Nouvelles des Navigateurs

Ce blogue a été conçu par Nycole - VE2KOU et se veut un point de rencontre
entre les navigateurs, familles et amis du Réseau du Capitaine et de la CONAM.

vendredi 28 mars 2008

QUETZAL - Marc et son équipage aux GALAPAGOS

Puerto Villamil, Isla Isabela, Galapagos, le 29 mars 2008

Nous sommes arrivés le 25 mars aux Galapagos après quatre jours et 6 heures de navigation depuis Salinas en Ecuador.

Une navigation essentiellement au moteur , exceptée 15 heures de voile, un cadeau du ciel dans ce pot au noir. Par contre, un courant portant de 1 - 1.5 kn qui nous a fait gagné aussi une centaine de miles.
Pour ceux qui aiment les chiffres, notre consommation a été de 230 litres de diesel pour les 575 miles parcourus. Poissons pêchés...: 0, juste plusieurs tentatives d'une frégate d'attraper notre leurre. Bateaux rencontrés : 2 trains de barges remorquées, un pétrolier, un bateau de pêche remorquant deux lanchas et un voilier qui parti une heure avant nous de Salinas est descendu plus au sud pour avoir du vent, sans succès, il nous a rattrapé environ à mi-route.

Maintenant que nous allons entamer la grande traversée, plus question d'utiliser le moteur si ce n'est que pour recharger les batteries de temps en temps.

Nous avons passé trois jours à Puerto Ayora sur l'île de Sta Cruz où nous avons essentiellement refait le plein de diesel et d'eau, ce qui n'est pas une chose facile, car il faut d'abord charger les bidons dans un "water-taxi", se rendre à terre puis prendre une camionnette-taxi pour aller jusqu'à l'unique pompe à essence de l'île , faire la file derrière d'autres camionnettes identiques faisant le plein pour d'autres bateaux... Vous vous imaginez la suite avec le chargement de ces bidons sur le Quetzal et le transvasement du carburant dans les réservoirs.

Étonnante cette ville de 18.000 habitants, assez moderne mais où il n'y a pas de distribution d'eau potable, juste un réseau d'eau saumâtre. Quelques fabricants d'eau désalinisée par osmose inverse vendent le bidon de 20 L à 1 US$ si vous rapportez la vidange. Pas de quai pour le déchargement des cargos, tout se transborde sur de barges

La station de recherche consacrée à Charles Darwin vaut le détour, elle se trouve à moins de 2 km du centre-ville et l'entrée est gratuite. On y trouve plusieurs tortues terrestres géantes, dont un ancêtre qui serait le dernier représentant de son espèce. La station montre aussi les efforts qui sont menés pour protéger la faune et la flore unique de ces lieux en combattant en outre les espèces envahissantes importées telles que les chiens, les chats, les chèvres qui détruisent entre autre les plantes dont se nourrissent les tortues. Il en est de même pour la flore avec le Lantana qui envahit tout, etc.

Nous sommes maintenant au sud de l'île Isabela, à puerto Villamil, une petite bourgade de moins de cinq milles habitants. Comme nous n'avons pas fait d'entrée officielle, ce qui prendrait trop de temps, il a fallu discuter avec la capitainerie pour obtenir un permis de trois jours; nous avons invoqué la panne technique. Après un nouveau plein d'eau et de diesel avant la grande traversée nous prendrons un tour guidé pour visiter un des volcans de l'île. Il faut dire que tout est volcanique par ici, des laves très noires formant des croûtes en forme d'empillement de cordes. De nombreuses cavités ou tunnels se retrouvent un peu partout quand la lave a continué à couler sous ces croûtes donnent un aspect assez chaotique.

Autour du bateau c'est un vrai régale, des colonies de "Patos à pattes bleues" plongent sans arrêt comme des flêches depuis plusieurs dizaines de mètres de haut. Ils disparaissent sous l'eau pendant deux à trois secondes et remontent comme des bouchons et les voilà repartis en vol. Plusieurs otaries, les curieux comme les appellent les Canadiens, tournent autour des bateaux à la recherche de leur petit-déjeuner et parfois on aperçoit un petit pingouin ou une tortue de mer.

Hier, en revenant vers le Quetzal en dinghy nous sommes passés à côté de bateaux de pêche envahis par les otaries qui viennent y prendre leur bain de soleil. Elles ne sont pas farouches pour un sous, juste un peu mécontentes quand on les arrose. le soir il faut prendre soin de remonter le dinghy pour éviter qu'elles ne montent à bord... Des sans-gênes ces dames!

Au plaisir de vous lire et un grand bonjour de Nicole et Yvon.

Amitiés

Marc

Aucun commentaire: