de corail relié par du mortier elles sont souvent entourées d'un muret d'environ 2 M bordant la rue qui est arrondis aux intersections. Tout est très propre et les Maldiviens ont toujours le balai à la main. Chaque petits village comporte un téléphone public, une école, petite clinique et une mosquée. Un Juge se promène d'un village à l'autre pour régler les problèmes qui sont très peu nombreux. Ce pays ne semble pas pauvre et tout le monde travaille dans une économie de subsistance. La pèche est la principale activité et comme dans tous les atoles le sol ne permet que très peu d'agriculture.

Aucun alcool sur l'île, comme c'est le cas dans plusieurs pays musulmans. La seule activité culturelle laquelle nous avons assisté consistait à une danse avec martèlement des tambours; seuls les hommes dansent et ils vont chercher homme et femme dans le groupe de Yachties. Un peu d'influence africaine; pas vraiment de danses traditionnelles.
La grande déception est que la plongée n'est plus ce qu'elle était car depuis le dernier El Nino en 1998 une grande partie du corail est mort. L'eau qui était à notre passage a 28.5 C a atteint plus de 32 C et les polypes qui produisent le corail sont morts. On appelle ce phénomène " Coral Bleach " et L'Indonésie, la Thaïlande, Papua New Guinée ont subi le même sort. La pêche au harpon (spear gun) est interdite et les poissons de toute sorte sont très abondants et pas craintif. Nous avons pu ramasser les langoustes à la main.

Le passage des Maldives à Oman (1,280 M) a duré 8 jours et demi dans des conditions de près (remonter au vent) contre une mer souvent croisée. Les vents ont atteint 27 N et ce passage a été le plus inconfortable que nous avons fait depuis longtemps. Plusieurs bateaux ont brisé des pièces de gréement.

Ghislain, VEOGHI, L'Oasis 9

Le passage Sri Lanka - Maldives de 440 M a dure 3J-7H donc assez lent et sans problèmes. Les vents ont été faibles de 8-15 N et nous avons du faire 14 heures de moteur.

Les Maldives sont une chaîne de 1,192 îles coralliennes réparties dans 26 atolls dont 202 sont habités. Elles dépassent généralement d'à peine 3 M le niveau de la mer et s'étendent sur une bande N-S de 754 Km par 118 Km La population de cette république Islamique est de 300,000 habitants, Male la capitale avec 65,000 H. Le langage <Devehi> provient en partie d'une ancienne forme de Sri Lancais mélange avec de l'Hindi, Arabe et de l'anglais. L'Anglais est la langue seconde et même dans les atolls plus isolé loin de Male on arrive à se débrouiller en Anglais. Le mot atolls vient du mot Maldivien "atolu".

Les Maldiviens ressemble un peu aux Indous, peau sombre, cheveux et yeux noirs, mais ça s'arrête là car ils ont un langage une écriture (script) et une religion complètement différente (Musulmans). Les Maldiviens sont accueillants, les dames et petites filles portent de très beaux costumes mais ne veulent pas être photographiées, elles sont trop gênées.

À part Male, le gouvernement veut garder les petits villages à l'écart des étrangers et la majorité des îles ou il y a des villages sont interdites d'accès. Nous avons fait notre entrée dans l'île de Ulegama qui se situe dans l'Atolls de Ihavaadiffulu, la plus au Nord du pays. C'est un petit village de 420 H très accueillant et sous la responsabilité d'une organisation locale nous avons pu nous embarquer sur un petit bateau de pêche et visiter 4 autres îles dont trois étaient habitées. Au dire de notre guide c'est la première fois qu'il obtient cette permission de Male et 40 Passagers provenant d'une quinzaine de voiliers ont donc troublé la quiétude habituelle de petits villages de 250 a 400 habitants.
Les habitants d'un de ces villages ont profité de cette subite abondance de main d'œuvre pour leurs aider à retourner un bateau de pêche à la mer après un carénage.

Les maisons sont faites de block de corail relié par du mortier elles sont souvent entourées d'un muret d'environ 2 M bordant la rue qui est arrondis aux intersections. Tout est très propre et les Maldiviens ont toujours le balai à la main. Chaque petits village comporte un téléphone public, une école, petite clinique et une mosquée. Un Juge se promène d'un village à l'autre pour régler les problèmes qui sont très peu nombreux. Ce pays ne semble pas pauvre et tout le monde travaille dans une économie de subsistance. La pèche est la principale activité et comme dans tous les atoles le sol ne permet que très peu d'agriculture.

Aucun alcool sur l'île, comme c'est le cas dans plusieurs pays musulmans. La seule activité culturelle laquelle nous avons assisté consistait à une danse avec martèlement des tambours; seuls les hommes dansent et ils vont chercher homme et femme dans le groupe de Yachties. Un peu d'influence africaine; pas vraiment de danses traditionnelles.
La grande déception est que la plongée n'est plus ce qu'elle était car depuis le dernier El Nino en 1998 une grande partie du corail est mort. L'eau qui était à notre passage a 28.5 C a atteint plus de 32 C et les polypes qui produisent le corail sont morts. On appelle ce phénomène " Coral Bleach " et L'Indonésie, la Thaïlande, Papua New Guinée ont subi le même sort. La pêche au harpon (spear gun) est interdite et les poissons de toute sorte sont très abondants et pas craintif. Nous avons pu ramasser les langoustes à la main.

Le passage des Maldives à Oman (1,280 M) a duré 8 jours et demi dans des conditions de près (remonter au vent) contre une mer souvent croisée. Les vents ont atteint 27 N et ce passage a été le plus inconfortable que nous avons fait depuis longtemps. Plusieurs bateaux ont brisé des pièces de gréement.

Ghislain, VEOGHI, L'Oasis 9

mercredi 30 janvier 2002

Sri Lanka

Sri Lanka janvier 2002

Le passage Phuket, Thaïlande - Sri Lanka de 1,080 M a duré 6J-9H donc assez rapide et sans problèmes. Les vents ont été faibles au début 8-12 N et ont augmenter vers la fin, pas de moteur. Nous devions aller directement aux Maldives mais notre route passait à seulement 15 M des côtes du Sri Lanka. Après quelques conversation BLU avec un voilier dans le port nous avons réalisé qu'il n'y avait pas de danger et que ce petit pays méritait d'être visiter.

La majorité des voileux visite ce petit pays de forme ovale mesurant 350 km de long par 170 km le large assez rapidement en 4 jrs. La population est de 19 millions d'habitants: cinghalais (80 %) et tamouls (20 %). Les " Tamil Tiger rebels " font la guerre au régime en place depuis 18 ans pour l'obtention d'une province indépendante, 60,000 morts jusqu'à présent. La partie Nord et Est du pays sont inaccessible pour des raisons de sécurité car les tamouls sont surtout concentrés dans ses régions. Le nouveau président récemment élu tente de négocier une entente avec les rebelles via un diplomate norvégien. Galle est un port commercial et militaire, des plongeurs rebelles y ont fait exploser un bateau militaire il y a 2 ans. Maintenant par mesure de protection préventive les militaires font exploser des charges sous-marines à tous les 10 - 30 min L'onde de choc frappe la coque comme un coup de marteau et la vie marine doit être très limitée dans le périmètre du port. Le port est fermé par une barrière flottante et on l'ouvre seulement pour laisser circuler les bateaux. La présence militaire est importante et ils inspectent les bateaux étrangers a l'entrée et à la sortie du port.

Une petite fissure s'est développé sous la bôme. Je l'ai heureusement repèré au bon moment et la réparation a été facile. On a finalement bien fait de s'arrêter ici finalement car la réparation aurait été impossible aux Maldives.

Les habitants ici ressemblent un peu à des Indous mais ça s'arrête la car ils ont un langage une écriture et une religion complètement différente (bouddhiste). Les Cinghalais sont accueillants et prêts à vous aider, beaucoup parlent l'anglais. Cependant les prix pour le touriste est toujours le double et il est difficile de passer inaperçu.

Les 2 principales religions sont le bouddhisme et l'hindouisme. Les temples bouddhistes dominent avec des bouddhas dans toutes les positions, sculptes en bois, granit etc. On a même vu un bouddha assis en méditation de 100 m de haut; il était recouvert d'or...mince j'imagine. On doit se déchausser, se couvrir genoux et épaules. Les temples hindouistes sont beaucoup plus colores avec de nombreuses sculptures représentant les divinités. On a vu aussi des mosquées et quelques églises catholiques et protestantes. Les Portugais, les Hollandais et finalement les Anglais ont dominé l'île. Les Anglais ont eu la plus forte influence avec entre autre la conduite à gauche, le thé à 16 heures, le cricket comme jeu national.

Dans les montagnes centrales de plus de 2000 M, les Anglais ont démarré de nombreuses plantation de thé. Ces plants de 1 m sont cultivés en pente et des femmes cueillent les feuilles de thé acheminées ensuite à l'usine. Les cueilleuses gagnent 105 roupies par jour (environ 2 $ cd); une femme dans une banque peut gagner 1000 r par jour. Le coût de la vie est bas: un riz avec curry pris dans un restaurant local coûte 50 r et si vous voulez un restaurant un peu plus touristique ça coûtera 200 r. Tout est épicé ici il faut apprendre à dire "no chilies" et le résultat n'est pas toujours garanti. La nourriture n'est pas très succulente et les chefs cinghalais auraient avantage à faire un stage en Thaïlande.

Une grande partie des forêts a disparu pour l'agriculture, les rizières et les plantations de thé, fruits, légumes et de nombreuses variétés de riz. Ces produits sont vendus partout dans de petits étalages en bordure de route.
Les vaches ici ne sont pas sacrées mais les enclos n'existent pas et on les voit partout. Elle circule librement partout même ou l'accès public est interdit et il faut continuellement regarder ou l'on marche. Dans les villes elles visitent constamment les poubelles et éparpillent leurs contenues partout.

La circulation est très importante, principalement dans les villes et villages ou on doit alors se frayer un chemin parmi les piétons, les cyclistes, les vaches, les chiens, les tuk-tuk, les scooters, les autos et les bus. Le tuk-tuk est un petit véhicule à 3 roues avec toit, le chauffeur est à l'avant et petit banc arrière peut accommoder 3 personnes. Toutes les routes sont à 1 ou 2 voie et elles passent à travers tous les centres villes. Les piétons se promènent en bordure au risque de leur vie, mais tout cela semble normal ici. Leurs façons de conduire est incroyable et tout ce qu'on souhaitait était de revenir en entier. Inutile de vous préciser que les lumières de rue sont inexistantes. Nos pires conducteurs sont des exemples à suivre ici et je ne connais pas un Sri Lankais qui pourraient conserver son permis de conduire plus de 4 hrs chez nous.

Depuis le départ de Floride en 1998, nous avons visité 18 pays et L'Oasis a parcouru 23,500 M.N.

Ghislain, VEOGHI, L'Oasis 9

lundi 16 octobre 2000

Sri Lanka (GALLE)

Me voici installé depuis deux jours à Galle.

Premier contact; assez décevant: les infos données dans les guides ne sont jamais à jour. Galle est une vieille ville où se sont succédés les Portugais, les Hollandais et, bien entendu, les Anglais… Il y a un vieux fort où se trouve la vieille ville, très animée, et c'est assez extraordinaire. Il y a aussi une ville moderne typique du sous continent indien. Ma navigation depuis Cocos s'est bien passée; seul désagrément, le passage de l'équateur avec ses calmes, ses grains… Il vaut mieux avoir une bonne réserve de gazole.

Mon bateau est un Jeanneau sunkiss 47, quillard 2m de tirant d'eau, très agréable à vivre.

Quelques infos et commentaires :

PORT MORESBY 
L'entrée du lagon est signalée par un tripode blanc qu'il faut laisser à tribord. Alignement pas toujours très visible. Le yacht club est très accueillant: très protégé, restaurant, membres sympathiques, bar Assassin le soir, les tournées de bière se succèdent à un bon rythme!!

CHRISTMAS ISLAND
On ne mouille pas; Le port a mis en place 5 corps morts payants (10 dollars australien/nuit) Les fonds sont coralliens. Si problème technique demander au patron du port. Gazole pas cher; demander au petit bureau sur la place en face de la poste; il mettra à disposition sur le quai de débarquement des jerricanes de 20 litres. Super marché, prix raisonnables, alcools hors taxes. Bonne escale technique avant Cocos où les approvisionnements sont difficiles et chers.

COCOS ISLANDS
L'accès au mouillage de Direction Island est balisé par des bouées Rouges (Babord) et vertes (tribord). Seule la première bouée rouge est éclairée la nuit. Pour aller sur les autres îles, il faut prendre son annexe et aller à Home Island (2 milles contre le vent en général fort) et là, prendre la navette gratuite jusqu'à West Island (police, supermarché). Il est possible de demander sa " clearance " de départ lors de l'entrée pour éviter ce déplacement. Direction Island est inhabitée, très beau mouillage; une communauté d'origine mallaise habite Home Island. Les blancs habitent West island.

GALLE (Octobre 2000)
IMPORTANT: Par suite de travaux dans le port, le mouillage se fait sur bouées dans la baie à l'extérieur du port; valable pour quelques jours. Toutes les infos ci dessus ne sont pas dans les guides. Ce serait bien que les gars qui naviguent envoient leurs informations au réseau du capitaine pour consultation via le site Web du réseau.

73, Camille F05QZ

Infos sur le trajet Galle (Sri Lanka) et la Méditerranée par la mer rouge.

Infos sur le trajet Galle (Sri Lanka) et la Méditerranée par la mer rouge.

Malgré les conditions du moment, je passe quelques impressions sur ce trajet
qui peuvent intéresser ceux qui envisagent ce trajet.
J'ai fait ce trajet fin 2000/premier trimestre 2001.
Après Galle où, malgré le conflit tamoul, le séjour est intéressant malgré
des conditions de mouillage désagréables, j'ai fait escale durant trois mois
à Cochin en Inde. Je recommande cette escale car elle permet d'avoir une
bonne approche de l'Inde dans de bonnes conditions.
Les Indiens ont fait des efforts pour la paperasserie; il faut avoir son visa
avant d'arriver mais je pense qu'il est possible de faire un arrêt de
quelques jours sans visa (faire faire le visa à Colombo-Sri Lanka). Le
mouillage est très sur: après les formalités (mouillage à l'entrée du port
devant l'hôtel Malabar), on mouille à l'abri de l'île Bolgathi où se trouve
un vieux palais qui a été transformé en hôtel moderne; on laisse les annexes
sur l'île et on se déplace ensuite avec les petits ferry locaux. on peut
faire surveiller son bateau pour s'échapper vers l'intérieur du pays. J'ai
laissé mon bateau trois semaines pour aller en France.
L'ensemble de la lagune de Cochin avec les diverses îles, le Kerala, les
montagnes intérieures où poussent les épices et le thé sont très
intéressants. Très bons appros.
J'ai même fait mon carénage dans des conditions acrobatiques car c'était la
première fois que l'on sortait un bateau moderne de 2 m de tirant d'eau.
Ombre au tableau: la lagune est assez polluée...et il faut y passer en
décembre/janvier car le climat est très humide et devient rapidement insupportable des le mois de mars...

Mer d'ArabieDurant ce trajet je fus presque continuellement en contact avec le réseau:
fait au début février, peu de vent jusqu'à Salalah (Oman)
Nous devions aller à El Mukallah (Yémen), mais ayant fait beaucoup de moteur
nous nous sommes déviés pour faire le plein. Peu de danger en mer d'Arabie
(passer loin de Socotra).
Escale très agréable à Oman: port sur, bons appros, mais peu de choses à
voir.(Même en ce moment).

Golfe D'Aden
Ce trajet , bon du point de vue nav dans le premier trimestre, est le plus
dangereux sur le plan piratage.
Pendant notre passage trois voiliers ont été attaqués au départ de El
Mukallah (un cata anglais Ocean swan et deux plus petits: vol sur le premier
seulement: nous l'avons rencontré à Djibouti.).
De nombreux conseils sont donnés: naviguer en groupe??seul? Nous avons
navigué seuls loin des côtes, à mi distance de la Somalie et du Yémen, sans
feu la nuit tout en veillant avec le radar..(Dans les conditions actuelles
j'aurai plutôt le sentiment que cela doit être plus sur vu le nombre de
bateaux militaires dans les parages..)
Nous sommes arrivés sans encombre à Djibouti: bon mouillage, appros assez
chers sauf pour les produits locaux, alcools détaxés pour les voiliers.
Intéressant d'aller mouiller à Mascali, fief de De Montfreid...poisson..
Djibouti sert maintenant de port pour l'Éthiopie: cela génère un trafic
maritime important.. Sans cela et l'argent apporté par la base française, il
n'y aurait pas beaucoup d'activité!!

Mer rouge
J'ai beaucoup aimé la Mer Rouge.
Il faut la remonter en mars/avril, sans se presser car à cette époque il y a
des périodes de vent favorable pour aller vers le nord. Le vent de sud/sud est
souffle fortement (plus de 30 nœuds à Bab el Mandeb) en diminuant petit à
petit jusque vers Port Soudan. Plus haut le vent est généralement de Nord
variant d'ouest à l'est chaque jour. Très fort durant la journée le long de
la côte ouest, il diminue la nuit. Il y a des périodes de trois/quatre jours
où ce système cesse et alors il n'y a pas de vent ou du vent de sud.
Les prévisions navtex de Djeddah sont nulles. Je n'ai pu contacter le réseau
durant toute cette remontée. Il y a un radio amateur à Chypre qui a développé
un modèle pour donner la météo sur la mer Rouge; il la diffuse par email
radio mais il faut la prendre avec précaution (voir plus bas).
Deux escales sont à ne pas manquer sur ce trajet:
MASSAWA (ERYTHREE) - SOUAKIN (SOUDAN).

Djibouti/Massawa.
Après Bab el Mandeb, peu de risque de piratage:le conseil donné était de ne
pas mouiller aux approches de la frontière Érythréenne et à
Obock(insurrection). Ensuite avant Massawa nous avons mouillé deux fois à
l'abri d'un cap car nous avions pas mal de vent.. Il existe de nombreux
mouillages tout au long de la cote.
Je précise que la remontée a été faite le long de la côte ouest: la côte Est
est à éviter (moins sure du coté Yémen et par ailleurs les voiliers ne sont
pas les bienvenus sur la côte d'Arabie Saoudite).
La remontée le long de la côte ouest évite le trafic cargo; la côte est
parsemée de récifs coralliens qui offrent pas mal d'abris..
Massawa est un port très sur, sur tous les plans; Il est possible de faire à
partir de Massawa le voyage à Asmara la capitale à 2300m, après la rift
vallée (Lucie).
Ce pays est étonnant: il a gagné son indépendance envers et contre
tous: mélange de religions: coptes, musulmans..
Très mal connu, ce serait un exemple à donner en ce moment..
La capitale Asmara est un musée du modern art des années 30 façon
italienne; Cinémas, théâtre, immeubles maintenus en état; rues bien tenues.
population pauvre, mais fière d'elle, un exemple: une vieille voie de chemin
de fer construite durant les italiens, détruite pendant la guerre, est en
cours de reconstruction par les érythréens eux même, ce qui d'après les
experts occidentaux était impossible…
Très peu de tourisme. Ce pays est toujours en conflit avec l'Éthiopie pour
des questions de frontière..
A partir de Massawa, il est possible de naviguer aux îles Dalaq, réserve
naturelle.

Massawa/Souakin.
C'est une belle étape, car en général le vent est encore portant et il y a de
nombreux mouillages. Attention: on ne peut descendre à terre sur certaines
îles car elles n'ont pas été déminées!!!
Beaucoup de poissons , pratiquement pas de personnes sur les îles…
L'arrivée à Souakim est étonnante: une fracture dans le récif corallien donne
accès au port: Ferries faisant le trajet vers L'Arabie Saoudite, puis une
presqu'île, ancien haut lieu du trafic d'esclave entre l'Afrique et
l'Arabie, truffée de ruines: comptoirs, mosquées, bâtiments officiels... on
croirait le résultat d'un bombardement: non, seul l'effet du temps. Ville
abandonnée au vent et au temps dans les années 30, paraît-il…
Longeant cette presqu'île, on arrive à un très beau mouillage très sur .
Sur la terre, une ville (?), un marché pour tous les bédouins des
environs, baraquements de bric et de broc, ânes parqués, dromadaires, nomades
armés, quelques femmes assises sur des pick-up avec leurs
enfants, marchands en tous genres, dépaysement assuré après Massawa.
Population très calme et gentille: aucun touriste.
(Parait il qu'il vaut mieux s'arrêter à Souakim plutôt qu'à Port Soudan)
Et sur une bonne prévision météo nous avons pris la route du nord..

73 et amitiés.
Camille fo5qz